diff --git a/.gitpod.yml b/.gitpod.yml
new file mode 100644
index 000000000..3a54e7ede
--- /dev/null
+++ b/.gitpod.yml
@@ -0,0 +1 @@
+mainConfiguration: https://github.com/datagir/nosgestesclimat-site
diff --git a/CONTRIBUTING.md b/CONTRIBUTING.md
index f6d48d5fa..4b73a31d5 100644
--- a/CONTRIBUTING.md
+++ b/CONTRIBUTING.md
@@ -84,21 +84,21 @@ prix . avocat:
### Vous voulez contribuer comme un pro
-#### Sans rien installer sur votre machine [⌛ < 30 minutes de mise en place]
+#### Sans rien installer sur votre machine [⌛ < 15 minutes de mise en place]
-Bonne nouvelle, Github vient de sortir ses Codespaces ! En 5 minutes, vous aurez un environnement de travail dans votre navigateur qui vous permet de modifier les modèles carbone et de voir en un rafraichissement de page comment ils impactent l'interface de NGC. C'est parti !
+Grâce à Gitpod, vous aurez en quelques minutes un environnement de travail dans votre navigateur qui vous permet de modifier les modèles carbone et de voir en un rafraichissement de page comment ils impactent l'interface de NGC. C'est parti !
-- Sur la page d'accueil du modèle [ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat), cliquez sur le bouton vert "Code", l'onglet Codespaces, puis New codespace (à ne faire qu'une fois, ensuite vous le réutiliserez).
-- Un nouvel onglet s'ouvre, vous avez accès à tout un environnement de développement, appelé Visual Studio Code, qui est un standard aujourd'hui parmi les développeurs Web. Vous pouvez naviguer dans les fichiers, les modifier, puis envoyer vos changements sur git via l'onglet (vertical) "Source control".
+- Cliquez sur le bouton suivant (**à ne faire qu'une fois, ensuite vous le réutiliserez puisqu'il sera ajouter à votre dashboard [Gitpod](https://gitpod.io/workspaces)**) : [](https://gitpod.io/#https://github.com/datagir/nosgestesclimat-site/)
+- Un nouvel onglet s'ouvre, vous avez accès à tout un environnement de développement, appelé Visual Studio Code, qui est un standard aujourd'hui parmi les développeurs Web. Pour afficher l'ensemble des fichiers du workspace, cliquez sur le menu en haut à gauche, puis File, Open folder... et sélectionnez /workspace/. Vous pouvez ensuite naviguer dans les fichiers, les modifier, puis envoyer vos changements sur git via l'onglet (vertical) "Source control".
- Vous verez dans ces onglets la liste des fichiers modifiés, appellée "Changes". Pour faire votre 1er commit, vous devez ajouter des fichiers en cliquant sur "+" à droite du fichier. Vous avez alors des "stages changes". Écrivez un message de commit, puis validez !
- C'est bien beau de pouvoir faire des changements, mais comment être sur qu'ils *compilent*, c'est à dire que leur forme est correcte, et que leur fond l'est aussi, ce qui vous demande de voir l'impact qu'ont vos changements sur l'interface NGC ?
-- En bas, vous avez le "terminal", la ligne de commande. Dans cette ligne de commande, lancez cette suite d'instructions.
-- `cd ..` pour vous déplacer un répertoire au-dessus du modèle nosgestesclimat
-- `git clone https://github.com/datagir/nosgestesclimat-site` pour rappatrier sur votre codespace le code du site
-- `nvm install 15` pour utiliser une version récente de nodejs, donc de javascript (le site en a besoin :/)
-- `yarn && yarn start` : la commande `yarn` installe les dépendances du site, puis `yarn start` lance la compilation et le serveur; ⏳️ attendez un peu que ça se passe
-- vous verrez normalement un dialogue en bas à droite disant "Your application running on port 8080 is available.", cliquez sur le bouton vert "Open in browser"
+- En bas, vous avez le "terminal", la ligne de commande. Normalement, l'application est déjà lancée, vous n'avez rien à faire dans le terminal !
+- Dans le cas ou vous ne voyez pas écrit "compiled successfully" ou que rien n'a été lancé, suivez ces instructions:
+ - Vérifiez que vous êtes dans le dossier 'nosgestes-climat-site' via la commande `pwd`. Si vous n'y êtes, déplacez vous via la commande `cd`.
+ - Lancez : `yarn && yarn start` : la commande `yarn` installe les dépendances du site, puis `yarn start` lance la compilation et le serveur; ⏳️ attendez un peu que ça se passe
+- Vous verrez normalement un dialogue en bas à droite disant "A service is available on port 8080", cliquez sur le bouton "Open browser". Si vous ne voyez pas cette fenêtre, rdv dans l'onglet "Remote Explorer" et cloquez sur la planète (open browser) à droite du port 8080.
- si tout s'est bien passé, vous avez le site qui tourne *avec votre version du modèle climat*, que vous pouvez modifier à votre guise. Après un changement du modèle dans votre environnement de développement (ajoutez 1000 à la somme de `bilan.yaml`) par exemple, faites Ctrl-S (sauvegarder) puis allez voir l'onglet du site ouvert juste avant et faites F5 : le calcul aura changé de 1000 😀
+- vous pouvez aussi changer les textes des questions : la fonction recherche dans le menu à gauche peut-être utile pour retrouver facilement l'endroit dans le code qui correspond au texte que vous souhaité modifier !
#### En adoptant les outils et pratiques des développeurs
diff --git a/README.md b/README.md
index 97ab52997..dbaae7fd9 100644
--- a/README.md
+++ b/README.md
@@ -1,8 +1,8 @@
# nosgestesclimat 🌍🥵
-Ici résident les modèles de calcul et les données de https://nosgestesclimat.fr.
+Ici réside le modèle de calcul de https://nosgestesclimat.fr.
-### Ecriture des modèles du simulateur
+### Écriture des modèles du simulateur
Le modèle d'empreinte climat personnelle est écrit dans un français le plus lisible possible :
@@ -35,12 +35,8 @@ transport . avion . coefficient de forçage radiatif:
Tous les modèles sont dans [le dossier `data`](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/tree/master/data).
+Ils reposent sur le nouveau langage de programmation `publicodes` documenté sur https://publi.codes et développé dans le cadre de https://beta.gouv.fr.
+### Code de l'interface
-### code de l'interface
-
-Le code du simulateur ici [`datagir/nosgestesclimat-site`](https://github.com/datagir/nosgestesclimat-site).
-
-Il repose sur le nouveau langage de programmation `publicodes` documenté sur https://publi.codes.
-
-Il est développé dans le cadre de https://beta.gouv.fr
+Le code du site est ici [`datagir/nosgestesclimat-site`](https://github.com/datagir/nosgestesclimat-site).
diff --git "a/data/actions-plus/alimentation . boisson . eau en bouteille . arr\303\252ter.md" "b/data/actions-plus/alimentation . boisson . eau en bouteille . arr\303\252ter.md"
index 32c922505..d27bbcb5a 100644
--- "a/data/actions-plus/alimentation . boisson . eau en bouteille . arr\303\252ter.md"
+++ "b/data/actions-plus/alimentation . boisson . eau en bouteille . arr\303\252ter.md"
@@ -4,7 +4,7 @@
Apport quotidien vital à notre survie, la façon dont nous consommons l’eau joue un rôle important dans le poids de notre empreinte carbone individuelle. En effet, consommer de l’eau en bouteille est bien plus impactant que l’eau du robinet du fait de la phase de production des bouteilles à laquelle s’ajoute également l’impact de la fin de vie des bouteilles, avec les problèmes bien connus de gestion des déchets plastiques. Qui plus est, on reproche souvent à l’eau du robinet une qualité moindre alors qu’aucune étude n’a jamais abondé en ce sens et que l’eau est le produit alimentaire le plus contrôlé. C’est pourquoi consommer l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille est un geste fort pour le climat tout autant que pour l’environnement.
-
+
## Impact GES moyen de l’action
@@ -12,7 +12,7 @@ Je bois l’eau du robinet plutôt que de l’eau en bouteille : **- 215 kg CO2e
## Ordre de grandeur GES
-
+
`Figure 1 : Impact GES de la consommation d’un litre d’eau - Source Base Carbone®`
diff --git "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . action.md" "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . action.md"
index 8b4cb3082..25c725e1d 100644
--- "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . action.md"
+++ "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . action.md"
@@ -4,8 +4,7 @@
L’acte de jeter est quelque chose d’a priori anodin. Malheureusement, ce geste n’est pas sans impact sur les ressources et sur le climat. Il participe, en effet, à faire disparaître de la matière première et contribue à émettre des GES, nos déchets dans nos poubelles nécessitant d’être traités. Réduire le volume de nos poubelles, c’est donc oeuvrer en premier lieu à préserver les ressources mais aussi à éviter les émissions de GES associées de manière directe à la gestion des déchets, et de manière indirecte à la confection des produits neufs de substitution [^1].
-
-
+
## Impact GES moyen de l’action
@@ -53,7 +52,7 @@ L’autre enjeu fondamental quand on parle de nos déchets est l’aspect matiè
Réduire le volume de nos poubelles, c’est donc oeuvrer à la source pour préserver les ressources et éviter toutes les émissions de GES associées à la confection des produits (extraction, transformation, transport, etc.). Réutiliser et réparer plutôt que jeter et acheter sont donc des gestes fort pour éviter de consommer de la matière et générer des impacts superflus sur le climat. En France, la hiérarchie des modes de traitement place au plus haut niveau la notion de prévention, ceci afin d’éviter de produire des déchets (Figure 1). C’est en ce sens et en faisant sien l’adage disant que le “meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas”, qu’est apparu le mouvement dit “zéro déchet”. Ce concept pousse “au maximum” les concepts de déchet évité et/ou du réemploi de la hiérarchie des modes de traitements afin comme son nom l’indique d’éviter de générer des déchets.
-
+
`Figure 1 : hiérarchie des modes de traitements en France (source : Zéro Waste France)`
Nécessitant un engagement personnel important et faisant encore débat quant à son impossible généralisation à tous, ce mode de vie contribue néanmoins à réduire significativement son impact sur les ressources tout en réduisant son empreinte carbone individuelle. Il se structure autour de trois gestes clefs : le compostage des biodéchets, l’achat en vrac et sur le fait d’éviter d’acheter neuf.
@@ -68,7 +67,6 @@ La maison du zéro déchets, Paris 18e :
-
## Sources
[^1]: [La Tarification Incitative, Fiche Technique, 2015, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/1208/fiche-tarification-incitative.pdf)
diff --git "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . composter.md" "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . composter.md"
index 57fee6255..801c09618 100644
--- "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . composter.md"
+++ "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . composter.md"
@@ -1,17 +1,21 @@
# Composter mes biodéchets
## Contexte de l’action
+
Nos biodéchets, c’est à dire les déchets putrescibles issus de notre alimentation (épluchures, restes de repas, etc.), représentent une grande partie du poids de notre poubelle grise contribuant ainsi à majorer l’empreinte carbone associée à la gestion de nos déchets. Ces déchets sont très souvent peu ou mal valorisés malgré le bénéfice environnemental qu’ils peuvent apporter : un compost, substance organique riche et bénéfique pour les sols. Composter nos biodéchets (de manière individuelle ou collective) permet donc de réduire la taille de nos poubelles et de favoriser la création de ce compost pouvant à terme être utilisé comme alternative aux engrais chimiques
-
+
## Impact GES moyen de l’action
+
Je composte mes biodéchets : **-15 kgCO2eq/an**
## Budget
-Si votre collectivité de résidence met en place une Tarification Incitative (TI) , composter ses biodéchets peut représenter une économie financière significative au vu de la part que ces déchets représentent dans nos poubelles grise. Une tarification incitative permet ainsi pour un foyer de 2 personnes (et concernant leur production d’OMR annuelle) une économie moyenne allant de 30 à 60 €/an.
+
+Si votre collectivité de résidence met en place une Tarification Incitative (TI) , composter ses biodéchets peut représenter une économie financière significative au vu de la part que ces déchets représentent dans nos poubelles grise. Une tarification incitative permet ainsi pour un foyer de 2 personnes (et concernant leur production d’OMR annuelle) une économie moyenne allant de 30 à 60 €/an.
## Chiffres clés à retenir
+
- Les déchets putrescibles représentent plus d’un quart (et presque le tiers) des déchets de nos poubelles. Si on y ajoute les papiers souillés, c’est même plus du tiers des ordures des ménages français qui pourraient faire l’objet d’une valorisation organique [^2]
- Nos déchets putrescibles représentent en moyenne un poids de 83 kg/hab/an pour une poubelle grise (Ordure Ménagères Résiduelles - OMR) pesant en moyenne 254 kg/hab/an [^3]
- Seuls 8% de nos poubelles grises sont valorisés via le compostage (ou méthanisation) [^3]. C’est très peu au regard du nombre de foyer disposant de maison individuelle avec jardin (même petit) où la mise en place du compostage serait très facile. Le compostage peut aussi s’effectuer en zone urbaine mais cela demande un peu plus d’organisation.
@@ -20,6 +24,7 @@ Si votre collectivité de résidence met en place une Tarification Incitative (T
- Néanmoins, seuls un peu plus de 130 collectivités en France ont mis en place une collecte séparée des biodéchets en 2016. Cela représente plus de 4 millions d’habitants, soit environ 6 % de la population française [^4].
## Explication
+
A la maison et par notre alimentation, nous produisons des biodéchets. Ces derniers représentent une partie conséquente de notre poubelle grise (Ordure Ménagères Résiduelles - OMR). Suivant les personnes, ces déchets peuvent représenter plus de 30 % de notre poubelle. Si on ajoute à cela les déchets de jardin (feuilles mortes, tailles de haies, etc.), la quantité de déchets organiques, au sens large, que nous produisons est très grande, d’un peu plus de 80 kg/hab/an (déchets putrescibles seuls) et pouvant aller jusqu’à 150 kg/hab/an (en ajoutant les déchets verts). Les laisser tel quel dans “nos poubelles” participe donc à en majorer le poids et donc l’empreinte carbone associée à leur gestion. Cela représente en moyenne une fourchette allant de presque 80 kg CO2eq/hab/an à 100 kg CO2eq/hab/an.
Qui plus est, ne pas les valoriser par l'intermédiaire du compostage c’est perdre une ressource riche et bénéfique pour les sols : le compost. Ce dernier, mélangé à la terre, augmente le taux de matière organique dans le sol, améliore sa porosité et maîtrise son érosion. Il favorise, de plus, la croissance des plantes et leur développement racinaire ce qui en fait une alternative d’avenir aux engrais chimiques.
@@ -27,8 +32,10 @@ Qui plus est, ne pas les valoriser par l'intermédiaire du compostage c’est pe
Enfin, sachez que le compostage de ses biodéchets n’est pas l'apanage des personnes disposant de jardins. En effet, en ville, il existe de nombreux lieux de compostage partagés tandis qu’en appartement, la solution des lombricomposteurs (c’est à dire le fait de dégrader ses déchets par l'intermédiaire de vers de terre) est tout aussi adaptée. Cette méthode simple est inodore lorsqu'elle est réalisée correctement.
## Passer à l'action
+
Guide ADEME grand public : le compostage et le paillage
Il y a plusieurs principes clés pour réussir le compostage de ses déchets organiques [^5]. Nous les présentons de manière générale. Si vous souhaitez en savoir plus sur le compostage à proprement n’hésitez pas à consulter le guide ADEME Grand Public « le Compostage et le Paillage » [^5]. Ainsi, réussir son compostage suppose de :
+
- Se renseigner sur les déchets compostables ou non. Certains le sont sans problèmes comme la plupart des épluchures ou encore le marc de café. D’autres doivent être introduits avec modération ou précaution. C’est le cas des déchets durs, des viandes ou encore des coquilles d’oeufs. Enfin, certains sont à bannir comme les bois vernis ou peint, les produits synthétiques non biodégradables.
- Mélanger les déchets entre eux. Pour bien composter, il faut mélanger des catégories opposées de déchets : déchets carbonés (bois, feuillage, etc.) avec déchets azotés (déchets de cuisine notamment), déchets humides avec déchets secs et déchets grossiers avec déchets fins.
- Broyer les déchets si besoin, afin de faciliter l’action des micro-organismes.
@@ -36,8 +43,9 @@ Il y a plusieurs principes clés pour réussir le compostage de ses déchets org
- Rendre visite à son compost afin notamment d’en surveiller l’humidité.
## Sources
+
[^1]: [La Tarification Incitative, Fiche Technique, 2015, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/1208/fiche-tarification-incitative.pdf)
[^2]: [MODECOM 2017 - Campagne nationale de caractérisation des déchets ménagers et assimilés, mars 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/4351-modecom-2017-campagne-nationale-de-caracterisation-des-dechets-menagers-et-assimiles.html)
[^3]: [Déchets chiffres clés, 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/28-dechets-chiffres-cles-edition-2020-9791029712135.html)
[^4]: [Tri à la source et collecte séparée des biodéchets, synthèse thématique](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/1076-tri-a-la-source-et-collecte-separee-des-biodechets.html)
-[^5]: [Le Compostage et le Paillage, septembre 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/3868-compostage-et-le-paillage-le-9791029716454.html)
\ No newline at end of file
+[^5]: [Le Compostage et le Paillage, septembre 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/3868-compostage-et-le-paillage-le-9791029716454.html)
diff --git "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . recyclage.md" "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . recyclage.md"
index 8603b125b..7bc4ca28d 100644
--- "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . recyclage.md"
+++ "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . recyclage.md"
@@ -1,64 +1,73 @@
# Participer activement au tri de mes déchets
## Contexte de l’action
+
Nos poubelles renferment un gisement de matière et d’énergie encore mal exploité. Participer au tri de ses déchets de manière active, c’est donc contribuer à l’exploiter en aidant les filières de recyclage à être pertinentes au sein de la transition écologique. Plus particulièrement, cela permet d’œuvrer à la préservation de nombreuses ressources tout en évitant de consommer de grande quantité d’énergie.
-
+
## Impact GES moyen de l’action
+
Il est difficile de quantifier l’impact de cette action à l’échelle individuelle. Néanmoins, en France, sur une année et de manière globale (i.e. portant sur les déchets des ménages, des entreprises et des collectivités), le recyclage a contribué à [^1] :
+
- éviter les émissions de **23 millions de tonnes de CO2**,
- éviter la consommation de **64 TWh d’énergie** soit l’équivalent de la production annuelle de trois à quatre centrales nucléaires (le parc français en compte 19)
Recycler, même à son échelle, c’est donc participer à cette économie de matière et d’énergie
## Ordre de grandeur GES
-
- 
-
-```Figure 1 : Impact GES de la réincorporation d’une tonne de matériaux```[^2]
+
+
+
+`Figure 1 : Impact GES de la réincorporation d’une tonne de matériaux`[^2]
## Chiffres clés à retenir
-- Avec un taux de recyclage moyen d’environ 20 % (26 % en Europe), la France se situe parmi les pays européens réalisant les moins bonnes performances pour le recyclage des déchets en plastique quand bien même la Feuille de Route Economie Circulaire (FREC) prévoit d’atteindre 100 % de plastiques recyclés à l’horizon 2025.
+
+- Avec un taux de recyclage moyen d’environ 20 % (26 % en Europe), la France se situe parmi les pays européens réalisant les moins bonnes performances pour le recyclage des déchets en plastique quand bien même la Feuille de Route Economie Circulaire (FREC) prévoit d’atteindre 100 % de plastiques recyclés à l’horizon 2025.
- Le taux d’incorporation réel de plastique recyclé dans la confection de nouveaux objets plastiques est seulement de 6 % (2 - Annexe 8)
- Réussir à réincorporer 1 tonne de plastique, c’est un gain de 3 tonnes de CO2eq [^2] soit presque l’équivalent de 15 500 km parcourus en voiture
- Le secteur des déchets compte pour 3% des émissions de GES nationales (14 Mt CO2eq) [^3]
- Sans collecte séparée, pas de recyclage. Une amélioration du tri pourrait permettre la collecte de tous les matériaux recyclables. Ainsi, en 2017 [^1] :
- - 48 % des déchets sont collectés en mélange dans la poubelle grise, soit 254 kg/hab
- - 21 % sont collectés triés par les ménages, soit 109 kg/hab
- - 31 % sont apportés en déchetterie, soit 162 kg/hab
+
+ - 48 % des déchets sont collectés en mélange dans la poubelle grise, soit 254 kg/hab
+ - 21 % sont collectés triés par les ménages, soit 109 kg/hab
+ - 31 % sont apportés en déchetterie, soit 162 kg/hab
- Le contenu de nos poubelles grises (Ordure Ménagères Résiduelles - OMR) va à :
- - 68 % vers de la valorisation énergétique ou incinération,
- - 24 % vers un centre de stockage,
- - 8 % en compostage ou méthanisation,
-- Tandis que le contenu de nos poubelles de collecte séparée est envoyé à :
- - 83 % vers un centre de tri ou de recyclage,
- - 14 % vers de la valorisation organique,
- - le reste est éliminé en stockage ou incinéré.
+ - 68 % vers de la valorisation énergétique ou incinération,
+ - 24 % vers un centre de stockage,
+ - 8 % en compostage ou méthanisation,
+- Tandis que le contenu de nos poubelles de collecte séparée est envoyé à :
+
+ - 83 % vers un centre de tri ou de recyclage,
+ - 14 % vers de la valorisation organique,
+ - le reste est éliminé en stockage ou incinéré.
-- Au final, seulement 40 % des déchets des ménages sont orientés vers le recyclage (30 % si l’on considère les Déchets Ménagers et Assimilés [^1]). Pour atteindre un recyclage maximal de nos déchets, il est fondamental d’améliorer les collectes séparées.
+- Au final, seulement 40 % des déchets des ménages sont orientés vers le recyclage (30 % si l’on considère les Déchets Ménagers et Assimilés [^1]). Pour atteindre un recyclage maximal de nos déchets, il est fondamental d’améliorer les collectes séparées.
## Explication
-La production d’ordures ménagères a doublé en 40 ans [^4] même si ces dernières tendent à se réduire depuis ces 10 dernières années (327 kg/hab/an en 2005 contre 254 kg/hab/an en 2017 [^5]). Il n’en reste pas moins que nos poubelles renferment de grandes quantités de matière première et d’énergie pouvant être réutilisées, mais pour cela, il faut s’assurer que nos déchets partent “au bon endroit” (i.e. soient orientés vers la bonne filière de traitement).
+
+La production d’ordures ménagères a doublé en 40 ans [^4] même si ces dernières tendent à se réduire depuis ces 10 dernières années (327 kg/hab/an en 2005 contre 254 kg/hab/an en 2017 [^5]). Il n’en reste pas moins que nos poubelles renferment de grandes quantités de matière première et d’énergie pouvant être réutilisées, mais pour cela, il faut s’assurer que nos déchets partent “au bon endroit” (i.e. soient orientés vers la bonne filière de traitement).
C’est pour cela qu’a été instauré la collecte séparée, première étape du cycle de recyclage de nos déchets. Cette collecte séparée est essentielle et sans elle, il n’y a pas de recyclage. Oeuvrer donc à trier activement ces déchets permet de contribuer à l’efficacité des filières de recyclage des déchets qui permettent en retour de nombreux bénéfices :
-- Quand le tri est bien réalisé, les flux de matières sont suffisamment homogènes pour éviter d’avoir à les trier a posteriori (on parle de « sur-tri »). Trier à la source permet donc d’améliorer la qualité des matériaux à recycler, et de réduire les interventions ultérieures de sur-tri, ce qui économise de l’énergie et diminue, par conséquent, les émissions de GES associées au process.
+
+- Quand le tri est bien réalisé, les flux de matières sont suffisamment homogènes pour éviter d’avoir à les trier a posteriori (on parle de « sur-tri »). Trier à la source permet donc d’améliorer la qualité des matériaux à recycler, et de réduire les interventions ultérieures de sur-tri, ce qui économise de l’énergie et diminue, par conséquent, les émissions de GES associées au process.
- Cela permet de massifier le gisement de déchets et donc in fine la quantité de matière disponible pouvant être réincorporée réellement dans la fabrication d’un autre produit.
- Cela permet de générer des économies de matière. Et c’est ça, le principal avantage du tri et du recyclage. Cela permet d’éviter de perdre de la matière et donc de ne pas avoir à en recréer. Grâce au recyclage, on conserve donc pour un nouvel usage, une partie de l’énergie et de la matière contenue dans le déchet. Dans le cas du plastique et des emballages alimentaires, c’est d’autant moins d’extraction d’énergie fossile et de process de transformation nécessaires. Pour une autre matière comme l’aluminium (bien que moins utilisée par les ménages), ce n’est pas moins de 95% d’énergie économisée par la confection d’une tonne d’aluminium à partir d’aluminium recyclé .
Contribuer de manière assidue au tri des déchets est donc un geste important pour la préservation des ressources et dans une mesure plus relative, pour le climat. Cependant, contribuer au tri des déchets ce n’est pas seulement trier ses déchets plastiques et cartons. C’est aussi apporter les conteneurs en verre dans les bacs adéquats, apporter ces encombrants à la déchetterie (ou utiliser le service d’enlèvement à domicile de sa ville s’il existe), apporter ces déchets électriques/électroniques dans les endroits dédiés, etc. Cela passe aussi par le tri de ces biodéchets en vue d’un compostage. Il est vrai qu’il y a plusieurs règles à connaitre pour trier efficacement et que cela peut s’avérer déroutant. Néanmoins, pour atteindre un recyclage maximal de nos déchets, il est fondamental d’améliorer les collectes séparées.
## Passer à l'action
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N’hésitez pas à consulter d’autres fiches actions en lien avec le recyclage et la valorisation des déchets :
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- Composter ses biodéchets
- Recycler correctement ses biens de consommation
## Sources
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[^1]: [Déchets chiffres clés, 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/28-dechets-chiffres-cles-edition-2020-9791029712135.html)
[^2]: [Les filières de recyclage de déchets en France métropolitaine (annexe 8), Rapport à Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire, janvier 2020](https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/cge/filieres-dechets-recyclage.pdf)
[^3]: [Haut Conseil pour le Climat. La position du Haut Conseil pour le Climat. Juin 2019](https://www.hautconseilclimat.fr/publications/rapport-2019/)
[^4]: [Des GES dans ma poubelle ?, 2010, Réseau Action Climat](https://reseauactionclimat.org/publications/gaz-effet-serre-poubelle/)
-[^5]: Evolution des ratios de déchets par habitant desservi, Sinoe
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+[^5]: Evolution des ratios de déchets par habitant desservi, Sinoe
diff --git "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . vrac.md" "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . vrac.md"
index 5f9cbe167..13ae38350 100644
--- "a/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . vrac.md"
+++ "b/data/actions-plus/alimentation . d\303\251chets . vrac.md"
@@ -1,14 +1,17 @@
-# Faire ses courses en vrac et essayer de réduire les emballages alimentaires
+# Faire ses courses en vrac et essayer de réduire les emballages alimentaires
## Contexte de l’action
+
Emballage, suremballage, usage unique : ces pratiques de conditionnement de notre alimentation sont relativement “récentes” et ont notamment vu le jour avec la généralisation après-guerre d’un produit dérivé du pétrole : le plastique. Les emballages alimentaires plastifiés sont maintenant devenus la base du conditionnement alimentaire. Cette pratique, en plus associée de manière quasi systématique à la pratique du « tout jetable », induit des pollutions significatives en terme de GES (tout emballage à usage unique doit être traité en tant que déchet mais également reproduit) et en terme de matière où la pollution plastique est visible et bien connue de tous.
-
+
## Impact GES moyen de l’action
+
Réduire les emballages alimentaires en faisant ses courses en vrac : **-35 kgCO2eq/an**
## Chiffres clés à retenir
+
- 70 % du marché de l’emballage en France concerne l’alimentation [^1]
- 85% des emballages jetés par les ménages sont des emballages alimentaires [^1]
- En Europe, chaque année, 25,8 millions de tonnes de déchets plastique sont produites, dont 60% proviennent des emballages [^2]
@@ -18,11 +21,12 @@ Réduire les emballages alimentaires en faisant ses courses en vrac : **-35 kgCO
- On estime que le “7e continent de plastique” flottant au large de l’Océan Pacifique contiendrait environ 80 000 tonnes de déchets plastique et s’étendrait sur une surface d’environ 1.6 millions de km2 (soit plus de 3 fois la surface de la France métropolitaine) [^7]
## Explication
+
Les emballages alimentaires font partie intégrante de la chaîne de valeur de l’alimentation. Depuis la généralisation du plastique dans les années 60, il est très rare de trouver un produit non emballé dans du plastique (film PET, Polyester, etc.). Cette consommation accrue de matière s’est également couplée à une mutation des comportements poussée par la pratique du tout jetable et ce, même pour les autres types d’emballages (cartons, verres, aluminium, etc.). C’est ainsi que 85 % des emballages jetés par les ménages sont des emballages alimentaires et que le volume des ordures ménagères des ménages a doublé en France en 40 ans (même si ce dernier diminue depuis maintenant plus de 10 ans). Aujourd’hui, un français génère 254 kg/an d’ordure ménagère [^8]. Même si le secteur des déchets ne compte que pour 3% des émissions de GES nationales (14 MtCO2eq), la fabrication des produits d’emballage et leur gestion une fois le statut de déchets acquis (transports, transformation, incinération, stockage) contribuent donc à émettre des GES.
-A cette problématique GES, s’ajoute surtout une problématique matière notamment pour le plastique. En effet, son taux de collecte est incertain et son taux de recyclage réel assez faible. Ainsi, seul 25 % des déchets plastiques jetés sont collectés et seulement 13 % sont recyclés (5-Annexe 8) au sens large, car comme nous allons le voir, le terme recyclage regroupe beaucoup de pratiques et sa réussite varie fortement d’un type de plastique à l’autre.
+A cette problématique GES, s’ajoute surtout une problématique matière notamment pour le plastique. En effet, son taux de collecte est incertain et son taux de recyclage réel assez faible. Ainsi, seul 25 % des déchets plastiques jetés sont collectés et seulement 13 % sont recyclés (5-Annexe 8) au sens large, car comme nous allons le voir, le terme recyclage regroupe beaucoup de pratiques et sa réussite varie fortement d’un type de plastique à l’autre.
-Il faut savoir que suite à sa collecte, le déchet plastique peut suivre plusieurs chemins. Tout d’abord, ce dernier peut se retrouver diriger vers un centre enfouissement technique. C’est ce le cas pour 25 % du gisement de déchets plastiques [^9]. Cette technique consiste à enterrer les déchets et à attendre plusieurs années pour récupérer le gaz issu de leur décomposition. Cette méthode conduit à une perte de matière complète pour une faible valorisation derrière, c’est pourquoi la pratique de l’enfouissement tend à se réduire. Le deuxième chemin possible pour la matière plastique et le plus courant (40 % du gisement de déchets plastiques qui y est dirigé [^6]) est l’orientation vers un centre de valorisation énergétique, plus communément appelé incinérateur. Ces incinérateurs utilisent le plastique comme combustible solide résiduel (CSR) pour fonctionner et permettent de fournir de la chaleur aux réseaux de chaleurs urbains. Dans ce cas aussi, la perte de matière est complète étant donné que le plastique est brûlé. Néanmoins, une quantité d’énergie significative est récupérée. Ce procédé est dans les termes considéré comme du recyclage mais il n’en reste pas moins qu’un produit de la pétrochimie est brûlé dans un incinérateur et que la matière première disparaît. C’est pourquoi maintenant, les filières de recyclage essaient de mettre l’accent sur la valorisation dite “matière” de ce plastique.
+Il faut savoir que suite à sa collecte, le déchet plastique peut suivre plusieurs chemins. Tout d’abord, ce dernier peut se retrouver diriger vers un centre enfouissement technique. C’est ce le cas pour 25 % du gisement de déchets plastiques [^9]. Cette technique consiste à enterrer les déchets et à attendre plusieurs années pour récupérer le gaz issu de leur décomposition. Cette méthode conduit à une perte de matière complète pour une faible valorisation derrière, c’est pourquoi la pratique de l’enfouissement tend à se réduire. Le deuxième chemin possible pour la matière plastique et le plus courant (40 % du gisement de déchets plastiques qui y est dirigé [^6]) est l’orientation vers un centre de valorisation énergétique, plus communément appelé incinérateur. Ces incinérateurs utilisent le plastique comme combustible solide résiduel (CSR) pour fonctionner et permettent de fournir de la chaleur aux réseaux de chaleurs urbains. Dans ce cas aussi, la perte de matière est complète étant donné que le plastique est brûlé. Néanmoins, une quantité d’énergie significative est récupérée. Ce procédé est dans les termes considéré comme du recyclage mais il n’en reste pas moins qu’un produit de la pétrochimie est brûlé dans un incinérateur et que la matière première disparaît. C’est pourquoi maintenant, les filières de recyclage essaient de mettre l’accent sur la valorisation dite “matière” de ce plastique.
Pour cela, un effort doit être fait en amont pour trier les différents types de plastique afin de faciliter la transformation du déchet plastique en matière première secondaire, cette matière première secondaire pouvant être ensuite utilisée dans la conception d’autres produits plastiques. Malheureusement, ce taux d’incorporation de matière première secondaire plastique est extrêmement faible étant donné que le plastique est une matière très difficile à recycler. Il existe, en effet, de très nombreuses variétés de plastique et il est fréquent que de nombreuses substances chimiques ou objets soient incorporés, perturbant ainsi le tri. Ces substances constituent ce qu’on appelle des « perturbateurs de tri ». Ainsi, le taux d’incorporation est seulement de 6% pour la matière plastique contre 49% pour la ferraille, 56 % pour le calcin (verre) et 67 % pour les papiers et cartons (5 – voir Annexes) et [^7]. C’est à dire que seulement 6 % du plastique que l’on a utilisé finit réellement par être recyclé et servir à la confection de nouveaux produits plastiques. La filière plastique n’est donc pas auto-suffisante et un appel supplémentaire de matière (et par conséquent d’hydrocarbure) est donc toujours nécessaire (nous parlons ici seulement des plastiques classiques dérivés de la pétrochimie et représentant la très grande majorité des plastiques en circulation).
@@ -31,6 +35,7 @@ Enfin, il est important de savoir qu’une part significative de nos déchets ne
**Le meilleur des déchets reste donc celui qu’on ne produit pas**. C’est pourquoi réduire la quantité d’emballages alimentaires que l’on utilise, faire ses courses en vrac (ou même tendre vers une démarche zéro déchet – à ce sujet, consultez la fiche dédiée “Je réduis la taille de ma poubelle et je tends vers un mode de vie zéro déchets”) permet de préserver les ressources naturelles et d’éviter les émissions de GES et les pollutions associées à la production de matières premières et à la fin de vie des déchets.
## Sources
+
[^1]: [Infographie : Mieux manger, Moins gaspiller, Moins polluer, ADEME](https://www.qqf.fr/infographie/39/mieux-manger-moins-gaspiller-moins-polluer)
[^2]: [Zero Waste France](www.zerowastefrance.org)
[^3]: [Les ménages acteurs des émissions de gaz à effet de serre, 4 pages n° 115, IFEN, 2006](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2018-10/de115.pdf)
@@ -40,4 +45,3 @@ Enfin, il est important de savoir qu’une part significative de nos déchets ne
[^7]: [Evidence that the Great Pacifc Garbage Patch is rapidly accumulating plastic, Lebreton et al., 2018](https://assets.theoceancleanup.com/app/uploads/2019/04/Lebreton2018_SciRep.pdf)
[^8]: [Déchets chiffres clés, 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/28-dechets-chiffres-cles-edition-2020-9791029712135.html)
[^9]: [Infographie : Déchets plastiques et recyclage dans l’UE, 2021](https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20181212STO21610/dechets-plastiques-et-recyclage-dans-l-ue-faits-et-chiffres-infographie)
-
diff --git a/data/actions-plus/alimentation . gaspillage alimentaire.md b/data/actions-plus/alimentation . gaspillage alimentaire.md
index 1128da313..b6e6e55ae 100644
--- a/data/actions-plus/alimentation . gaspillage alimentaire.md
+++ b/data/actions-plus/alimentation . gaspillage alimentaire.md
@@ -1,44 +1,50 @@
# Réduire le gaspillage alimentaire
## Contexte de l’action
-En moyenne, l’alimentation représente le ¼ de notre empreinte carbone individuelle et plus largement entre 20 et 50 % de l’empreinte environnementale des Français [^1]. De la consommation d’énergie directe et indirecte à la consommation d’eau en passant par la pollution de certains milieux naturels, la production, la transformation et le conditionnement de nos aliments génèrent des impacts sur notre environnement et sur les ressources naturelles.
+
+En moyenne, l’alimentation représente le ¼ de notre empreinte carbone individuelle et plus largement entre 20 et 50 % de l’empreinte environnementale des Français [^1]. De la consommation d’énergie directe et indirecte à la consommation d’eau en passant par la pollution de certains milieux naturels, la production, la transformation et le conditionnement de nos aliments génèrent des impacts sur notre environnement et sur les ressources naturelles.
Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est donc diminué les tensions sur ces ressources.
## Impact GES moyen de l’action
+
Réduire le gaspillage alimentaire : **-31 kgCO2eq/an/personne**
-## Ordre de grandeur GES
-
+## Ordre de grandeur GES
-```Figure 1 : Impact GES des gestes pour lutter contre le gaspillage alimentaire pour une personne par an```[^2]
+
+
+`Figure 1 : Impact GES des gestes pour lutter contre le gaspillage alimentaire pour une personne par an`[^2]
## Budget
-* Le gaspillage alimentaire représente de 100 à 160 euros par personne et par an dépensé inutilement [^5].
+
+- Le gaspillage alimentaire représente de 100 à 160 euros par personne et par an dépensé inutilement [^5].
## Chiffres clés à retenir
-* En France, environ 32 kg de déchets alimentaires sont jetés par personne et par an [^2], dont 7 kg d’aliments encore emballés [^5].
-* En France, si l’on considère l’ensemble de la chaîne de valeur (du champ à l’assiette), c’est environ 10 millions de tonnes d'aliments qui sont gaspillées par an, soit 150 kg par habitant [^5].
-* En France, le gaspillage alimentaire représente 10% des Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) [^6].
-* Un établissement de restauration collective servant 500 clients jette en moyenne entre 15 et 20 tonnes de nourriture par an, soit l'équivalent de 30 000 à 40 000 € [^3].
-* Dans le monde, environ 1/3 des aliments destinés à la consommation humaine est perdu tout au long de la chaîne alimentaire (perte alimentaire entre la récolte et la vente au détail + gaspillage alimentaire), soit 1.3 milliard de tonnes par an [^4].
-* Ne pas confondre la Date limite de Consommation (« à consommer avant le »), date après laquelle le produit est périmé et la Date De Durabilité (« à consommer de préférence avant le »), date à laquelle le produit n’est pas périmé mais peut avoir perdu certaines qualités gustatives (il est donc sans danger et peut être consommé).
-* Les 3 aliments les plus gaspillés sont :
- * 50 % fruits et légumes (31% de légumes et 19 % de fruits),
- * 24 % liquides,
- * 12 % riz, pâtes et céréales.
-* En France, l’objectif fixé par tous les acteurs de l’agroalimentaire et la restauration, et les pouvoirs publics est de réduire de 50 % le gaspillage sur l’ensemble de la chaîne alimentaire avant 2025.
+
+- En France, environ 32 kg de déchets alimentaires sont jetés par personne et par an [^2], dont 7 kg d’aliments encore emballés [^5].
+- En France, si l’on considère l’ensemble de la chaîne de valeur (du champ à l’assiette), c’est environ 10 millions de tonnes d'aliments qui sont gaspillées par an, soit 150 kg par habitant [^5].
+- En France, le gaspillage alimentaire représente 10% des Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) [^6].
+- Un établissement de restauration collective servant 500 clients jette en moyenne entre 15 et 20 tonnes de nourriture par an, soit l'équivalent de 30 000 à 40 000 € [^3].
+- Dans le monde, environ 1/3 des aliments destinés à la consommation humaine est perdu tout au long de la chaîne alimentaire (perte alimentaire entre la récolte et la vente au détail + gaspillage alimentaire), soit 1.3 milliard de tonnes par an [^4].
+- Ne pas confondre la Date limite de Consommation (« à consommer avant le »), date après laquelle le produit est périmé et la Date De Durabilité (« à consommer de préférence avant le »), date à laquelle le produit n’est pas périmé mais peut avoir perdu certaines qualités gustatives (il est donc sans danger et peut être consommé).
+- Les 3 aliments les plus gaspillés sont :
+ - 50 % fruits et légumes (31% de légumes et 19 % de fruits),
+ - 24 % liquides,
+ - 12 % riz, pâtes et céréales.
+- En France, l’objectif fixé par tous les acteurs de l’agroalimentaire et la restauration, et les pouvoirs publics est de réduire de 50 % le gaspillage sur l’ensemble de la chaîne alimentaire avant 2025.
## Explication
+
Le quart des émissions de gaz à effet de serre en France provient de nos assiettes, à travers la production des aliments, leur transport, leur stockage, leur distribution et leur préparation. Elles contribuent en outre à la pollution de l’air et de l’eau, à une forte consommation d’énergie et plus largement, à une mise en tension des ressources naturelles.
Le gaspillage alimentaire, quant à lui, s’observe à tous les stades de la chaîne alimentaire et concerne tous les acteurs : producteurs, transformateurs, distributeurs, restaurateurs, transporteurs... sans oublier le consommateur même s’il n’a pas toujours l’impression de gaspiller. En France, ce gaspillage alimentaire représente 32 kg de déchets alimentaires jetés par personne et par an, dont 7 kg d’aliments encore emballés.
Produire pour jeter génère des impacts et des émissions de GES superflues, tout en contribuant aux tensions sur les ressources naturelles. Il est donc nécessaire de lutter contre le gaspillage alimentaire et de nombreux gestes existent pour s’en prémunir :
-
-
-
-```Figure 2 : Exemples de gestes pour réduire le gaspillage alimentaire```
+
+
+`Figure 2 : Exemples de gestes pour réduire le gaspillage alimentaire`
## Sources
+
[^1]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^2]: [Opération foyers témoins pour estimer les impacts du gaspillage alimentaire, Rapport National, ADEME, octobre 2014](https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/estimer-impacts-du-gaspillage-alimentaire-des-menages.pdf)
[^3]: [Manger mieux, gaspiller moins. Pour alimentation saine et durable, ADEME, septembre 2019](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/1947-manger-mieux-gaspiller-moins-9791029708480.html)
diff --git "a/data/actions-plus/alimentation . r\303\251duire viande . par deux.md" "b/data/actions-plus/alimentation . r\303\251duire viande . par deux.md"
index 74475d6f3..bac7bb8bd 100644
--- "a/data/actions-plus/alimentation . r\303\251duire viande . par deux.md"
+++ "b/data/actions-plus/alimentation . r\303\251duire viande . par deux.md"
@@ -4,7 +4,7 @@
L’impact GES de notre alimentation est directement corrélé à notre consommation de produits carnés.[^1] Cependant, toutes les viandes n’ont pas le même impact climat. Certaines contribuent à émettre plus de GES que d’autres. Ainsi, la viande rouge est la viande ayant le plus fort impact carbone.
-
+
## Impact GES de l’action
@@ -13,10 +13,10 @@ L’impact GES de notre alimentation est directement corrélé à notre consomma
## Ordre de grandeur GES
-
-`Figure 1 : Impact GES d'un kg de viande en sortie de ferme et ingéré (source Agrybalise)`
+
+`Figure 1 : Impact GES d'un kg de viande en sortie de ferme et ingéré (source Agribalyse)`
-
+
`Figure 2 : Impact GES pour différents types de repas`
## Budget
@@ -47,12 +47,12 @@ Enfin, en plus des émissions GES, les élevages et la forte mobilisation des so
## Sources
-[^1]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
+[^1]: Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4
[^2]: [Les nouvelles générations transforment la consommation de viande, CREDOC - Septembre 2018](https://www.credoc.fr/publications/les-nouvelles-generations-transforment-la-consommation-de-viande)
[^3]: [Haut Conseil pour le Climat. La position du Haut Conseil pour le Climat. Juin 2019](https://www.hautconseilclimat.fr/publications/rapport-2019/)
-[^4]: [Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable. Rapport WWF, 2017](https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2020-11/MAJ201905_Rapport_Vers-une-alimentation-bas-carbone_Volet1_WWF.pdf)
+[^4]: [Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable. Rapport WWF, 2017]([https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2020-11/MAJ201905_Rapport_Vers-une-alimentation-bas-carbone_Volet1_WWF.pdf](https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/pour-le-meme-prix-manger-mieux-tout-en-reduisant-notre-impact-sur-la-planete-cest-possible)
[^5]: [Une voie étroite pour la sécurité alimentaire d'ici à 2050. Philippe Collomb / Le défi alimentaire à l’horizon 2050. Rapport d’information, 11 mai 2020, Sénat.](https://www.fao.org/3/x3002f/x3002f00.htm)
[^6]: [Scénario Afterres 2050, version 2016, Solagro](https://afterres2050.solagro.org/wp-content/uploads/2015/11/solagro_afterres2050_version2016.pdf)
[^7]: [Retour d’expérience Clim’Agri – Pays Basque](https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/8070_pays_basque_climagri_ademe_v3_bd.pdf)
[^8]: [Manger mieux, gaspiller moins. Pour alimentation saine et durable, ADEME, septembre 2019](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/1947-manger-mieux-gaspiller-moins-9791029708480.html)
-[^9]: Données 2015 de l’inventaire national GES du CITEPA de 2017
\ No newline at end of file
+[^9]: Données 2015 de l’inventaire national GES du CITEPA de 2017
diff --git a/data/actions-plus/divers . consommation responsable.md b/data/actions-plus/divers . consommation responsable.md
index fe4e9202d..cfef5d795 100644
--- a/data/actions-plus/divers . consommation responsable.md
+++ b/data/actions-plus/divers . consommation responsable.md
@@ -1,17 +1,21 @@
-# Consommer durable
+# Consommer durable
## Contexte de l’action
+
Des habits que nous portons, au mobilier d’intérieur sans oublier bien évidemment nos appareils électriques et électroniques, notre consommation de biens et équipements a un impact réel sur le climat. L’empreinte carbone de notre consommation représente d’ailleurs le quart de notre empreinte carbone totale individuelle [^1] [^2]. C’est pourquoi suivre les principes d’une consommation plus durable (du questionnement du besoin réel à l’achat de produits durables) est essentielle pour réduire son impact sur l’environnement.
-
+
## Impact GES moyen de l’action
-Consommer durable permet toujours d’évités et réduire nos impacts sur l’environnement et le climat, et ce même quand il s’agit de l’achat de biens neufs (en comparaison à l’achat de biens “moyens”, c’est-à-dire non labellisés et/ou éco-conçus et/ou produits localement). Pour comprendre les impacts et connaitre leurs poids sur notre empreinte carbone, n’hésitez pas à consulter les fiches dédiées aux différents principes de la consommation durable (rubrique Passer à l’action).
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+Consommer durable permet toujours d’évités et réduire nos impacts sur l’environnement et le climat, et ce même quand il s’agit de l’achat de biens neufs (en comparaison à l’achat de biens “moyens”, c’est-à-dire non labellisés et/ou éco-conçus et/ou produits localement). Pour comprendre les impacts et connaitre leurs poids sur notre empreinte carbone, n’hésitez pas à consulter les fiches dédiées aux différents principes de la consommation durable (rubrique Passer à l’action).
## Budget
-Consommer durable est souvent tagué d’un préjugé de coûter plus cher, mais permet en réalité très souvent de réaliser des économies. A l’exception de l’achat de biens neufs durables, les différents principes de la consommation durable, qu’il s’agisse de questionner son besoin réel, d’acheter de seconde main, de réparer ses biens ou d’utiliser ceux du voisin, permettent des économies conséquentes pouvant monter jusqu’à plusieurs centaines d’euros en fonction des biens considérés et des gestes suivis.
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+Consommer durable est souvent tagué d’un préjugé de coûter plus cher, mais permet en réalité très souvent de réaliser des économies. A l’exception de l’achat de biens neufs durables, les différents principes de la consommation durable, qu’il s’agisse de questionner son besoin réel, d’acheter de seconde main, de réparer ses biens ou d’utiliser ceux du voisin, permettent des économies conséquentes pouvant monter jusqu’à plusieurs centaines d’euros en fonction des biens considérés et des gestes suivis.
## Chiffres clés à retenir
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- Un téléviseur pèse 11 kg mais nécessite de mobiliser 2.5 tonnes de matières premières pour sa fabrication tandis qu’un réfrigérateur et un lave-linge pèsent respectivement 56 et 79 kg pour 1.75 tonnes et 2.1 tonnes de matières mobilisées. Notre garde-robe (+ chaussure) n’est pas en reste car elle pèse en moyenne 50 kg pour 2.5 tonnes de matières mobilisée. [^3]
- En comparaison à 2002, nous achetons en moyenne 60 % de plus de vêtements que nous gardons deux fois moins longtemps [^4]
- La vente de voiture a été multiplié par 6, passant de 5 millions en 1960 à plus de 30 millions aujourd’hui [^5]
@@ -20,7 +24,8 @@ Consommer durable est souvent tagué d’un préjugé de coûter plus cher, mais
- Selon une étude IFOP pour l’ADEME, 74% des consommateurs prennent en compte le respect de l’environnement dans leurs achats [^7]
## Explication
-L’impact de notre consommation qu’il s’agisse de vêtements, de meubles ou de produits électroniques est bien réel. L’empreinte carbone de notre consommation représente d’ailleurs le quart de notre empreinte carbone individuelle. Poussée par la mutation de nos rapports avec les objets (par l’intermédiaire de stratégies marketing omniprésentes et efficaces), notre manière de consommer est directement responsable de ces impacts. L’acte d’achat, et plus particulièrement celui du renouvellement d’un produit, est devenu quelque chose d'anodin. Les impacts environnementaux de ces actes sont totalement occultés (notamment ceux d’un renouvellement précoce) car souvent poussés hors de nos frontières.
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+L’impact de notre consommation qu’il s’agisse de vêtements, de meubles ou de produits électroniques est bien réel. L’empreinte carbone de notre consommation représente d’ailleurs le quart de notre empreinte carbone individuelle. Poussée par la mutation de nos rapports avec les objets (par l’intermédiaire de stratégies marketing omniprésentes et efficaces), notre manière de consommer est directement responsable de ces impacts. L’acte d’achat, et plus particulièrement celui du renouvellement d’un produit, est devenu quelque chose d'anodin. Les impacts environnementaux de ces actes sont totalement occultés (notamment ceux d’un renouvellement précoce) car souvent poussés hors de nos frontières.
Essayer de réduire l’impact carbone de sa consommation, c’est donc penser ces actes d’achats de manière responsable : on parle alors de consommation durable. Pour cela, il y a plusieurs principes clés à respecter :
- **Principe n°1 : Questionner le besoin**
@@ -33,11 +38,11 @@ Ce principe directement en lien avec le 1er a pour but d’éviter de se retrouv
- **Principe n°3 : Éviter le surdimensionnement**
-Il est toujours tentant de s’équiper de produits et d’équipements toujours plus grands, surtout quand les offres promotionnelles nous y incitent. Néanmoins, des équipements plus grands signifient toujours une empreinte carbone plus grande et des impacts sur l'environnement plus importants. Par exemple, une télévision de 32 pouces (81 cm de diagonale) a un impact environnemental (émissions de gaz à effet de serre et utilisation de ressources) deux fois moindre qu’une télévision de 55 pouces (140 cm de diagonale). Acheter un lave-linge de classe énergétique équivalente mais de capacité inférieure (6 kg au lieu de 8 kg) permet une économie de 240 € sur l'ensemble de sa durée de vie (11 ans) notamment grâce à sa moindre consommation énergétique et car de nombreux appareils fonctionnent sans être pleins.
+Il est toujours tentant de s’équiper de produits et d’équipements toujours plus grands, surtout quand les offres promotionnelles nous y incitent. Néanmoins, des équipements plus grands signifient toujours une empreinte carbone plus grande et des impacts sur l'environnement plus importants. Par exemple, une télévision de 32 pouces (81 cm de diagonale) a un impact environnemental (émissions de gaz à effet de serre et utilisation de ressources) deux fois moindre qu’une télévision de 55 pouces (140 cm de diagonale). Acheter un lave-linge de classe énergétique équivalente mais de capacité inférieure (6 kg au lieu de 8 kg) permet une économie de 240 € sur l'ensemble de sa durée de vie (11 ans) notamment grâce à sa moindre consommation énergétique et car de nombreux appareils fonctionnent sans être pleins.
- **Principe n°4 : Se tourner vers l’économie du partage**
-Si le besoin est bien réel et que je manque d’un équipement ou d’un bien pour le combler, il est nécessaire de se questionner sur la récurrence de ce dernier. En effet, nombre de nos besoins sont parfois très ponctuels. C’est pourquoi l’acte d’achat n’est pas toujours la meilleure solution. Acheter quelque chose pour s’en servir une fois et l’avoir ensuite sur les bras, ce sont des impacts que l’on pourrait éviter.
+Si le besoin est bien réel et que je manque d’un équipement ou d’un bien pour le combler, il est nécessaire de se questionner sur la récurrence de ce dernier. En effet, nombre de nos besoins sont parfois très ponctuels. C’est pourquoi l’acte d’achat n’est pas toujours la meilleure solution. Acheter quelque chose pour s’en servir une fois et l’avoir ensuite sur les bras, ce sont des impacts que l’on pourrait éviter.
Pour ce faire, n’hésitez pas à vous tourner vers l’économie du partage. Il s’agit ici d’utiliser et de partager des objets et équipements d’une autre personne (un ami, un voisin, un collègue, etc.), soit par la location directe, soit par échange de services mutuels. Il existe d’ailleurs de plus en plus de plateformes pour se prêter les biens et s’échanger des services (cf. rubrique Passer à l’action). Ces réseaux de mise en commun préfigurent ce qui sera peut-être la future société sobre en matière et en énergie. Cette société ne sera plus riche de ce que les gens possèdent mais riche de ce qu’ils ont à disposition.
- **Principe n°5 : Se tourner vers des biens d’occasions, reconditionnés, de 2nde main**
@@ -50,7 +55,7 @@ Une fois la décision d’acheter neuf entérinée, acheter des biens “durable
-Pour acheter durable, il est aussi intéressant de se renseigner sur le caractère éco-conçu des produits. Cette démarche vise elle aussi à réduire, tout au long du cycle de vie, l’impact environnemental d’un produit. Il est d’ailleurs très fréquent que des produits éco-conçu soient labellisés. Enfin, acheter durable, c’est aussi se préoccuper des conséquences sociales de son acte d’achat. Se tourner vers des biens produits localement (quand cela est possible) permet d’éviter le transport sur plusieurs milliers de km et c’est un geste fort pour le maintien des emplois locaux.
+Pour acheter durable, il est aussi intéressant de se renseigner sur le caractère éco-conçu des produits. Cette démarche vise elle aussi à réduire, tout au long du cycle de vie, l’impact environnemental d’un produit. Il est d’ailleurs très fréquent que des produits éco-conçu soient labellisés. Enfin, acheter durable, c’est aussi se préoccuper des conséquences sociales de son acte d’achat. Se tourner vers des biens produits localement (quand cela est possible) permet d’éviter le transport sur plusieurs milliers de km et c’est un geste fort pour le maintien des emplois locaux.
En résumé, la consommation durable même si, dans le cas d’un achat, peut s'avérer plus onéreuse, qu’il s’agisse d’avoir acheté labellisé, éco-conçus, ou local, suit le précepte d’acheter moins pour acheter mieux.
- **Principe n°7 : Éviter de renouveler trop souvent car c’est plus cher et cela a plus d’impacts**
@@ -59,9 +64,10 @@ La mode, la publicité et plus généralement les stratégies marketing nous pou
- **Principe n°8 : Augmenter la durée de vie des produits**
-Ce principe très en lien avec le principe précédent consiste à essayer de faire durer le plus longtemps les biens et produits que nous possédons. Qu’il s’agisse de la réparation d’une panne ou de l’extension de la durée de vie du produit (par rapport à sa durée de vie initiale théorique), c’est autant d'émissions de CO2 évitées et d’euros économisés. A titre d’exemple, réparer son lave-linge si celui tombe en panne (à demi-vie), c’est 105 kgCO2eq évités [^11] (l’équivalent de 410 km parcourus en voiture). Si j’allonge la durée totale d'usage de mes équipements multimédia et électroménagers d’un an (plutôt que les remplacer), c’est 184 kgCO2eq évités [^12]. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter les fiches dédiées à l’augmentation des durées de nos biens et équipements (rubrique Passer à l’action).
+Ce principe très en lien avec le principe précédent consiste à essayer de faire durer le plus longtemps les biens et produits que nous possédons. Qu’il s’agisse de la réparation d’une panne ou de l’extension de la durée de vie du produit (par rapport à sa durée de vie initiale théorique), c’est autant d'émissions de CO2 évitées et d’euros économisés. A titre d’exemple, réparer son lave-linge si celui tombe en panne (à demi-vie), c’est 105 kgCO2eq évités [^11] (l’équivalent de 410 km parcourus en voiture). Si j’allonge la durée totale d'usage de mes équipements multimédia et électroménagers d’un an (plutôt que les remplacer), c’est 184 kgCO2eq évités [^12]. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter les fiches dédiées à l’augmentation des durées de nos biens et équipements (rubrique Passer à l’action).
## Passer à l’action
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Pour savoir quel label choisir :
Les ateliers de réparation, d’upcycling et de customisation vous aideront à réparer, transformer ou créer à partir d’objets de récupération. Pour trouver les Repair Cafés® proches de chez vous, consultez le site de l’association : www.repaircafe.org/f
@@ -69,20 +75,23 @@ Les ateliers de réparation, d’upcycling et de customisation vous aideront à
Pour trouver des réparateurs : www.annuairereparation.fr
Pour louer et se rendre des services entre particulier :
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Pour acheter de seconde main :
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La France expérimente l’affichage environnemental. Son but : informer le consommateur sur les impacts environnementaux globaux des produits qu’il achète. Ce dispositif est pour l’instant volontaire et se concentre sur quelques secteurs seulement : l’habillement, l’ameublement, les produits électroniques, l’alimentation et l’hôtellerie. Pour en savoir plus : https://particuliers.ademe.fr/conso/conso-responsable/etiquettes-affichage-labels-environnementaux-comment-sy-retrouver
-**D’autres fiches actions** pour approfondir la notion de consommation durable :
+**D’autres fiches actions** pour approfondir la notion de consommation durable :
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- Acheter (si cela vous est nécessaire) des équipements électriques/électroniques reconditionnés, à faible consommation ou éco-conçus
- Acheter (si cela vous est nécessaire) des meubles de 2nd main ou éco-conçus
- S’habiller avec des vêtements de seconde main
@@ -92,6 +101,7 @@ La France expérimente l’affichage environnemental. Son but : informer le cons
- Se détacher de l’influence de la pub et des soldes
## Sources
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[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: [L’économie circulaire en 10 questions, décembre 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/919-l-economie-circulaire-en-10-questions-9791029712968.html)
@@ -104,6 +114,3 @@ La France expérimente l’affichage environnemental. Son but : informer le cons
[^10]: [Evaluation économique de l’allongement de la durée d’usage de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, décembre 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/126-evaluation-economique-de-l-allongement-de-la-duree-d-usage-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html#:~:text=biens%20d'%C3%A9quipement-,Evaluation%20%C3%A9conomique%20de%20l'allongement%20de%20la%20dur%C3%A9e%20d'usage,consommation%20et%20biens%20d'%C3%A9quipement&text=Le%20but%20principal%20est%20de,ou%20une%20obsolescence%20culturelle%2Fper%C3%A7ue)
[^11]: [Bien d’équipements, les bénéfices environnementaux d’allonger leur durée de vie, infographie, 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/325-biens-d-equipement-benefices-environnementaux-d-allonger-leur-duree-de-vie.html)
[^12]: [Evaluation environnementale et économique de l’allongement de la durée d’usage de biens d’équipement électriques et électroniques à l’échelle d’un foyer, rapport, avril 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/125-evaluation-environnementale-et-economique-de-l-allongement-de-la-duree-d-usage-de-biens-d-equipements-electriques-et-electroniques-a-l-echelle-d-un-foyer.html)
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diff --git "a/data/actions-plus/divers . d\303\251chets . recyclage.md" "b/data/actions-plus/divers . d\303\251chets . recyclage.md"
index 9b5a8a9e9..c65c17ce4 100644
--- "a/data/actions-plus/divers . d\303\251chets . recyclage.md"
+++ "b/data/actions-plus/divers . d\303\251chets . recyclage.md"
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# Recycler correctement ses biens et équipements
## Contexte
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Les vêtements que nous portons, notre mobilier d’intérieur, nos appareils électriques et électroniques, … en d’autres termes, nos « biens de consommation » représentent un gisement de matière conséquent et encore mal exploité. Réussir à récupérer et réutiliser cette matière est essentiel pour réduire l’impact environnemental de tous les secteurs de consommation. Suivre les consignes de tri concernant l’ensemble de nos biens et équipements, c’est aussi contribuer à rendre les filières de recyclage pertinentes au sein de la transition écologique. Plus généralement, cela permet d'œuvrer à la préservation de nombreuses ressources tout en évitant de consommer de grande quantité d’énergie.
## Impact GES moyen de l’action
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Il est difficile de quantifier l’impact de cette action à l’échelle individuelle. Néanmoins, en France, sur une année et de manière globale (i.e. portant sur les déchets des ménages, des entreprises et des collectivités), le recyclage (qu’il s’agisse de réemploi, de valorisation matière ou de valorisation énergétique) a contribué à [^1] [^2]:
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- éviter les émissions de **23 millions de tonnes de CO2**,
- éviter la consommation de **64 TWh** d’énergie soit l’équivalent de la production annuelle de trois à quatre centrales nucléaires (le parc français en compte 19)
@@ -12,57 +15,63 @@ Recycler, même à son échelle, c’est donc participer à cette économie de m
## Ordre de grandeur GES
-
-
-```Figure 1 : Impact GES de la réincorporation d’une tonne de matériaux```[^9]
+
+`Figure 1 : Impact GES de la réincorporation d’une tonne de matériaux`[^9]
## Chiffres clés à retenir
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- Le tonnage de nos déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) collecté était en 2018 de 730 000 tonnes. Cela ne représente que 51 % des 1.5 millions de tonnes [^3] mises sur le marché cette année-là . La mise sur le marché correspond à l’ensemble des produits vendus. L’objectif étant d’arriver progressivement à de très haut taux de collecte. En 2018 l’objectif fixé par les autorités était un taux de collecte de 59 %.
- Nos équipements électriques et électroniques sont à :
- - 72 % recyclés d’un point de vue matière
- - 17.8 % éliminés, c’est-à-dire dirigés vers un centre d’enfouissement ou brûlés sans récupération d’énergie, la matière est donc totalement perdue
- - 8.7 % valorisés énergétiquement, c’est-à-dire brûlés avec récupération d’énergie
- - 0.5 % réutilisés en pièces détachées et 0.8 % préparées en vue d’une réutilisation
+ - 72 % recyclés d’un point de vue matière
+ - 17.8 % éliminés, c’est-à-dire dirigés vers un centre d’enfouissement ou brûlés sans récupération d’énergie, la matière est donc totalement perdue
+ - 8.7 % valorisés énergétiquement, c’est-à-dire brûlés avec récupération d’énergie
+ - 0.5 % réutilisés en pièces détachées et 0.8 % préparées en vue d’une réutilisation
- Le volume des déchets électriques et électroniques jetés en France chaque année représente un poids de 22 kg/hab [^4]
- Le tonnage des biens d’ameublements collecté croît fortement d’année en année. Il est passé d’environ 580 000 tonnes à environ 1.15 tonnes. C’est une bonne chose mais il reste encore du chemin à parcourir car cela représente un taux de collecte de seulement 30 % (des produits mis sur le marché [^5].
- Nos meubles usagés finissent à [^6]:
- - 36 % en recyclage, réemploi et réutilisation
- - 57 % en valorisation énergétique (i.e. incinérateur)
- - 7 % en élimination (i.e. centre d’enfouissement)
+ - 36 % en recyclage, réemploi et réutilisation
+ - 57 % en valorisation énergétique (i.e. incinérateur)
+ - 7 % en élimination (i.e. centre d’enfouissement)
- Eco-mobilier, organisme en charge de la collecte et de la valorisation de nos biens d’ameublement a, en 2015, évité, par son activité, le rejet de 70 000 tonnes de CO2eq dans l’atmosphère, ce qui correspond aux émissions de GES associées à l’éclairage domestique d’1,8 million de foyers pendant un an [^7]
- A chaque fois qu’Éco-mobilier traite 4 tonnes de meubles usagés, c’est 1 tonne de CO2eq en moins dans l’atmosphère. Un effort auquel contribue chaque citoyen, puisque chaque euro d’éco-participation versé, lors de l’achat d’un bien d’ameublement, permet d’économiser 400 g de CO2eq [^7].
- Le tonnage des TLC triés (textiles, linges de maison et chaussures) a plus que doublé en 10 ans et passe de 96 000 à 196 000 tonnes. C’est encourageant mais il reste encore du chemin à parcourir car cela représente un taux de collecte de seulement 38 % (des 648 000 tonnes de TLC mises sur le marché chaque année [^8].
- Les TLC triés finissent à :
- - à 58 % à la revente en boutique de seconde main (5% en France et 95 % à l’étranger)
- - à 34 % à la valorisation matière. Ils sont notamment utilisés pour faire des chiffons d’essuyage à usage industriel et ménager, des filatures (production de nouveaux textiles), des géotextiles à destination de l'automobile et du bâtiment (pour réaliser le rembourrage et l’isolation) ou encore des plastiques composites.
- - à 8 % de la valorisation énergétique. Ils sont brûlés (avec d’autres matières) pour produire de la chaleur [^8].
+ - à 58 % à la revente en boutique de seconde main (5% en France et 95 % à l’étranger)
+ - à 34 % à la valorisation matière. Ils sont notamment utilisés pour faire des chiffons d’essuyage à usage industriel et ménager, des filatures (production de nouveaux textiles), des géotextiles à destination de l'automobile et du bâtiment (pour réaliser le rembourrage et l’isolation) ou encore des plastiques composites.
+ - à 8 % de la valorisation énergétique. Ils sont brûlés (avec d’autres matières) pour produire de la chaleur [^8].
## Explication
-Nos biens et équipements sont un gisement de matière conséquent et mal exploité. En 2019, le volume de nos biens et équipements jetés, ramené à l’individu, représente pour un français moyen : 2.9 kg de TLC (textiles, linges de maison et chaussures), 3 biens d’ameublement par an et 22 kg de DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques).
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+Nos biens et équipements sont un gisement de matière conséquent et mal exploité. En 2019, le volume de nos biens et équipements jetés, ramené à l’individu, représente pour un français moyen : 2.9 kg de TLC (textiles, linges de maison et chaussures), 3 biens d’ameublement par an et 22 kg de DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques).
Même si les taux de collecte progressent d’année en année avec la structuration des filières de collecte dédiées, le geste de recyclage pour nos biens et équipements n’est pas encore la norme. Une trop grande fraction finit encore dans nos poubelles courantes. Il est ainsi important de rappeler qu’il ne faut en aucun cas jeter nos biens et équipements dans nos poubelles courantes, qu’il s’agisse de la poubelle classique (poubelle grise) ou de la poubelle de tri (poubelle dédiée aux papiers, cartons, plastiques notamment) et ce pour plusieurs raisons :
-- incorporer nos biens et équipements dans la poubelle de tri revient à “polluer” le gisement de déchets triés, ce qui requiert, in fine, un tri plus poussé une fois notre poubelle collectée. On doit effectuer ce qu’on appelle un sur-tri qui requiert donc une utilisation d’énergie supplémentaire ;
-- incorporer nos biens et équipements dans la poubelle grise est préjudiciable à plusieurs titres, notamment pour les DEEE. Si ces derniers sont traités en France, cela revient tout simplement à perdre de la matière (cela vaut aussi pour les textiles et le mobilier). En effet, ces derniers seront très certainement envoyés vers un incinérateur ou un centre d’enfouissement. En "sortant" de la filière prévue pour leur traitement, les DEEE se retrouveront “pris en charge” par une filière de “traitement” informelle où le vol à grande échelle est monnaie courante. En effet, nos DEEE regorgent de richesse. On y trouve de l’or, du cuivre, de l’argent et de nombreux autres matériaux ayant une grande valeur. Ce vol représente une perte estimée entre 800 millions et 1.7 milliards d’euros annuellement [^4]. Ne pas trier correctement ces DEEE, c’est aussi indirectement participer à la gestion désastreuse de ces déchets qui finissent très souvent dans des décharges à ciel ouvert en Afrique et/ou en Asie (malgré parfois une réutilisation de quelques années). Les conséquences sanitaires et environnementales de ces décharges sont désastreuses, entre empoisonnement aux vapeurs des travailleurs et contamination des sols par des métaux lourds. Interpol estime qu’en Europe, le volume des déchets électriques et électroniques produits et mal gérés équivaudrait à un mur de 10 mètres de haut reliant Oslo à la pointe de l’Italie [^4].
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+- incorporer nos biens et équipements dans la poubelle de tri revient à “polluer” le gisement de déchets triés, ce qui requiert, in fine, un tri plus poussé une fois notre poubelle collectée. On doit effectuer ce qu’on appelle un sur-tri qui requiert donc une utilisation d’énergie supplémentaire ;
+- incorporer nos biens et équipements dans la poubelle grise est préjudiciable à plusieurs titres, notamment pour les DEEE. Si ces derniers sont traités en France, cela revient tout simplement à perdre de la matière (cela vaut aussi pour les textiles et le mobilier). En effet, ces derniers seront très certainement envoyés vers un incinérateur ou un centre d’enfouissement. En "sortant" de la filière prévue pour leur traitement, les DEEE se retrouveront “pris en charge” par une filière de “traitement” informelle où le vol à grande échelle est monnaie courante. En effet, nos DEEE regorgent de richesse. On y trouve de l’or, du cuivre, de l’argent et de nombreux autres matériaux ayant une grande valeur. Ce vol représente une perte estimée entre 800 millions et 1.7 milliards d’euros annuellement [^4]. Ne pas trier correctement ces DEEE, c’est aussi indirectement participer à la gestion désastreuse de ces déchets qui finissent très souvent dans des décharges à ciel ouvert en Afrique et/ou en Asie (malgré parfois une réutilisation de quelques années). Les conséquences sanitaires et environnementales de ces décharges sont désastreuses, entre empoisonnement aux vapeurs des travailleurs et contamination des sols par des métaux lourds. Interpol estime qu’en Europe, le volume des déchets électriques et électroniques produits et mal gérés équivaudrait à un mur de 10 mètres de haut reliant Oslo à la pointe de l’Italie [^4].
Le geste de recyclage est, donc, un acte précieux pour préserver la matière et l’énergie, et éviter des conséquences environnementales et sanitaires importantes. Pour nos biens et équipements, le geste de recyclage consiste toujours à les apporter en Point d’Apport Volontaire (PAV). Les PAV sont pour les TLC, les bennes vertes , pour le mobilier, la déchetterie, les magasins d’ameublement et les ressouceries/recycleries et pour les DEEE, les grands magasins vendant des produits électroniques et électroménager . Pour connaître en détail les PAV les plus près de chez vous, référez-vous à la rubrique « Passer à l’action ».
Par ailleurs, apporter les biens et équipements dont nous ne voulons plus en PAV permet, en plus des bénéfices environnementaux, de faciliter le travail des filières aval de traitement et de valorisation de nos déchets, les rendant ainsi plus pertinentes d’un point de vue économique. Ce geste permet notamment de :
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- massifier le gisement de déchets et donc, in fine, la quantité de produits pouvant être réutilisés/réemployés directement ou de matière disponible pouvant être réincorporée réellement dans la fabrication d’un autre produit. C’est ainsi que l’entreprise Le Relais conçoit l’isolant Métisse®, isolant thermique et acoustique issu de textiles recyclés .
- générer des économies de matière. Et c’est là, le principal avantage du tri et du recyclage. Cela permet d’éviter de perdre de la matière et donc de ne pas avoir à en recréer. Grâce au recyclage, on conserve donc, pour un nouvel usage, une partie de l’énergie et de la matière contenue dans les déchets. Dans le cas de nos équipements électroniques, c’est autant de processus d'extraction de matières premières, de minerais et de terres rares en moins. Pour une autre matière comme l’aluminium (bien que moins utilisée par les ménages), ce n’est pas moins de 95% d’énergie économisée par la confection d’une tonne d’aluminium à partir d’aluminium recyclé .
## Passer à l’action
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Vous souhaitez vérifier que vous respectez bien les consignes de tri pour vos emballages, pots de peinture ou médicaments et si vous vous demandez où apporter vos appareils électriques, votre ordinateur ou vos vêtements, le simulateur Que Faire de Mes Déchets est là pour vous aider :
Pour connaitre les Points d’Apports Volontaires (PAV) les plus près de chez soi :
-- Textiles, Linges de maison et Chaussures (TLC) :
-[refashion.fr](https://refashion.fr/citoyen/fr/je-d%C3%A9pose)
-- Mobiliers et biens d’ameublement :
-[www.eco-mobilier.fr](https://www.eco-mobilier.fr/vos-points-de-collecte-dedies-b2c/)
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+- Textiles, Linges de maison et Chaussures (TLC) :
+ [refashion.fr](https://refashion.fr/citoyen/fr/je-d%C3%A9pose)
+- Mobiliers et biens d’ameublement :
+ [www.eco-mobilier.fr](https://www.eco-mobilier.fr/vos-points-de-collecte-dedies-b2c/)
- Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques :
- - [www.ecosystem.eco](https://www.ecosystem.eco/fr/recherche-point-de-collecte)
- - [www.ecologic-france.com](https://www.ecologic-france.com/citoyens/ou-deposer-mes-dechets.html)
+ - [www.ecosystem.eco](https://www.ecosystem.eco/fr/recherche-point-de-collecte)
+ - [www.ecologic-france.com](https://www.ecologic-france.com/citoyens/ou-deposer-mes-dechets.html)
## Sources
+
[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: [Équipements électriques et électroniques, données 2018, rapport annuel, septembre 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/431/registre-deee-donnees-2018-rapport.pdf?modal=false)
diff --git a/data/actions-plus/divers . meubles . allongement.md b/data/actions-plus/divers . meubles . allongement.md
index 2a665d7a8..eadcf0403 100644
--- a/data/actions-plus/divers . meubles . allongement.md
+++ b/data/actions-plus/divers . meubles . allongement.md
@@ -1,40 +1,47 @@
# Augmenter la durée de vies de ses biens d’ameublement
## Contexte de l’action
+
Les meubles, plus que de simples objets pratiques composent et personnifient notre foyer. Néanmoins, ils font partie des nombreux objets que nous consommons et que nous n’hésitons pas à remplacer. Malheureusement, leur fabrication n’est pas sans impacts sur l'environnement. Des procédés nécessaires à l’assemblage, à leur acheminement jusqu’au lieu de vente, sans oublier l’impact de la ressource si cette dernière n’est pas gérée durablement (pour le bois notamment), l’impact sur le climat de notre mobilier est bien réel. Oeuvrer au prolongement de leurs durées de vie ou bien leur redonner une deuxième jeunesse c’est donc réduire son empreinte sur le climat.[^1] [^2]
-
+
## Impact GES moyen de l’action
+
J’allonge la durée d’usage totale de mon armoire :
-- en la conservant 1 an de plus (au lieu de la remplacer) après atteinte de sa “durée de vie” initiale : **≈ 35 kgCO2eq évités**
-- en la conservant 2 ans de plus (au lieu de la remplacer) après atteinte de sa “durée de vie” initiale : **≈ 70 kgCO2eq évités**
-- en la conservant 3 ans de plus (au lieu de la remplacer) après atteinte de sa “durée de vie” initiale : **≈ 105 kgCO2eq évités**
+
+- en la conservant 1 an de plus (au lieu de la remplacer) après atteinte de sa “durée de vie” initiale : **≈ 35 kgCO2eq évités**
+- en la conservant 2 ans de plus (au lieu de la remplacer) après atteinte de sa “durée de vie” initiale : **≈ 70 kgCO2eq évités**
+- en la conservant 3 ans de plus (au lieu de la remplacer) après atteinte de sa “durée de vie” initiale : **≈ 105 kgCO2eq évités**
## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs biens d'ameublement, données élaborées depuis l’étude```[^3]
+`Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs biens d'ameublement, données élaborées depuis l’étude`[^3]
## Budget
+
Allonger la durée de vie du mobilier, c’est aussi réaliser des économies. L’ADEME met en évidence [^3] qu’il est toujours économiquement favorable pour le consommateur de réparer ou de ne pas remplacer un équipement pour des raisons d’obsolescence perçue (c’est-à-dire une volonté de changer par l’utilisateur alors que l’équipement fonctionne toujours). Ainsi, pour une armoire cela peut représenter une économie d’environ 80 €.
## Chiffres clés à retenir
+
- En 2020, les ventes de meubles neufs en France ont atteint 12,7 milliards d'euros [^4].
- Chaque logement possède en moyenne 61 meubles [^5].
- Chaque année 7 milliard de grands arbres sont abattus pour un besoin économique immédiat sans être remplacés, ce qui représente 200 000 km² de forêt coupée (la surface de la Guyane !)”.
## Explication
-Les français possèdent de nombreux meubles. Selon Eco-mobilier, établissement en charge de la gestion de la fin de vie de nos mobiliers, un foyer en possède pas moins de 61. Comme pour tous les biens de consommation, nous sommes très souvent poussés à les renouveler prématurément qu’il s’agisse simplement de vouloir de nouveaux meubles (incités par des publicités alléchantes) ou bien lorsque que ces derniers n’auraient nécessité qu’une simple réparation et/ou une remise au goût du jour à coup d’huile de coude.
-En effet, se débarrasser prématurément de nos meubles contribuent de plusieurs manières à augmenter notre impact sur le climat. Premièrement, ne pas acheter un nouveau meuble permet d’éviter toutes les pollutions et les émissions de GES liées aux processus de fabrication dits “amont” des cycles de vie, c'est-à-dire la production de la matière première, l'approvisionnement, la mise en forme et l’assemblage. Cette réduction des impacts est d’autant plus significative si l’on évite de racheter un bien d’ameublement dont les matières premières qui le compose sont issues d’hydrocarbures ou de métaux (la mousse polyuréthane, le plastique et le métal sont, par exemple, des matériaux qui contribuent fortement aux poids carbone du produit final de par l’impact très important de leur phase de production) ou de bois dont la provenance de forêts gérées durablement n’est pas certifiée. En effet, le bois non certifié est très probablement issu de déforestation sauvage. Les méthodes de calcul d’impact carbone considèrent donc une forte contribution au changement climatique pour cette pratique, là où une gestion durable de la forêt, par le prélèvement de dioxyde de carbone associé à la phase de production du bois, est considérée avoir un impact neutre sur le changement climatique. Chaque année, ce n’est pas moins de 7 milliard de grands arbres qui sont abattus pour un besoin économique immédiat sans être remplacés. Cela représente 200 000 km² de forêt coupée soit l’équivalent de la surface de la Guyane.
+Les français possèdent de nombreux meubles. Selon Eco-mobilier, établissement en charge de la gestion de la fin de vie de nos mobiliers, un foyer en possède pas moins de 61. Comme pour tous les biens de consommation, nous sommes très souvent poussés à les renouveler prématurément qu’il s’agisse simplement de vouloir de nouveaux meubles (incités par des publicités alléchantes) ou bien lorsque que ces derniers n’auraient nécessité qu’une simple réparation et/ou une remise au goût du jour à coup d’huile de coude.
-Le deuxième bénéfice associé à l’allongement de la durée de vie de nos biens d’ameublement est l’évitement de la phase de transport, phase d'autant plus impactante pour les produits lourds et issus du grand import. Ainsi, le transport en camion est l’un des principaux procédés contributeurs aux émissions de GES de nos biens d’ameublement. Sur 17 meubles dont l’impact GES a été évalué [^6], il arrive dans les 3 procédés les plus contributeurs pour 12 d’entre eux.
+En effet, se débarrasser prématurément de nos meubles contribuent de plusieurs manières à augmenter notre impact sur le climat. Premièrement, ne pas acheter un nouveau meuble permet d’éviter toutes les pollutions et les émissions de GES liées aux processus de fabrication dits “amont” des cycles de vie, c'est-à-dire la production de la matière première, l'approvisionnement, la mise en forme et l’assemblage. Cette réduction des impacts est d’autant plus significative si l’on évite de racheter un bien d’ameublement dont les matières premières qui le compose sont issues d’hydrocarbures ou de métaux (la mousse polyuréthane, le plastique et le métal sont, par exemple, des matériaux qui contribuent fortement aux poids carbone du produit final de par l’impact très important de leur phase de production) ou de bois dont la provenance de forêts gérées durablement n’est pas certifiée. En effet, le bois non certifié est très probablement issu de déforestation sauvage. Les méthodes de calcul d’impact carbone considèrent donc une forte contribution au changement climatique pour cette pratique, là où une gestion durable de la forêt, par le prélèvement de dioxyde de carbone associé à la phase de production du bois, est considérée avoir un impact neutre sur le changement climatique. Chaque année, ce n’est pas moins de 7 milliard de grands arbres qui sont abattus pour un besoin économique immédiat sans être remplacés. Cela représente 200 000 km² de forêt coupée soit l’équivalent de la surface de la Guyane.
-Enfin, la réparation de nos meubles (quand cela est possible) permet aussi de limiter son impact sur le climat. Cela permet, en effet, de retarder la fin de vie du produit. Cette phase de fin de vie contribue elle aussi à l’impact GES global de nos biens d’ameublement du fait de la réémission du carbone dans l’air (carbone considéré capté lors de la phase de production du bois, c’est-à-dire la pousse des arbres). Néanmoins, cet impact peut, selon les produits, être "atténué" lorsque nos biens d’ameublement sont orientés vers les filières de valorisation énergétique (à ce sujet consulter la fiche sur la fin de vie de nos biens de consommation).
+Le deuxième bénéfice associé à l’allongement de la durée de vie de nos biens d’ameublement est l’évitement de la phase de transport, phase d'autant plus impactante pour les produits lourds et issus du grand import. Ainsi, le transport en camion est l’un des principaux procédés contributeurs aux émissions de GES de nos biens d’ameublement. Sur 17 meubles dont l’impact GES a été évalué [^6], il arrive dans les 3 procédés les plus contributeurs pour 12 d’entre eux.
+
+Enfin, la réparation de nos meubles (quand cela est possible) permet aussi de limiter son impact sur le climat. Cela permet, en effet, de retarder la fin de vie du produit. Cette phase de fin de vie contribue elle aussi à l’impact GES global de nos biens d’ameublement du fait de la réémission du carbone dans l’air (carbone considéré capté lors de la phase de production du bois, c’est-à-dire la pousse des arbres). Néanmoins, cet impact peut, selon les produits, être "atténué" lorsque nos biens d’ameublement sont orientés vers les filières de valorisation énergétique (à ce sujet consulter la fiche sur la fin de vie de nos biens de consommation).
## Passer à l’action
+
Les ateliers de réparation, d’upcycling et de customisation vous aideront à réparer, transformer ou créer à partir d’objets de récupération. Pour trouver les Repair Cafés® proches de chez vous, consultez le site de l’association :
Les ressourceries et recycleries sont des lieux dédiés au réemploi et souvent animés par des ateliers et événements consacrés au prolongement des durées de vie de nos objets.
@@ -47,8 +54,8 @@ Pour partager des conseils et des astuces sur la réparation des biens :
-
## Sources
+
[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: [Evaluation économique de l’allongement de la durée d’usage de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, décembre 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/126-evaluation-economique-de-l-allongement-de-la-duree-d-usage-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html#:~:text=biens%20d'%C3%A9quipement-,Evaluation%20%C3%A9conomique%20de%20l'allongement%20de%20la%20dur%C3%A9e%20d'usage,consommation%20et%20biens%20d'%C3%A9quipement&text=Le%20but%20principal%20est%20de,ou%20une%20obsolescence%20culturelle%2Fper%C3%A7ue)
diff --git a/data/actions-plus/divers . meubles . seconde main.md b/data/actions-plus/divers . meubles . seconde main.md
index 0b1a76872..7b975d9f1 100644
--- a/data/actions-plus/divers . meubles . seconde main.md
+++ b/data/actions-plus/divers . meubles . seconde main.md
@@ -1,57 +1,64 @@
# Acheter (si cela vous est nécessaire) des meubles de 2nd main ou éco-conçus
## Contexte de l’action
+
Il semble contre-intuitif que nos meubles puissent participer à augmenter l’empreinte carbone de notre consommation étant donné qu’il s’agit de produits figés ne consommant aucune énergie. Mais c’est oublier l’ensemble des procédés nécessaires à leur fabrication et à leur acheminement jusqu’au lieu de vente. A cela il faut aussi prendre en compte l’impact de la ressource si cette dernière n’est pas gérée durablement (pour le bois notamment). Acheter ses meubles de seconde main ou éco-conçus permet donc de réduire fortement notre impact sur le climat.[^1] [^2]
-
+
## Impact GES moyen de l’action
+
J'achète une table et 4 chaises en bois d’occasion (au lieu de neufs): **- 35 kg CO2eq**
J'équipe mon (petit) appartement avec du mobilier de 2nd main (au lieu de neufs) : **- 587 kg CO2eq**
## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs biens d'ameublement, données élaborées depuis l’étude```[^3]
+`Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs biens d'ameublement, données élaborées depuis l’étude`[^3]
-
+
-```Figure 2 : Impact GES pour plusieurs biens d'ameublement neufs et de seconde main, données élaborées depuis l’étude```[^3]
+`Figure 2 : Impact GES pour plusieurs biens d'ameublement neufs et de seconde main, données élaborées depuis l’étude`[^3]
## Budget
-Que vous cherchiez de la marque ou non, le prix final payé pour un meuble de seconde main est toujours bien moins élevé que pour du mobilier neuf. En revanche, pour des produits éco-conçus et dont le bois provient de forêts gérées durablement, il est fort probable qu’ils soient plus chers à l’achat.
+
+Que vous cherchiez de la marque ou non, le prix final payé pour un meuble de seconde main est toujours bien moins élevé que pour du mobilier neuf. En revanche, pour des produits éco-conçus et dont le bois provient de forêts gérées durablement, il est fort probable qu’ils soient plus chers à l’achat.
## Chiffres clés à retenir
+
- En 2019, les ventes de meubles neufs en France ont atteint 13.4 milliards d'euros [^4].
- Chaque logement possède en moyenne 61 meubles [^5].
- Le matériau utilisé pour la fabrication de nos meubles est important. Ainsi, un salon de jardin en bois aura une empreinte carbone moyenne deux fois moindre qu’un salon de jardin en métal (respectivement 103 kg CO2eq contre 224 kg CO2eq).
- Chaque année 7 milliard de grands arbres sont abattus pour un besoin économique immédiat sans être remplacés, ce qui représente 200 000 km² de forêt coupée (la surface de la Guyane !)”.
## Explication
+
Les produits d’ameublement, à l’inverse d’autres biens de consommation comme l'électronique, l’électroménager ou bien même les vêtements (par leur lavage régulier) n’émettront pas de gaz à effet de serre durant leur période d’utilisation. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’impact de nos meubles n'existe pas. En effet, si l’on considère l’ensemble de leur cycle de vie, plusieurs phases ont des impacts GES significatifs. Les trois phases de cycle de vie les plus contributrices sont la phase d’assemblage/distribution, la phase de production des matières premières et la phase de fin de vie.
-Il y a donc plusieurs moyens de réduire l’impact GES associé à l’achat de biens d’ameublement. La première manière est d’acheter ses meubles d’occasion/2nd main. Cela permet d’éviter toutes les pollutions et les émissions de GES liées aux processus de fabrication dits “amont” des cycles de vie, c'est-à-dire la production de la matière première, l'approvisionnement, la mise en forme et l’assemblage. Cette réduction des impacts est d’autant plus significative pour du mobilier dont les matières premières qui le compose sont issues d’hydrocarbures ou de métaux (la mousse polyuréthane, le plastique et le métal sont, par exemple, des matériaux qui contribuent fortement aux poids carbone du produit final de par l’impact très important de leur phase de production) ou de bois dont la provenance de forêts gérées durablement n’est pas certifiée. En effet, le bois non certifié est très probablement issu de déforestation sauvage. Les méthodes de calcul d’impact carbone considèrent donc une forte contribution au changement climatique pour cette pratique, là où une gestion durable de la forêt, par le prélèvement de dioxyde de carbone associé à la phase de production du bois (c’est-à-dire à la pousse de l’arbre), est considérée avoir un impact neutre sur le changement climatique. Chaque année 7 milliard de grands arbres sont abattus pour un besoin économique immédiat sans être remplacés, ce qui représente 200 000 km² de forêt coupée soit l’équivalent de la surface de la Guyane.
+Il y a donc plusieurs moyens de réduire l’impact GES associé à l’achat de biens d’ameublement. La première manière est d’acheter ses meubles d’occasion/2nd main. Cela permet d’éviter toutes les pollutions et les émissions de GES liées aux processus de fabrication dits “amont” des cycles de vie, c'est-à-dire la production de la matière première, l'approvisionnement, la mise en forme et l’assemblage. Cette réduction des impacts est d’autant plus significative pour du mobilier dont les matières premières qui le compose sont issues d’hydrocarbures ou de métaux (la mousse polyuréthane, le plastique et le métal sont, par exemple, des matériaux qui contribuent fortement aux poids carbone du produit final de par l’impact très important de leur phase de production) ou de bois dont la provenance de forêts gérées durablement n’est pas certifiée. En effet, le bois non certifié est très probablement issu de déforestation sauvage. Les méthodes de calcul d’impact carbone considèrent donc une forte contribution au changement climatique pour cette pratique, là où une gestion durable de la forêt, par le prélèvement de dioxyde de carbone associé à la phase de production du bois (c’est-à-dire à la pousse de l’arbre), est considérée avoir un impact neutre sur le changement climatique. Chaque année 7 milliard de grands arbres sont abattus pour un besoin économique immédiat sans être remplacés, ce qui représente 200 000 km² de forêt coupée soit l’équivalent de la surface de la Guyane.
-L’achat de meuble d’occasion permet également d’éviter la phase de transport du mobilier, phase d'autant plus impactante pour les produits lourds et issus du grand import. Ainsi Le transport en camion est l’un des principaux procédés contributeurs aux émissions de GES de notre mobilier. Sur 17 meubles dont l’impact GES a été évalué [^3], il arrive dans les 3 procédés les plus contributeurs pour 12 d’entre eux.
+L’achat de meuble d’occasion permet également d’éviter la phase de transport du mobilier, phase d'autant plus impactante pour les produits lourds et issus du grand import. Ainsi Le transport en camion est l’un des principaux procédés contributeurs aux émissions de GES de notre mobilier. Sur 17 meubles dont l’impact GES a été évalué [^3], il arrive dans les 3 procédés les plus contributeurs pour 12 d’entre eux.
-L’autre manière de réduire l’impact GES associé à nos achats de meubles est de s’assurer de l’éco-conception et du caractère durable des biens achetés. Les produits durables utiliseront très certainement du bois issu de forêts gérées durablement. Cette gestion durable est un enjeu majeur pour les produits bois étant donné qu’un produit en bois qui n’est pas issu de ce genre de forêts peut être plus impactant qu’un produit issu de matière fossile. C’est pourquoi, plusieurs labels s’emploient maintenant à garantir la traçabilité des approvisionnements en bois comme notamment le label PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestière), ou FSC (Forest Stewardship Council). Cette traçabilité sur l’origine du bois permet donc, grâce à la captation de CO2 lors de la pousser des arbres, de réduire l’impact GES de la phase de production de la matière première (comme expliqué plus haut). L’éco-conception permettra également de maximiser la durée de vie du produit. Cette dernière joue un rôle important dans l’impact GES final de notre consommation : un produit impactant mais qui a une longue durée de vie peut concurrencer un produit moins impactant mais avec une faible durée de vie.
+L’autre manière de réduire l’impact GES associé à nos achats de meubles est de s’assurer de l’éco-conception et du caractère durable des biens achetés. Les produits durables utiliseront très certainement du bois issu de forêts gérées durablement. Cette gestion durable est un enjeu majeur pour les produits bois étant donné qu’un produit en bois qui n’est pas issu de ce genre de forêts peut être plus impactant qu’un produit issu de matière fossile. C’est pourquoi, plusieurs labels s’emploient maintenant à garantir la traçabilité des approvisionnements en bois comme notamment le label PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestière), ou FSC (Forest Stewardship Council). Cette traçabilité sur l’origine du bois permet donc, grâce à la captation de CO2 lors de la pousser des arbres, de réduire l’impact GES de la phase de production de la matière première (comme expliqué plus haut). L’éco-conception permettra également de maximiser la durée de vie du produit. Cette dernière joue un rôle important dans l’impact GES final de notre consommation : un produit impactant mais qui a une longue durée de vie peut concurrencer un produit moins impactant mais avec une faible durée de vie.
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+
-```Figure 3 : Les deux logos à chercher quand vous achetez des meubles en bois```
+`Figure 3 : Les deux logos à chercher quand vous achetez des meubles en bois`
## Passer à l’action
-Pour acheter de seconde main :
+
+Pour acheter de seconde main :
+
-
-
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## Sources
+
[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: [Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d’équipements](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/1190-modelisation-et-evaluation-du-poids-carbone-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html)
[^4]: [Le marché de l'ameublement](https://lacnef.fr/le-marche-de-lameublement/)
[^5]: [Le parc français de meubles](https://www.eco-mobilier.fr/wp-content/uploads/plaquette-chiffres-cles-eco-mobilier-2019-1.pdf)
-
diff --git "a/data/actions-plus/divers . publicit\303\251.md" "b/data/actions-plus/divers . publicit\303\251.md"
index 75ee027a9..7c69b035f 100644
--- "a/data/actions-plus/divers . publicit\303\251.md"
+++ "b/data/actions-plus/divers . publicit\303\251.md"
@@ -1,10 +1,13 @@
# Se détacher de l’influence de la pub et des soldes
## Contexte de l’action
+
Par les désirs et besoins qu’elle crée en nous, la publicité (et plus largement le marketing) nous incite à la surconsommation. En effet, tous les biens de consommation font l’objet de stratégies d’obsolescence programmée (qu’elle soit technique et/ou culturelle) afin d’augmenter les taux de renouvellement et ainsi les volumes de ventes. Cette surconsommation, au regard des procédés, énergie et matière qu’elle mobilise, n’est aucunement soutenable. Essayer de changer de mode de consommation en prêtant moins d’importance aux désirs publicitaires est donc un geste significatif pour réduire son empreinte sur la planète.[^1] [^2]
-## Impact GES moyen de l’action
-Je ne renouvelle pas trop tôt (par effet de mode) mes équipements [^3]:
+## Impact GES moyen de l’action
+
+Je ne renouvelle pas trop tôt (par effet de mode) mes équipements [^3]:
+
- Smartphone : **16 kgCO2eq évités** en évitant le renouvellement à 2 ans de demi-vie. Cela équivaut à 60 km en voiture
- Ordinateur portable : **65 kgCO2eq évités** en évitant le renouvellement à 3 ans de demi-vie. Cela équivaut à 240 km en voiture
- Télévision : **170 kgCO2eq évités** en évitant le renouvellement à 4 ans de demi-vie. Cela équivaut à 670 km en voiture
@@ -12,18 +15,20 @@ Je ne renouvelle pas trop tôt (par effet de mode) mes équipements [^3]:
- Lave-linge : **120 kgCO2eq évités** en évitant le renouvellement à 5 ans de demi-vie. Cela équivaut à 470 km en voiture
- Réfrigérateur combiné : **110 kgCO2eq évités** en évitant le renouvellement à 5 ans de demi-vie. Cela équivaut à 110 km en voiture
-## Ordre de grandeur GES
+## Ordre de grandeur GES
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+
-```Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements à forte composante électronique, données élaborées depuis l’étude```[^4]
+`Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements à forte composante électronique, données élaborées depuis l’étude`[^4]
-
+
-```Figure 2 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements électroménager, données élaborées depuis l’étude```[^4]
+`Figure 2 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements électroménager, données élaborées depuis l’étude`[^4]
## Budget
+
Allonger la durée de vie des produits, c’est aussi réaliser des économies. L’ADEME[^5] met en évidence qu’il est toujours économiquement favorable pour le consommateur de ne pas remplacer un équipement pour des raisons d’obsolescence perçue (c’est-à-dire une volonté de changer alors que l’équipement fonctionne toujours). Cela représente une économie de :
+
- Smartphone : **96€/an** (soit 288 € sur sa durée de vie complète restante)
- Ordinateur portable : **112€/an** (soit 336 € sur sa durée de vie complète restante)
- Télévision : **44 €/an** (soit 176 € sur sa durée de vie complète restante)
@@ -31,31 +36,32 @@ Allonger la durée de vie des produits, c’est aussi réaliser des économies.
- Lave-linge : **29 €/an** (soit 145 € sur sa durée de vie complète restante)
- Réfrigérateur combiné : **36 €/an** (soit 180 € sur sa durée de vie complète restante)
-## Chiffres clés à retenir
+## Chiffres clés à retenir
+
- En 2014, 92 % des Français étaient persuadés que les produits électroménagers étaient conçus pour ne pas durer [^7].
- On évalue à 1,4 million de tonnes la quantité de déchets d’équipements électriques et électroniques produits en France chaque année [^6].
- 18 mars 2016 : depuis cette date, la garantie légale de conformité des produits est étendue à deux ans, contre six mois auparavant. Pendant cette période, le consommateur peut invoquer un défaut de conformité d’un produit, présumé existant au moment de l’achat.
## Explication
+
Notre société de consommation a vu le jour et s’est démocratisée dans l'après-guerre. Ayant contribué à l’amélioration de la qualité de vie et du confort des foyers français, nous réalisons maintenant que son existence est incompatible avec un mode de développement respectant les limites du système Terre. En effet, en créant artificiellement un besoin/une demande (par des publicités alléchantes, des stratégies marketing efficaces, etc.), nous avons la sensation que nos produits sont obsolètes tant d’un point de vue technique que du point de vue de l’image qu’ils dégagent. Nous cherchons donc à les remplacer souvent bien avant leur durée de vie atteinte. Ce renouvellement perpétuel de nos biens et équipements est la base de notre machine économique. Il permet d’augmenter la rentabilité financière de nos entreprises et de grappiller quelques points de croissance. Ce renouvellement est même souvent exacerbé au moment des soldes où les prix cassés servent à créer d’autant plus de désir afin d'augmenter les taux de renouvellement et ainsi remettre de l’huile dans le moteur de la consommation.
Malheureusement, ce mode de fonctionnement n’est pas soutenable. Comme le met en évidence plusieurs rapports de l’ADEME, il est toujours environnementalement [^3] (et économiquement même) favorable de ne pas renouveler prématurément nos biens et équipements (cf. Impact GES moyen de l’action).
-Au-delà de la remise en question des renouvellements prématurés (et donc in fine de la notion même de croissance), il s’agit de questionner la réalité de nos besoins et l’impact de nos désirs dans une société matériellement riche. Le renouvellement permanent de nos besoins (artificiels) a des impacts concrets sur notre environnement, notamment à travers l'ensemble des procédés, énergie et matières premières qui doivent être mobilisés. Au vu de l'urgence climatique et de l’intensité énergétique de nos modes de vie, nous devons questionner notre besoin réel du dernier smartphone, du réfrigérateur contrôlable à distance ou du dernier SUV en vogue. Afin de tenir l’objectif climatique et d’atteindre la neutralité carbone, la société dans son ensemble doit questionner les valeurs qu’elle porte : la réussite par la quantité de biens consommés ou la réussite par la sobriété et les impacts évités. Il s’agit in fine que notre société entre en transition afin qu’elle ne soit plus riche de ce que les individus (qui la composent) peuvent consommer mais riche de ce qu’elle leur met à disposition.
+Au-delà de la remise en question des renouvellements prématurés (et donc in fine de la notion même de croissance), il s’agit de questionner la réalité de nos besoins et l’impact de nos désirs dans une société matériellement riche. Le renouvellement permanent de nos besoins (artificiels) a des impacts concrets sur notre environnement, notamment à travers l'ensemble des procédés, énergie et matières premières qui doivent être mobilisés. Au vu de l'urgence climatique et de l’intensité énergétique de nos modes de vie, nous devons questionner notre besoin réel du dernier smartphone, du réfrigérateur contrôlable à distance ou du dernier SUV en vogue. Afin de tenir l’objectif climatique et d’atteindre la neutralité carbone, la société dans son ensemble doit questionner les valeurs qu’elle porte : la réussite par la quantité de biens consommés ou la réussite par la sobriété et les impacts évités. Il s’agit in fine que notre société entre en transition afin qu’elle ne soit plus riche de ce que les individus (qui la composent) peuvent consommer mais riche de ce qu’elle leur met à disposition.
-Le constat est clair : nos modes de consommation basés sur l'obsolescence (technique comme culturelle) et le renouvellement permanent ne sont pas soutenables. Plusieurs indicateurs mettent en évidence ce constat. Il y a tout d’abord notre empreinte carbone environ 6 fois supérieure à ce qu’elle devrait être à l’horizon 2050 pour atteindre la neutralité carbone à l’échelle planétaire. Cela suppose, en effet, de passer d’une empreinte carbone individuelle d’environ 12 tCO2eq/an à 2 tCO2eq/an.
+Le constat est clair : nos modes de consommation basés sur l'obsolescence (technique comme culturelle) et le renouvellement permanent ne sont pas soutenables. Plusieurs indicateurs mettent en évidence ce constat. Il y a tout d’abord notre empreinte carbone environ 6 fois supérieure à ce qu’elle devrait être à l’horizon 2050 pour atteindre la neutralité carbone à l’échelle planétaire. Cela suppose, en effet, de passer d’une empreinte carbone individuelle d’environ 12 tCO2eq/an à 2 tCO2eq/an.
-Un autre indicateur moins connu mesurant l’impact de nos modes de vie est l’approche environnementale. Cette approche plus globale prend en compte plusieurs critères environnementaux (et non plus uniquement le critère du CO2eq) pour évaluer notre impact. L’empreinte environnementale est ensuite ramenée au nombre de planètes Terre qu’il faudrait pour supporter les impacts associés à nos modes de vie. Ainsi, il faudrait 1.75 planète pour satisfaire les besoins de l’humanité, sans mettre en péril les besoins des générations suivantes. Néanmoins, cet impact est très différent suivant les pays et les modes de vie. En 2015, les pays développés ont ainsi utilisé 30 tonnes de ressources par habitant contre 2 tonnes dans les pays en développement [^7]. Ainsi, il faudrait pour satisfaire le mode de vie d’un français moyen vivre sur l’équivalent de 2.7 planètes Terre.
+Un autre indicateur moins connu mesurant l’impact de nos modes de vie est l’approche environnementale. Cette approche plus globale prend en compte plusieurs critères environnementaux (et non plus uniquement le critère du CO2eq) pour évaluer notre impact. L’empreinte environnementale est ensuite ramenée au nombre de planètes Terre qu’il faudrait pour supporter les impacts associés à nos modes de vie. Ainsi, il faudrait 1.75 planète pour satisfaire les besoins de l’humanité, sans mettre en péril les besoins des générations suivantes. Néanmoins, cet impact est très différent suivant les pays et les modes de vie. En 2015, les pays développés ont ainsi utilisé 30 tonnes de ressources par habitant contre 2 tonnes dans les pays en développement [^7]. Ainsi, il faudrait pour satisfaire le mode de vie d’un français moyen vivre sur l’équivalent de 2.7 planètes Terre.
Enfin, un dernier indicateur mettant en avant la non soutenabilité de nos modes de vies est [le jour du dépassement](https://www.overshootday.org/). Cet indicateur met en avant la date à laquelle l’humanité à consommer, en une année, les ressources “mises à disposition” par le système Terre. Ce jour se rapproche d’année en année (c’est à dire qu’il est de plus en plus proche du 1er janvier) et se situe en 2019 (2020 n’étant pas représentatif d’une année normale en raison de la crise sanitaire mondiale) le 29 juillet. Pour cet indicateur aussi, le jour du dépassement est différent selon les modes de vie des différents pays. Ainsi, en 2018, en considérant les modes de vie américain, luxembourgeois, français, chinois, brésilien, égyptien et vietnamien, les jours du dépassement sont survenus respectivement les 19 février, 15 mars, 5 mai, 15 juin, 19 juillet, 6 novembre, 21 décembre.
## Sources
-[1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
+
+[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: Modélisation et évaluation environnementale de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, décembre 2019, ADEME
[^4]: [Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, septembre 2018, ADEME](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/1190-modelisation-et-evaluation-du-poids-carbone-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html#:~:text=effet%20de%20serre.-,La%20pr%C3%A9sente%20%C3%A9tude%20propose%20une%20%C3%A9valuation%20du%20%C2%ABpoids%20carbone%C2%BB%20de,renouvellement%20trop%20fr%C3%A9quent%20des%20%C3%A9quipements)
[^5]: [Evaluation économique de l’allongement de la durée d’usage de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, décembre 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/126-evaluation-economique-de-l-allongement-de-la-duree-d-usage-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html#:~:text=biens%20d'%C3%A9quipement-,Evaluation%20%C3%A9conomique%20de%20l'allongement%20de%20la%20dur%C3%A9e%20d'usage,consommation%20et%20biens%20d'%C3%A9quipement&text=Le%20but%20principal%20est%20de,ou%20une%20obsolescence%20culturelle%2Fper%C3%A7ue)
[^6]: [Pourquoi nos objets nous lâchent-ils ?](https://www.qqf.fr/infographie/49/obsolescence-programmee)
[^7]: [L’économie circulaire en 10 questions, décembre 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/919-l-economie-circulaire-en-10-questions-9791029712968.html)
-
-
diff --git a/data/actions-plus/divers . textile . seconde main.md b/data/actions-plus/divers . textile . seconde main.md
index 736f9799b..89d25056a 100644
--- a/data/actions-plus/divers . textile . seconde main.md
+++ b/data/actions-plus/divers . textile . seconde main.md
@@ -1,24 +1,24 @@
# S’habiller avec des vêtements de seconde main
## Contexte de l’action
+
L’essor de la fast-fashion et sa diffusion progressive à travers le monde comme standard d’habillement est responsable de nombreux impacts à la fois sur l’environnement et sur le climat. Il s’agit souvent, pour nombre d’entre nous, du poste le plus émetteur de gaz à effet de serre dans la catégorie des biens que nous consommons [^1] [^2]. De la pousse du coton, à la synthèse de fibres synthétiques en passant par la filature, la confection et la distribution, un nombre faramineux de procédés ont lieu pour aboutir au tee-shirt préféré de notre garde-robe. Acheter ses vêtements de seconde main permet donc ne pas avoir recours à tous ces procédés de fabrication et de conditionnement réduisant ainsi fortement notre impact sur le climat et sur l’environnement en général.
-
+
## Impact GES moyen de l’action
-- S’habiller avec des vêtements de 2nd main : - 471 kg CO2eq
+- S’habiller avec des vêtements de 2nd main : - 471 kg CO2eq
## Ordre de grandeur GES
-
-
-```Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs produits d’habillement, données élaborées à partir des données de l’étude```[^3]
+
+`Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs produits d’habillement, données élaborées à partir des données de l’étude`[^3]
-
+
-```Figure 2 : Impact GES pour plusieurs produits d’habillement neufs et de seconde main, données élaborées à partir des données de l’étude```[^3]
+`Figure 2 : Impact GES pour plusieurs produits d’habillement neufs et de seconde main, données élaborées à partir des données de l’étude`[^3]
## Budget
@@ -33,21 +33,25 @@ L’essor de la fast-fashion et sa diffusion progressive à travers le monde com
- En comparaison à 2002, nous achetons en moyenne 60 % de plus de vêtements que nous gardons deux fois moins longtemps [^8].
## Explication
+
Pour faire un vêtement, il faut de la matière première (coton, soie, fibre synthétique, etc.) qui doit ensuite être traitée par différents procédés (lavage, blanchissage, coloration, anoblissement, etc.) avant de pouvoir envisager le tissage et la confection à proprement parler. Vient ensuite l’emballage et la distribution (à toutes les étapes du cycle de vie) pour que l’on puisse retrouver ce vêtement dans nos boutiques préférées. Ainsi, il n’est pas rare qu’un jean parcourt, du champ de coton à son point de vente finale, jusqu’à 65 000 km (soit une fois et demie le tour de la Terre) [^7]. L’ensemble de ces procédés contribuent (directement ou indirectement) à émettre des GES. C’est donc ainsi que la mode est l’une des industries les plus émettrices de gaz à effet de serre : son fonctionnement émet chaque année 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre.
-A ces émissions de GES s’ajoutent de nombreuses pollutions liées aux différents procédés de traitement ayant cours tout au long du cycle de confection d’un vêtement mais également de lourdes conséquences sociales . Ainsi, à titre d’exemple, on trouvera en plus d’un usage de l’eau intensif pour les cultures (de coton notamment) , des pollutions au chrome fréquentes dans les usines de tannage du cuir ne retraitant pas leurs eaux usées tout comme des pollutions liées au lavage de la fibre de coton (préalablement graissée pour éviter sa casse dans les machines industrielles). De plus, les taux de recyclage de nos vêtements en fin de vie sont quasi inexistant. Ainsi, aujourd’hui, moins de 1 % des tissus qui composent nos vêtements sont recyclés pour en faire de nouveaux [^6]. Si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur les impacts du secteur de la mode, n'hésitez pas à consulter le guide « Le revers de mon look » de l’Ademe.
+A ces émissions de GES s’ajoutent de nombreuses pollutions liées aux différents procédés de traitement ayant cours tout au long du cycle de confection d’un vêtement mais également de lourdes conséquences sociales . Ainsi, à titre d’exemple, on trouvera en plus d’un usage de l’eau intensif pour les cultures (de coton notamment) , des pollutions au chrome fréquentes dans les usines de tannage du cuir ne retraitant pas leurs eaux usées tout comme des pollutions liées au lavage de la fibre de coton (préalablement graissée pour éviter sa casse dans les machines industrielles). De plus, les taux de recyclage de nos vêtements en fin de vie sont quasi inexistant. Ainsi, aujourd’hui, moins de 1 % des tissus qui composent nos vêtements sont recyclés pour en faire de nouveaux [^6]. Si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur les impacts du secteur de la mode, n'hésitez pas à consulter le guide « Le revers de mon look » de l’Ademe.
S’habiller de seconde main permet donc d’éviter toutes les pollutions et les émissions de GES liées aux phases amont des cycles de vie des vêtements que nous portons. Cela englobe la production de la matière première, l’approvisionnement, la mise en forme et l’assemblage. Comme le montre la Figure 1 cette phase amont représente pour une grande majorité de vêtements les ¾ des émissions de GES de l’ensemble du cycle de vie.
## Passer à l’action
+
Pour acheter de seconde main :
+
-
-
-
-
-
-Pour acheter en connaissance de cause, pensez à :
+Pour acheter en connaissance de cause, pensez à :
+
- L’affichage environnemental. Au vu de l’impact de notre consommation sur notre empreinte carbone (et environnementale), il a été mis en place l’affichage environnemental. Ce dispositif permettra d’informer le consommateur sur les impacts environnementaux des produits qu’ils achètent. Pour l’instant volontaire, la démarche se concentre sur quelques secteurs seulement : l’habillement, l’ameublement, les produits électroniques, l’alimentation, l’hôtellerie. Pour en savoir plus :
@@ -55,6 +59,7 @@ Pour acheter en connaissance de cause, pensez à :
- Les labels pour garantir des produits plus responsables. Plus d’infos sur la fiche dédiée à la consommation durable[^8] et ici :
## Sources
+
[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: [Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, septembre 2018, ADEME](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/1190-modelisation-et-evaluation-du-poids-carbone-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html#:~:text=effet%20de%20serre.-,La%20pr%C3%A9sente%20%C3%A9tude%20propose%20une%20%C3%A9valuation%20du%20%C2%ABpoids%20carbone%C2%BB%20de,renouvellement%20trop%20fr%C3%A9quent%20des%20%C3%A9quipements)
diff --git "a/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . allongement.md" "b/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . allongement.md"
index d97eb9a7f..6122880ad 100644
--- "a/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . allongement.md"
+++ "b/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . allongement.md"
@@ -1,75 +1,84 @@
# Augmenter la durée de vie de ses équipements électriques et électroniques
## Contexte de l’action
+
De l’électroménager à la dernière tablette numérique, les équipements électriques et électroniques font maintenant partie intégrante de notre quotidien. Leur essor s’est malheureusement accompagné d’une stratégie d’obsolescence programmée (technique comme culturelle) afin d’augmenter les taux de renouvellement et ainsi les volumes de ventes. Certains de ces biens sont même devenus des biens de consommation classique. Ces renouvellements prématurés conduisent malheureusement à des tensions toujours plus grandes sur les ressources et augmentent les besoins en énergie. C’est préserver et allonger la durée de vie de nos équipements électriques et électroniques est un geste fort pour réduire notre empreinte sur le climat et sur l’environnement [^1] [^2].
-
+
## Impact GES moyen de l’action
+
Je répare mes appareils électroménager quand ceux-ci tombe en panne (à leur demi-vie) :
+
- **384 kgCO2eq évités** soit 1490 km en voiture (en considérant une TV, un lave-vaisselle, un lave-linge, un réfrigérateur et un aspirateur).
-*Pour plus de détails et connaître l’impact de la réparation pour d’autres équipements, consultez l’étude [^3].*
+_Pour plus de détails et connaître l’impact de la réparation pour d’autres équipements, consultez l’étude [^3]._
J’allonge la durée d’usage totale de mes équipements [^4]:
+
- en les conservant 1 an de plus (au lieu de les remplacer) : **184 kgCO2eq évités** (114 kgCO2eq pour les équipements multimédia du salon et 70 kgCO2eq pour les équipements électroménager).
- en les conservant 2 ans de plus (au lieu de les remplacer) : **374 kgCO2eq évités** (229 kgCO2eq pour les équipements multimédia du salon et 145 kgCO2eq pour les équipements électroménager).
- en les conservant 3 ans de plus (au lieu de les remplacer) : **560 kgCO2eq évités** (343 kgCO2eq pour les équipements multimédia du salon et 217 kgCO2eq pour les équipements électroménager).
## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements à forte composante électronique, données élaborées depuis l’étude```[^5]
+`Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements à forte composante électronique, données élaborées depuis l’étude`[^5]
-
+
-```Figure 2 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements électroménager, données élaborées depuis l’étude```[^5]
+`Figure 2 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements électroménager, données élaborées depuis l’étude`[^5]
## Budget
-Allonger la durée de vie des produits permet aussi de réaliser des économies. L’ADEME met en évidence [^6] qu’il est toujours économiquement favorable pour le consommateur de :
-- ne pas remplacer un équipement pour des raisons d’obsolescence perçue (c’est-à-dire une volonté de changer alors que l’équipement fonctionne toujours). Cela permet une économie de
- - 112€/an pour un ordinateur portable (soit 336 € sur sa durée de vie complète restante),
- - 96€/an (soit 288 € sur sa durée de vie complète restante) pour un smartphone 5,5’’,
- - 29 €/an (soit 145 € sur sa durée de vie complète restante) pour un lave-linge ou un réfrigérateur.
-- allonger la durée d’usage après une panne (par de la réparation) permet à l’exception de quelques équipements (ou la réparation sera plus onéreuse que les gains sur les long terme) de toujours réaliser des économies. Les économies seront de :
- - 47€/an pour un ordinateur portable (soit 141 € sur sa durée de vie complète restante),
- - 23€/an (soit 69 € sur sa durée de vie complète restante) pour un smartphone 5,5’’,
- - 5€/an (soit 25 € sur sa durée de vie complète restante) pour un lave-linge ou un réfrigérateur,
- - 86 €/an (soit 430 € sur sa durée de vie complète restante).
+
+Allonger la durée de vie des produits permet aussi de réaliser des économies. L’ADEME met en évidence [^6] qu’il est toujours économiquement favorable pour le consommateur de :
+
+- ne pas remplacer un équipement pour des raisons d’obsolescence perçue (c’est-à-dire une volonté de changer alors que l’équipement fonctionne toujours). Cela permet une économie de
+ - 112€/an pour un ordinateur portable (soit 336 € sur sa durée de vie complète restante),
+ - 96€/an (soit 288 € sur sa durée de vie complète restante) pour un smartphone 5,5’’,
+ - 29 €/an (soit 145 € sur sa durée de vie complète restante) pour un lave-linge ou un réfrigérateur.
+- allonger la durée d’usage après une panne (par de la réparation) permet à l’exception de quelques équipements (ou la réparation sera plus onéreuse que les gains sur les long terme) de toujours réaliser des économies. Les économies seront de :
+ - 47€/an pour un ordinateur portable (soit 141 € sur sa durée de vie complète restante),
+ - 23€/an (soit 69 € sur sa durée de vie complète restante) pour un smartphone 5,5’’,
+ - 5€/an (soit 25 € sur sa durée de vie complète restante) pour un lave-linge ou un réfrigérateur,
+ - 86 €/an (soit 430 € sur sa durée de vie complète restante).
Si un foyer français allonge d’un an (au lieu de les remplacer) la durée d’usage totale de ces équipements multimédia et électroménager, chacun des foyers pourrait économiser 963 € [^4].
## Chiffres clés à retenir
+
- 88 % des Français changent de téléphone portable alors que le précédent fonctionne [^7]
- La plupart des pannes sont évitables. 1 appareil sur 2 rapporté au SAV souffre juste d’un défaut d’entretien et ne nécessite aucune pièce de rechange (c’est même 60 % des cas pour le gros électroménager !) [^8]
- Un foyer français estime posséder 34 équipements électriques et électroniques alors qu’il en possède en réalité en moyenne 99, dont 6 ne sont jamais utilisés ! [^9]
- Les enquêtes d'opinion montrent que 81% des français ont une bonne image de la réparation en général (+ 7 points par rapport à 2014) et que 36 % des français réparent ou font réparer leurs produits quand ils tombent en panne [^10]
- Néanmoins 87 % estiment que la réparation n'est pas facilitée par les fabricants et pour 53 % d’entre eux réparer est plus coûteux que d'acheter un produit neuf [^10]
-- A titre d’exemple, au cours des deux dernières années :
- - 41 % des ordinateurs tombés en panne ont été remplacés et 52 % réparés (auto-réparation et professionnel) [^11]
- - 60 % des smartphones tombés en panne ont été remplacés et seulement 35 % réparés (auto-réparation et professionnel) [^12]
- - 63 % des téléviseurs tombés en panne ont été remplacés et seulement 29 % réparés (auto-réparation et professionnel) [^12]
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+- A titre d’exemple, au cours des deux dernières années :
+ - 41 % des ordinateurs tombés en panne ont été remplacés et 52 % réparés (auto-réparation et professionnel) [^11]
+ - 60 % des smartphones tombés en panne ont été remplacés et seulement 35 % réparés (auto-réparation et professionnel) [^12]
+ - 63 % des téléviseurs tombés en panne ont été remplacés et seulement 29 % réparés (auto-réparation et professionnel) [^12]
## Explication
+
La liste des équipements électriques et électroniques qui composent notre foyer est longue, très longue même. Alors que les Français pensent posséder environ 34 équipements électriques et électroniques par foyer, ils en possèdent en réalité 99 [^7].
-Poussés par des stratégies marketing toujours plus performantes nous accumulons de plus en plus de biens électriques et électroniques. Ces stratégies ont même réussi à transformer ces équipements en biens de consommation ordinaires que nous remplaçons facilement. Malheureusement, la production de ces biens n’est pas sans conséquence sur l’environnement. De l’extraction des matières premières au fonctionnement des usines sans oublier le transport ce sont de très grande quantité d’énergie et de matière qu’il faut mobiliser. Pour les produits à forte composante électronique c’est cette phase amont du cycle de vie du produit qui contribue très majoritairement à leurs impacts GES (cf Figure 1). Pour certains produits comme les télévisions ou les smartphones, la phase d’extraction de la matière première représente même plus de 80 % des impacts GES sur l'ensemble du cycle de vie [^5]. Même si cette tendance est moins marquée pour les produits à faible composante électronique (i.e. électroménager) étant donné que la phase d’utilisation est souvent la plus impactante, il n’en reste pas moins que le renouvellement prématuré des équipements contribue à augmenter significativement les émissions de GES et les pollutions (de l’air, de l’eau et du sol).
+Poussés par des stratégies marketing toujours plus performantes nous accumulons de plus en plus de biens électriques et électroniques. Ces stratégies ont même réussi à transformer ces équipements en biens de consommation ordinaires que nous remplaçons facilement. Malheureusement, la production de ces biens n’est pas sans conséquence sur l’environnement. De l’extraction des matières premières au fonctionnement des usines sans oublier le transport ce sont de très grande quantité d’énergie et de matière qu’il faut mobiliser. Pour les produits à forte composante électronique c’est cette phase amont du cycle de vie du produit qui contribue très majoritairement à leurs impacts GES (cf Figure 1). Pour certains produits comme les télévisions ou les smartphones, la phase d’extraction de la matière première représente même plus de 80 % des impacts GES sur l'ensemble du cycle de vie [^5]. Même si cette tendance est moins marquée pour les produits à faible composante électronique (i.e. électroménager) étant donné que la phase d’utilisation est souvent la plus impactante, il n’en reste pas moins que le renouvellement prématuré des équipements contribue à augmenter significativement les émissions de GES et les pollutions (de l’air, de l’eau et du sol).
-Une étude de l’Ademe sur le sujet de l'allongement des durées de vie [^4] met d’ailleurs en évidence les gains concrets de cette pratique. Ainsi, si tous les foyers français allongeaient d’un an (sur une période de 10 ans) la durée d’usage totale de chacun des 11 produits étudiés (au lieu de les remplacer), cela contribuerait à éviter l’émission d’environ 6 millions de tonnes de CO2eq, soit 0,6 millions de tonnes de CO2eq par an.
+Une étude de l’Ademe sur le sujet de l'allongement des durées de vie [^4] met d’ailleurs en évidence les gains concrets de cette pratique. Ainsi, si tous les foyers français allongeaient d’un an (sur une période de 10 ans) la durée d’usage totale de chacun des 11 produits étudiés (au lieu de les remplacer), cela contribuerait à éviter l’émission d’environ 6 millions de tonnes de CO2eq, soit 0,6 millions de tonnes de CO2eq par an.
-Maximiser la durée de vie de nos équipements électriques et électroniques est donc essentiel pour réduire notre impact sur le climat. Pour ce faire, il est essentiel d’utiliser de manière correcte nos équipements en suivant les recommandations d’usage. Un usage qui correspond à celui proné par le fabricant c’est donc un produit qui s’use moins vite. C’est ainsi 50 % des retours au SAV qui sont liés à un mauvais entretien ou à une mauvaise utilisation [^13].
+Maximiser la durée de vie de nos équipements électriques et électroniques est donc essentiel pour réduire notre impact sur le climat. Pour ce faire, il est essentiel d’utiliser de manière correcte nos équipements en suivant les recommandations d’usage. Un usage qui correspond à celui proné par le fabricant c’est donc un produit qui s’use moins vite. C’est ainsi 50 % des retours au SAV qui sont liés à un mauvais entretien ou à une mauvaise utilisation [^13].
-Néanmoins, la panne est parfois inévitable. Dans ce cas, il est indispensable d’envisager, en premier lieu, la réparation avant l’achat. Réparer plutôt que remplacer permet aussi de réduire son impact sur le climat. Ainsi, à titre d’exemple [^3]:
+Néanmoins, la panne est parfois inévitable. Dans ce cas, il est indispensable d’envisager, en premier lieu, la réparation avant l’achat. Réparer plutôt que remplacer permet aussi de réduire son impact sur le climat. Ainsi, à titre d’exemple [^3]:
f- aire réparer une télévision (40-49’’) qui est tombée en panne à demi-vie permet de réaliser une économie de 90 kg CO2-eq, soit l’équivalent de 350 kilomètres en voiture.
+
- Pour un lave-linge, l’économie réalisée est de 100 kg CO2-eq soit 390 kilomètres.
Pour réaliser vos réparations plusieurs solutions s’offrent à vous. Vous pouvez, en premier lieu, tenter de la réaliser vous même. Il existe maintenant un grand nombre de guides et tutoriels dédiés à la réparation de nos biens électriques et électroniques. Sachez également que de nombreuses associations et villes organisent des ateliers de réparation tels que ceux des Repair Cafés®. Néanmoins, si votre réparation paraît trop compliquée, n'hésitez pas à vous tourner vers les professionnels du secteur de la réparation qui, à l’inverse de nombreux fabricants, ne vous pousseront pas à l’achat d’un objet neuf. . Il existe ainsi en France environ 126 000 entreprises recensées [^14] dans le secteur de la réparation et pour de très grande variété d'objets (maroquinerie, mobilier, électronique,etc.)
-De plus, sachez qu’afin de vous aidez dans d’éventuelles réparations, la loi oblige depuis 2015 [^15] les vendeurs de bien neufs de produire une information sur la durée de disponibilité des pièces détachées.
+De plus, sachez qu’afin de vous aidez dans d’éventuelles réparations, la loi oblige depuis 2015 [^15] les vendeurs de bien neufs de produire une information sur la durée de disponibilité des pièces détachées.
## Passer à l’action
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Les ateliers de réparation, d’upcycling et de customisation vous aideront à réparer, transformer ou créer à partir d’objets de récupération. Pour trouver les Repair Cafés® proches de chez vous, consultez le site de l’association : 
Pour consulter les notices et manuels d’utilisation des différents produits, échanger sur un forum d’entraide et dialoguer directement avec les fabricants : www.apreslachat.com
@@ -84,8 +93,8 @@ Pour partager des conseils et des astuces sur la réparation des biens : www.com
Les Amis de la Terre proposent des adresses près de chez vous pour donner une seconde vie à vos objets : 
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## Sources
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[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Empreinte carbone d’un français moyen en 2010, Terra Eco, Carbone 4](https://www.terraeco.net/1990-2010-Notre-r-evolution,19337.html)
[^3]: [Bien d’équipements, les bénéfices environnementaux d’allonger leur durée de vie, infographie, 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/325-biens-d-equipement-benefices-environnementaux-d-allonger-leur-duree-de-vie.html)
diff --git "a/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . seconde main.md" "b/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . seconde main.md"
index e6f29ac4e..f58881933 100644
--- "a/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . seconde main.md"
+++ "b/data/actions-plus/divers . \303\251lectrom\303\251nager . seconde main.md"
@@ -1,63 +1,71 @@
# Acheter (si cela vous est nécessaire) des équipements électriques/électroniques reconditionnés, à faible consommation ou éco-conçus
## Contexte
+
De l’électroménager à la dernière tablette numérique, les équipements électriques et électroniques font maintenant partie intégrante de notre quotidien. Malheureusement, la production et le fonctionnement de ces biens ne sont pas sans impact sur le climat et sur l'environnement. De l’extraction de la matière première aux transports dans nos magasins, sans oublier leur fonctionnement quotidien, ce sont des quantités toujours plus importantes de matières et d’énergie à mobiliser. C’est pourquoi, acheter des équipements électriques et électroniques reconditionnés et/ou à faible consommation d’énergie et/ou éco-conçus permet de réduire fortement son impact sur le climat
## Impact GES moyen de l’action
+
- Acheter une machine à laver reconditionnée au lieu d’une neuve : **275 kg CO2eq évités** (cf. Figure 2)
- Acheter un smartphone reconditionné au lieu d’un neuf **40 kg CO2eq évités** (cf. Figure 1)
- Fonctionnement d’appareils efficaces vs appareils peu efficaces : **36 kg CO2eq/an évités**
## Ordre de grandeur GES
-
-```Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements à forte composante électronique,données élaborées depuis```[^2]
+
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+`Figure 1 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements à forte composante électronique, données élaborées depuis`[^2]
-
+
-```Figure 2 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements électroménager, données élaborées depuis```[^2]
+`Figure 2 : Impact GES des phases amont et aval pour plusieurs équipements électroménager, données élaborées depuis`[^2]
-
+
-```Figure 3 : Impact GES sur une année associé au fonctionnement d’équipements classiques et d’équipements à faible consommation énergétique, à partir des consommations données dans```[^3]
+`Figure 3 : Impact GES sur une année associé au fonctionnement d’équipements classiques et d’équipements à faible consommation énergétique, à partir des consommations données dans`[^3]
-*Les équipements pris en compte sont : un réfrigérateur/congélateur, une machine à laver, un lave-vaisselle, un sèche-linge, un ordinateur, un aspirateur et un téléviseur*
+_Les équipements pris en compte sont : un réfrigérateur/congélateur, une machine à laver, un lave-vaisselle, un sèche-linge, un ordinateur, un aspirateur et un téléviseur_
## Budget
+
Que vous cherchiez de la marque ou non, le prix final payé en caisse est toujours bien moins élevé pour des équipements de seconde main que pour des équipements neufs. En revanche, il est fort probable que des produits éco-conçus ou efficaces soient plus chers à l’achat. Néanmoins, leur faible consommation d’énergie les rend plus rentables sur le long terme. Ainsi, sur la base des mêmes équipements que la Figure 3 et en considérant les consommations données dans [^3]:
-- Consommation des équipements- classiques : 1515 kWh/an soit *235 €/an*
-- Consommation des équipements à haute performance énergétique : 725 kWh soit *110 €/an*
+
+- Consommation des équipements- classiques : 1515 kWh/an soit _235 €/an_
+- Consommation des équipements à haute performance énergétique : 725 kWh soit _110 €/an_
## Chiffres clés à retenir
+
- Si tous les ménages français qui s’équipent en nouveaux appareils choisissaient les plus économes, on économiserait 4,9 TWh / an, soit autant que la consommation d’électricité domestique de 2 millions de personnes [^1]
- Les économies d’énergie réalisables avec les appareils les mieux classés sont loin d’être anecdotiques. La classe A+++, signale les appareils qui consomment de 20 à 50 % d’énergie de moins que ceux classés A+ [^1].
- 52 % des consommateurs affirment souhaiter consommer mieux, et la moitié des consommateurs se déclarent prêts à payer 20 % plus cher un produit mieux noté dans le cadre de l’affichage environnemental [^4]
-- Pour les produits à forte composante électronique , la phase de production des matières premières représente souvent plus des ¾ de l’impact GES. Ainsi, l’impact, sur l’ensemble du cycle de vie, d’une télévision estimée à 343 kgCO2eq [^5] provient à 80 % de l’extraction des matières premières (299 kgCO2eq).
+- Pour les produits à forte composante électronique , la phase de production des matières premières représente souvent plus des ¾ de l’impact GES. Ainsi, l’impact, sur l’ensemble du cycle de vie, d’une télévision estimée à 343 kgCO2eq [^5] provient à 80 % de l’extraction des matières premières (299 kgCO2eq).
- Pour les produits électroménagers, la phase de production des matières premières et la phase d’utilisation représentent à elles deux très souvent plus de 70 % de l’impact GES. Ainsi, l’impact, sur l’ensemble du cycle de vie, d’un réfrigérateur estimé à 343 kgCO2eq [^5] est réparti à :
- - 154 kgCO2eq (45 %) pour la phase production de matières premières
- - 84 kgCO2eq (25 %) pour la phase d’utilisation
- - 19 kg approvisionnement, 36 kg mise en forme, 28 kg assemblage, 63 kg distribution, -41 kg (recyclage)
+ - 154 kgCO2eq (45 %) pour la phase production de matières premières
+ - 84 kgCO2eq (25 %) pour la phase d’utilisation
+ - 19 kg approvisionnement, 36 kg mise en forme, 28 kg assemblage, 63 kg distribution, -41 kg (recyclage)
## Explication
+
Dans le cas des équipements électriques (comme l’électroménager) et électroniques (équipements multimédia notamment), la phase amont représente très souvent, à elle seule, plus de la moitiée des impacts GES des produits sur l’ensemble de leur cycle de vie. Cette phase représente même plus de ¾ des impacts pour les produits électroniques (de type ordinateur portable, smartphone, tablette, etc.).
C’est pourquoi, afin de réduire son impact sur le climat, il est pertinent d’acheter des produits reconditionnés plutôt que neufs. En effet, les produits reconditionnés permettent d’éviter toutes les pollutions et les émissions de GES liées aux phases amont des cycles de vie (plus particulièrement les phases d'extraction de la matière première, d'approvisionnement, de mise en forme et d’assemblage).
-Néanmoins, si l’on souhaite acheter neuf, il existe aussi plusieurs moyens de réduire l’impact GES de ses achats. Pour se faire il faut se tourner vers des produits efficaces (c'est-à-dire à faible consommation d’énergie, aussi appelés à haute performance énergétique) et/ou éco-conçus. Le caractère “efficace” est primordial dans le cas d’appareil électroménager ou la consommation d’énergie sur la phase d’utilisation représente souvent une part significative de l’impact GES d’un produit. Pour aider le consommateur à s’y retrouver dans le choix de ses appareils, des “étiquettes énergie” équipent maintenant tout nouveau produit électroménager. Ces étiquettes par une graduation claire permettent d’identifier clairement les produits performants énergétiquement et à consommation réduite.
+Néanmoins, si l’on souhaite acheter neuf, il existe aussi plusieurs moyens de réduire l’impact GES de ses achats. Pour se faire il faut se tourner vers des produits efficaces (c'est-à-dire à faible consommation d’énergie, aussi appelés à haute performance énergétique) et/ou éco-conçus. Le caractère “efficace” est primordial dans le cas d’appareil électroménager ou la consommation d’énergie sur la phase d’utilisation représente souvent une part significative de l’impact GES d’un produit. Pour aider le consommateur à s’y retrouver dans le choix de ses appareils, des “étiquettes énergie” équipent maintenant tout nouveau produit électroménager. Ces étiquettes par une graduation claire permettent d’identifier clairement les produits performants énergétiquement et à consommation réduite.
-
+
-```Figure 4 : Exemple d'étiquette d'énergie pour un réfrigérateur/congélateur 2 portes```
+`Figure 4 : Exemple d'étiquette d'énergie pour un réfrigérateur/congélateur 2 portes`
Enfin, dans le cas où il nous est nécessaire d’acheter un produit neuf, il est également pertinent de se tourner vers des produits éco-conçus. Tout d’abord, l’écoconception, au même titre que l’évaluation GES, raisonne sur l’ensemble cycle de vie du produit en s’intéressant cependant à une multitude d’impacts environnementaux et non plus seulement au critère carbone (le critère GES devient un critère parmi d’autres). Une analyse de cycle de vie s’intéressera, par exemple, aux impact tels que l’épuisement des ressources, l’artificialisation des sols ou encore l’eutrophisation de l’eau. Etre vigilant à ces autres impacts environnementaux est essentiel dans le contexte de « gadgetisation de nos appareils » qui entraîne une utilisation accrue de métaux rares/précieux. Il est important de mentionner que la démarche d’écoconception cherchera également à diminuer l’impact environnemental de la phase d’utilisation et se concentrera donc bien évidemment sur la performance énergétique du produit. De plus, cette démarche travaillera à la modularité du produit afin de faciliter sa réparation et donc d’augmenter sa durée de vie. L’écoconception sort donc de la démarche d’obsolescence programmée (technique) qui est la norme chez de très nombreux constructeurs. Enfin, l'écoconception va dès la phase de conception penser la fin de vie du produit (via le choix de matériaux recyclables, la modularité, etc.) facilitant ainsi son recyclage. Cela contribue donc à faire émerger une économie circulaire (les matériaux sont plus facilement transformables en matière première secondaire). Choisir un produit éco-conçu c’est donc soutenir l’émergence de cette économie.
## Passer à l’action
+
Ecogator : analyse financière des étiquettes énergies des appareils
## Sources
+
[^1]: [L’empreinte carbone des Français reste stable, janvier 2020, Commissariat général au développement durable](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-01/datalab-essentiel-204-l-empreinte-carbone-des-francais-reste-%20stable-janvier2020.pdf)
[^2]: [Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d’équipement, rapport, septembre 2018, ADEME](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/1190-modelisation-et-evaluation-du-poids-carbone-de-produits-de-consommation-et-biens-d-equipement.html#:~:text=effet%20de%20serre.-,La%20pr%C3%A9sente%20%C3%A9tude%20propose%20une%20%C3%A9valuation%20du%20%C2%ABpoids%20carbone%C2%BB%20de,renouvellement%20trop%20fr%C3%A9quent%20des%20%C3%A9quipements)
[^3]: [Réduire sa facture d’électricité, Juin 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/changement-climatique-et-energie/1966-reduire-sa-facture-d-electricite-9791029708275.html)
[^4]: [Ademe Magazine, n°124, Avril 2019](https://librairie.ademe.fr/produire-autrement/953-ademe-vous-le-mag-n-124.html)
[^5]: [Ces objets qui pèsent lourd dans notre quotidien](https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-poids-carbone/)
-
diff --git "a/data/actions-plus/logement . baisse 1 degr\303\251.md" "b/data/actions-plus/logement . baisse temp\303\251rature.md"
similarity index 75%
rename from "data/actions-plus/logement . baisse 1 degr\303\251.md"
rename to "data/actions-plus/logement . baisse temp\303\251rature.md"
index 0c6c9c3f8..c91f81e8b 100644
--- "a/data/actions-plus/logement . baisse 1 degr\303\251.md"
+++ "b/data/actions-plus/logement . baisse temp\303\251rature.md"
@@ -1,40 +1,45 @@
# Diminuer la température de chauffage de son logement
## Contexte de l’action
+
¾ des de la consommation d’énergie d’un ménage est consacrée au chauffage et à l’eau chaude sanitaire [^1]. Cette consommation d’énergie, en plus d’avoir un coût financier non négligeable, participe à augmenter l’empreinte carbone des ménages. Elle peut toutefois facilement être limitée en diminuant la température des pièces occupées sans perdre de confort thermique ou bien ressentir une sensation de froid (à condition d’avoir des logements bien isolés). Ainsi, régler la température entre 19° et 21°C dans les pièces occupées la journée (et 17°C la nuit ou dans les pièces peu occupées) permet de contribuer à réduire son impact sur le climat.
-
+
## Impact GES moyen de l’action et ordre de grandeur
-
+
-```Figure 1 : Impact GES (réduction des émissions GES) sur une année d’une baisse de la température par rapport à une température initiale de 23°C pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an ```
+`Figure 1 : Impact GES (réduction des émissions GES) sur une année d’une baisse de la température par rapport à une température initiale de 23°C pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an `
## Budget
+
Les économies d’énergie sont très variables d’un type d’énergie à l’autre et sont bien évidement d’autant plus importantes que la diminution en température est grande. Comme le monte la Figure 2 elles peuvent aller de quelques dizaines d’euros à plus de 100 euros par an.
-
+
-```Figure 2 : Economies (en €) sur une année en fonction d’une baisse de la température par rapport à une température initiale de 23°C et pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an ```
+`Figure 2 : Economies (en €) sur une année en fonction d’une baisse de la température par rapport à une température initiale de 23°C et pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an `
## Chiffres clés à retenir
+
- Baisser le chauffage d’1°C dans son logement, c’est **7% d’économie d’énergie.**
- Dans un souci de simplification on considère que 66 % de la consommation énergétique d’un foyer est dédiée au chauffage et 11 % à l’eau chaude sanitaire [^1]. Néanmoins cette moyenne cache de grande disparité entre les modes de chauffage. Ainsi, la part dédiée au chauffage représente :
- - 24 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant à l’électrique
- - 82 % % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au gaz
- - 87 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au fioul
- - 100 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au bois
+ - 24 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant à l’électrique
+ - 82 % % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au gaz
+ - 87 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au fioul
+ - 100 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au bois
## Explication
+
Les ménages français consacrent les 2/3 de leur consommation d’énergie au chauffage [^1], ce qui en fait un poste de dépense énergétique prépondérant au sein l’empreinte carbone logement des ménages, qui plus est quand on sait que la majorité des logements, en France, sont chauffés au gaz ou au fioul (respectivement 39 % au gaz et 12 % au fioul contre 35 % à l’électricité).
Un logement surchauffé contribue à augmenter nos émissions de GES. Cette augmentation est d’autant plus importante si ces derniers sont équipés de chaudières fonctionnant au fioul ou au gaz (cf. fiche action « Je passe à une chaudière bois ou à une pompe à chaleur »). Même si la modification de la température de chauffe des pièces peut paraître dérisoire étant donné qu’elle n'entraîne pas une aussi forte réduction de notre empreinte carbone que pourrait le faire d’autres changements plus radicaux (arrêt de la consommation de viande, se passer de sa voiture, etc.), cet éco-geste est tout de même utile pour s’engager dans une démarche de transition à l’échelle personnelle et/ou à l’échelle du foyer.
-Ainsi, baisser la température de chauffage d’1°C représente une économie d’énergie de 7% [^2]: cela représente, dans le cadre d’un chauffage électrique et pour une consommation annuelle moyenne d’environ 10 000 kWh, un gain d’environ 26 kg CO2eq par an et de 53 kg CO2eq pour une baisse de 2°C. Cette réduction d’émission de GES est bien entendue d’autant plus forte lorsqu’il s’agit de chauffage au fioul ou au gaz. Comme le montre la Figure 1, la réduction d’émission de GES peut atteindre plusieurs centaines de kg CO2eq. Cette réduction atteint même 600 kg CO2eq pour un foyer se chauffant au fioul et décidant de réduire sa température de 3°C (pour chauffer à 20°C).
+Ainsi, baisser la température de chauffage d’1°C représente une économie d’énergie de 7% [^2]: cela représente, dans le cadre d’un chauffage électrique et pour une consommation annuelle moyenne d’environ 10 000 kWh, un gain d’environ 26 kg CO2eq par an et de 53 kg CO2eq pour une baisse de 2°C. Cette réduction d’émission de GES est bien entendue d’autant plus forte lorsqu’il s’agit de chauffage au fioul ou au gaz. Comme le montre la Figure 1, la réduction d’émission de GES peut atteindre plusieurs centaines de kg CO2eq. Cette réduction atteint même 600 kg CO2eq pour un foyer se chauffant au fioul et décidant de réduire sa température de 3°C (pour chauffer à 20°C).
Par ailleurs, des actions similaires peuvent être mises en œuvre au sein des logements collectifs. Ainsi, il est aussi possible d’œuvrer à la réduction des consommations énergétiques des copropriétés par l’intermédiaire du « ralenti de nuit ». Ce dispositif de réglage installé directement sur la chaudière collective permet de contrôler sa température pendant la nuit. Il abaisse ainsi la température de 2 à 3°C entre 23h et 5h du matin. Ce procédé simple permet notamment de générer des économies d’énergies pouvant aller jusqu’à 5 %.
## Sources
+
[^1]: [Consommation des ménages – Climat, air et énergie, 2018, ADEME](https://centre.ademe.fr/sites/default/files/climat-air-energie-chiffres-cles.pdf)
-[^2]: [40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie Aout 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/cadic/1001/guide-pratique-economiser-eau-energie.pdf?modal=false)
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+[^2]: [40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie Aout 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/cadic/1001/guide-pratique-economiser-eau-energie.pdf?modal=false)
diff --git "a/data/actions-plus/logement . chaudi\303\250re remplacement.md" "b/data/actions-plus/logement . chaudi\303\250re remplacement.md"
index 2d3794e3d..08597b035 100644
--- "a/data/actions-plus/logement . chaudi\303\250re remplacement.md"
+++ "b/data/actions-plus/logement . chaudi\303\250re remplacement.md"
@@ -1,33 +1,35 @@
# Passer à une chaudière bois ou à une pompe à chaleur (si je suis propriétaire d’une chaudière fonctionnant au fioul ou au gaz)
## Contexte de l’action
-Les ménages français consacrent ¾ de leur consommation d’énergie au chauffage et à l’eau chaude sanitaire [^1]. Ces consommations énergétiques, en plus d’avoir un coût financier non négligeable, participe à augmenter leur empreinte carbone. Celle-ci sera d’autant plus fortement majorée si le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire sont assurés par des chaudières au fioul ou au gaz. En effet, ces équipements en utilisant des combustibles fossiles sont bien plus émetteurs de GES que des équivalents électriques, bois ou des pompes à chaleur.
+
+Les ménages français consacrent ¾ de leur consommation d’énergie au chauffage et à l’eau chaude sanitaire [^1]. Ces consommations énergétiques, en plus d’avoir un coût financier non négligeable, participe à augmenter leur empreinte carbone. Celle-ci sera d’autant plus fortement majorée si le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire sont assurés par des chaudières au fioul ou au gaz. En effet, ces équipements en utilisant des combustibles fossiles sont bien plus émetteurs de GES que des équivalents électriques, bois ou des pompes à chaleur.
Remplacer son système de chauffage par un système de chauffage plus performant et écologique est donc un geste fort pour le climat.
-## Impact GES moyen de l’action
+## Impact GES moyen de l’action
- Je remplace ma chaudière fioul par une chaudière bois : **- 2571 kgCO2eq/an**
- J’installe une PAC au lieu de ma chaudière fioul : **- 2435 kgCO2eq/an**
- Je remplace ma chaudière gaz par une chaudière bois : **- 1631 kgCO2eq/an**
- J’installe une PAC au lieu de ma chaudière gaz : **- 1503 kgCO2eq/an**
-## Ordre de grandeur GES
+## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 1 : Impact GES par kWh de différents types procédés de chauffage - source Base Carbone®```
+`Figure 1 : Impact GES par kWh de différents types procédés de chauffage - source Base Carbone®`
## Budget
-Les chaudières et équipements bois sont relativement plus chers à l’achat que des installations au gaz ou au fioul électriques mais ont l’avantage d’utiliser un combustible peu cher et renouvelable : le bois. Les pompes à chaleur, quant à elles, sont des équipements vraiment plus chers qui demandent un investissement plus conséquent et qui seront donc mieux rentabilisés dans des habitats à fort besoin de chauffage. A titre de comparaison, l’ADEME met en avant des prix comparatifs moyens [^2]:
-
+Les chaudières et équipements bois sont relativement plus chers à l’achat que des installations au gaz ou au fioul électriques mais ont l’avantage d’utiliser un combustible peu cher et renouvelable : le bois. Les pompes à chaleur, quant à elles, sont des équipements vraiment plus chers qui demandent un investissement plus conséquent et qui seront donc mieux rentabilisés dans des habitats à fort besoin de chauffage. A titre de comparaison, l’ADEME met en avant des prix comparatifs moyens [^2]:
-```Tableau 1 : prix indicatifs d’installation de chauffage central```
+
+`Tableau 1 : prix indicatifs d’installation de chauffage central`
-Au cout de l’installation, s’ajoute, quand on envisage de s’équiper/remplacer sa chaudière, le cout du combustible utilisé. Ainsi, ramené au kWh le bois est le moyen le plus économique de se chauffer. A titre de comparaison (les prix et les écarts variant légèrement d’un comparateur à l’autre) le prix d’un kWh de bois sera de 0.059 €, contre 0.062 € pour le gaz et 0.076 pour le fioul. De plus, le bois à l’avantage d’être une ressource renouvelable et produite localement dont l’évolution des prix futurs pourra être bien plus facilement maitrisée que des hydrocarbures importés.
+Au cout de l’installation, s’ajoute, quand on envisage de s’équiper/remplacer sa chaudière, le cout du combustible utilisé. Ainsi, ramené au kWh le bois est le moyen le plus économique de se chauffer. A titre de comparaison (les prix et les écarts variant légèrement d’un comparateur à l’autre) le prix d’un kWh de bois sera de 0.059 €, contre 0.062 € pour le gaz et 0.076 pour le fioul. De plus, le bois à l’avantage d’être une ressource renouvelable et produite localement dont l’évolution des prix futurs pourra être bien plus facilement maitrisée que des hydrocarbures importés.
Pour rénover votre chauffage (ainsi qu’améliorer l’efficacité énergétique de votre logement) il existe de nombreuses aides:
+
- le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE),
- la TVA à taux réduit,
- l’éco-prêt à taux zéro,
@@ -42,25 +44,28 @@ https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/finances/aides-a-renovation
Enfin, le guide ADEME Grand Public « Aides financières » [^3] (ainsi que les autres listés dans la section Sources) sont aussi des ressources utiles et pour comprendre les enjeux techniques et financiers de la rénovation de son système de chauffage.
## Chiffres clés à retenir
+
- Dans un souci de simplification on considère que 66 % de la consommation énergétique d’un foyer est dédiée au chauffage et 11 % à l’eau chaude sanitaire [^1]. Néanmoins cette moyenne cache de grande disparité entre les modes de chauffage. Ainsi, la part dédiée au chauffage représente :
- - 24 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant à l’électrique
- - 82 % % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au gaz
- - 87 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au fioul
- - 100 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au bois
+
+ - 24 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant à l’électrique
+ - 82 % % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au gaz
+ - 87 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au fioul
+ - 100 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au bois
- Les différents système d’équipements possèdent des rendements énergétiques très différents. Cela est également à prendre en compte quand on décide de s’équiper/renouveler son système de chauffage. Ainsi, le rendement sur énergie primaire est estimé à [^2]:
- - 38 % pour les radiateurs électriques
- - 92 % pour le gaz (chaudière à condensation)
- - 89 % pour le fioul (chaudière à condensation)
- - 110 à 140 % pour les PAC aérothermiques et géothermiques
- - 65 % à 105 % que l’on considère une chaudière bois à bûches ou une chaudière à plaquettes et granulés
+ - 38 % pour les radiateurs électriques
+ - 92 % pour le gaz (chaudière à condensation)
+ - 89 % pour le fioul (chaudière à condensation)
+ - 110 à 140 % pour les PAC aérothermiques et géothermiques
+ - 65 % à 105 % que l’on considère une chaudière bois à bûches ou une chaudière à plaquettes et granulés
## Explication
+
Les ménages français consacrent ¾ de leur consommation d’énergie au chauffage et à l’eau chaude sanitaire (respectivement 66 % pour le chauffage et 11 % pour l’eau chaude sanitaire [^1]). Quand l’énergie nécessaire à ces besoins est produite par des chaudières fioul ou gaz, l’empreinte carbone du poste logement est fortement majorée. En effet, ces combustibles fossiles sont biens plus émetteurs de GES qu’un chauffage électrique, qu’une chaudière à bois ou encore qu’une pompe à chaleur (Figure 1).
Plusieurs solutions sont alors possibles pour remplacer ces chaudières. L’ADEME a publié plusieurs guides Grand Public pour aider les individus et les ménages à s’y retrouver. Ces guides servent à identifier le chauffage adapté à ses besoins et mettent en avant les différentes aides financières disponibles [^2] [^4]. N’hésitez pas à les consulter !
-En général, les choix privilégiés pour remplacer les chaudières fonctionnant au fioul ou au gaz sont les chaudières/poêles à bois et les pompes à chaleur. Le remplacement par des chauffages électriques même si peu coûteux n’est pas idéal en raison de son faible rendement sur énergie primaire. Ce dernier peut tout de même s’envisager dans des logements parfaitement isolés.
+En général, les choix privilégiés pour remplacer les chaudières fonctionnant au fioul ou au gaz sont les chaudières/poêles à bois et les pompes à chaleur. Le remplacement par des chauffages électriques même si peu coûteux n’est pas idéal en raison de son faible rendement sur énergie primaire. Ce dernier peut tout de même s’envisager dans des logements parfaitement isolés.
Les chaudières et les poêles à bois sont des bonnes alternatives aux chaudières traditionnelles étant donné leur bon rendement énergétique, le prix abordable du combustible (non soumis aux aléas géopolitiques et issu d’une ressource renouvelable : la biomasse) et leurs faibles émissions de GES (environ 15 fois moins qu’un chauffage au fioul [^5]). Il est toutefois recommandé de se tourner vers les poêles les plus efficaces étant donné que les installations plus anciennes (comme les foyers ouverts) sont responsables d’émissions de polluants atmosphériques tel que des particules fines, des monoxydes de carbone (CO), des oxydes d’azote (NOx) ou encore des Composés Organiques Volatils (COV). N’hésitez donc pas à vous tourner vers une installation labellisée Flamme Verte. Cette labellisation assure que les équipements bois installés sont performants énergétiquement et n’émettent que très peu de polluants atmosphériques (les appareils labellisés Flamme Verte émettent en moyenne 30 fois moins de particules que les foyers ouverts et les foyers anciens [^5]).
@@ -69,8 +74,9 @@ Les pompes à chaleur, quant à elles, sont des solutions extrêmement performan
Par ailleurs, si votre collectivité à développer des installations de biogaz (gaz issu de la méthanisation des effluents des élevages agricoles et/ou des biodéchets des ménages) une chaudière à gaz fonctionnant sur le réseau de gaz urbain peut être une solution viable étant donné leurs bons rendements énergétiques et leurs faibles émissions (cf. Figure 1).
## Sources
+
[^1]: [Consommation des ménages – Climat, air et énergie, 2018, ADEME](https://centre.ademe.fr/sites/default/files/climat-air-energie-chiffres-cles.pdf)
[^2]: [Une maison plus écologique, Aout 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/1583/guide-pratique-maison-plus-ecologique.pdf?modal=false)
[^3]: [Aides financières, Octobre 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/351/guide-pratique-aides-financieres-renovation-habitat-2020.pdf?modal=false)
[^4]: [Se chauffer mieux et moins cher, Septembre 2018, ADEME](https://api.faire.gouv.fr/sites/default/files/2018-08/guide-pratique-chauffer-mieux-moins-cher_0.pdf)
-[^5]: [Le label Flamme Verte : un chauffage au bois écologique, performant, économique et contemporain, Dossier de Presse, ADEME, Avril 2015](https://www.flammeverte.org/fichs/13457.pdf)
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+[^5]: [Le label Flamme Verte : un chauffage au bois écologique, performant, économique et contemporain, Dossier de Presse, ADEME, Avril 2015](https://www.flammeverte.org/fichs/13457.pdf)
diff --git "a/data/actions-plus/logement . climatisation . r\303\251duction.md" "b/data/actions-plus/logement . climatisation . r\303\251duction.md"
index 8483ccdbe..6927911af 100644
--- "a/data/actions-plus/logement . climatisation . r\303\251duction.md"
+++ "b/data/actions-plus/logement . climatisation . r\303\251duction.md"
@@ -1,44 +1,52 @@
# Privilégier l’isolation active (en cas de forte chaleur)
## Contexte de l’action
+
Les épisodes de forte chaleur sont amenés à gagner en intensité et en fréquence à cause du réchauffement climatique. Afin de s’en prémunir, nombreux sont ceux qui se tournent vers des climatiseurs. Mais équiper son logement d’une climatisation revient à utiliser de l’énergie (et donc participer à émettre des émissions de GES) pour lutter contre les conséquences du changement climatique… C’est pourquoi essayer de se tourner vers l’isolation active est une solution pertinente à la fois pour assurer son confort (pendant les périodes de fortes chaleurs) et réduire son empreinte sur le climat. Elle repose sur deux grands principes : se protéger de la chaleur et apporter de la fraîcheur, en particulier la nuit.
## Impact GES moyen des actions
+
- Je privilégie l’isolation active en cas de forte chaleur : **-40 kgCO2eq/an**
-## Ordre de grandeur GES
+## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 1 : Impact GES associé à la consommation électrique d’une climatisation moyenne et d’un ventilateur. Sur la base d’une utilisation de 6h/jour pendant 4 mois```.
+`Figure 1 : Impact GES associé à la consommation électrique d’une climatisation moyenne et d’un ventilateur. Sur la base d’une utilisation de 6h/jour pendant 4 mois`.
## Budget
+
Sur la base de la même utilisation que celle donnée en Figure 1, soit 6 heures d’utilisation par jour pendant 4 mois :
+
- une climatisation de 1000 W consommera 720 kWh soit 100 €
-- un ventilateur de 50 W consommera en moyenne 35 kWh soit 5 €
+- un ventilateur de 50 W consommera en moyenne 35 kWh soit 5 €
## Chiffres clés à retenir
-- En 2007, en France, 961 000 logements étaient équipés d’un climatiseur soit trois fois plus qu’en 2001 [^2]
+
+- En 2007, en France, 961 000 logements étaient équipés d’un climatiseur soit trois fois plus qu’en 2001 [^2]
- L'Union Européenne et la France ont des taux d’équipements de climatiseurs bien plus faibles que d’autres pays (respectivement 20 % et 5 %). Ces taux d’équipements montent à 90 % pour les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud ou encore à 60 % pour la Chine [^3].
- Dans un pays comme les Etats-Unis, 30 % de la consommation électrique provient des climatiseurs [^3]
- L'Agence internationale de l'énergie estime que le nombre de climatiseurs dans le monde passerait de 1,6 milliard d'unités à 5,6 milliards d'ici 2050. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses en termes d’émissions de GES globales, notamment car cette demande extrêmement forte sera tirée par des pays émergents où l’énergie électrique est très carbonée [^3].
## Explication
-Les épisodes de fortes chaleurs estivales sont difficilement supportables et aboutissent parfois à des conséquences désastreuses. Malheureusement, le réchauffement climatique s’aggravant, ces épisodes de chaleur extrême sont amenés à gagner en intensité et en fréquence.
-La première solution qui vient en tête pour pallier à ce problème est d’équiper son logement d’une climatisation. Malheureusement, elles ne sont pas sans impact sur le climat. En effet, ce sont des appareils gourmands en énergie (électrique) voir en eau pour les climatiseurs à refroidissement à eau perdue. De plus, les impacts GES directs provoqués par l’émission, dans l’atmosphère, de fluides frigorigènes (fluides au fort pouvoir de réchauffement global) étaient responsables en 2009 de l’émission de 5,4 millions de tonnes de CO2eq [^2] . Même si la France n’atteint pas les niveaux d’équipement de certains pays comme le Japon et les Etats-Unis (où 90 % des ménages en seraient équipés) ou encore la Chine (avec un taux d' équipement des ménages de 60 %) [^3], l’essor du parc de bâtiments climatisés se développe rapidement dans le secteur résidentiel (notamment depuis la canicule de 2003). Équiper l’ensemble des foyers français pourrait représenter des effets d’échelle préjudiciables en termes de consommation énergétique. C’est pourquoi, en période de forte chaleur, se tourner, le plus possible, vers l’isolation active est un geste significatif pour réduire son empreinte sur le climat.
+Les épisodes de fortes chaleurs estivales sont difficilement supportables et aboutissent parfois à des conséquences désastreuses. Malheureusement, le réchauffement climatique s’aggravant, ces épisodes de chaleur extrême sont amenés à gagner en intensité et en fréquence.
-L’isolation active repose sur deux grands principes : se protéger de la chaleur et apporter de la fraîcheur. Pour se protéger de la chaleur, il faut notamment créer de l’ombre et améliorer l’isolation de son logement. L’isolation est, en effet, efficace à la fois en hiver comme en été (à ce sujet, n’hésitez pas à consulter la fiche dédiée à la rénovation énergétique de son logement). De plus, afin de réduire l’inertie thermique de son logement (i.e. sa capacité à stocker de la chaleur) d’autres procédés que l'isolation sont utiles. Ainsi, les peintures de couleurs claires réfléchissent mieux la lumière et permettent donc aux parois d’accumuler moins de chaleur. Il en va de même avec les toitures : une toiture claire réfléchira mieux la chaleur contribuant ainsi à l’amélioration du confort en été. L’autre moyen pour se protéger des températures extrêmes est de créer de l’ombre, ceci afin de réduire la chaleur emmagasinée par son logement. Pour ce faire, il est possible d’installer des stores de protection et d'entre ouvrir les volets quand on est présent. Cela réduit ainsi l’exposition directe au soleil. Les végétaux sont également un bon moyen pour créer des zones ombragées.
+La première solution qui vient en tête pour pallier à ce problème est d’équiper son logement d’une climatisation. Malheureusement, elles ne sont pas sans impact sur le climat. En effet, ce sont des appareils gourmands en énergie (électrique) voir en eau pour les climatiseurs à refroidissement à eau perdue. De plus, les impacts GES directs provoqués par l’émission, dans l’atmosphère, de fluides frigorigènes (fluides au fort pouvoir de réchauffement global) étaient responsables en 2009 de l’émission de 5,4 millions de tonnes de CO2eq [^2] . Même si la France n’atteint pas les niveaux d’équipement de certains pays comme le Japon et les Etats-Unis (où 90 % des ménages en seraient équipés) ou encore la Chine (avec un taux d' équipement des ménages de 60 %) [^3], l’essor du parc de bâtiments climatisés se développe rapidement dans le secteur résidentiel (notamment depuis la canicule de 2003). Équiper l’ensemble des foyers français pourrait représenter des effets d’échelle préjudiciables en termes de consommation énergétique. C’est pourquoi, en période de forte chaleur, se tourner, le plus possible, vers l’isolation active est un geste significatif pour réduire son empreinte sur le climat.
-Le deuxième principe de l’isolation active est donc l’apport de fraîcheur. Pour ce faire, en cas de forte chaleur, il est important de profiter de la nuit (ou de la matinée) pour aérer. Ce procédé permet de faire entrer l’air extérieur plus frais et ainsi refroidir les parois de son logement. Attention, cependant, à fermer les fenêtres dès que la température extérieure dépasse celle de l’intérieur. De plus, sachez que les brasseurs d'air, même s'ils ne refroidissent pas l’air à proprement parler, permettent néanmoins d’améliorer le confort ambiant. Couplé à l’humidification du visage et du corps, ils peuvent même donner une sensation de fraîcheur. Les brasseurs d’air de plafond sont idéaux étant donné qu’ils favorisent un brassage multidirectionnel, lent et régulier. Enfin, encore une fois, les végétaux sont les partenaires idéaux pour résister aux fortes chaleurs. En plus de créer des zones d'ombres, ils participent aussi à créer des ambiances de fraîcheur.
+L’isolation active repose sur deux grands principes : se protéger de la chaleur et apporter de la fraîcheur. Pour se protéger de la chaleur, il faut notamment créer de l’ombre et améliorer l’isolation de son logement. L’isolation est, en effet, efficace à la fois en hiver comme en été (à ce sujet, n’hésitez pas à consulter la fiche dédiée à la rénovation énergétique de son logement). De plus, afin de réduire l’inertie thermique de son logement (i.e. sa capacité à stocker de la chaleur) d’autres procédés que l'isolation sont utiles. Ainsi, les peintures de couleurs claires réfléchissent mieux la lumière et permettent donc aux parois d’accumuler moins de chaleur. Il en va de même avec les toitures : une toiture claire réfléchira mieux la chaleur contribuant ainsi à l’amélioration du confort en été. L’autre moyen pour se protéger des températures extrêmes est de créer de l’ombre, ceci afin de réduire la chaleur emmagasinée par son logement. Pour ce faire, il est possible d’installer des stores de protection et d'entre ouvrir les volets quand on est présent. Cela réduit ainsi l’exposition directe au soleil. Les végétaux sont également un bon moyen pour créer des zones ombragées.
+Le deuxième principe de l’isolation active est donc l’apport de fraîcheur. Pour ce faire, en cas de forte chaleur, il est important de profiter de la nuit (ou de la matinée) pour aérer. Ce procédé permet de faire entrer l’air extérieur plus frais et ainsi refroidir les parois de son logement. Attention, cependant, à fermer les fenêtres dès que la température extérieure dépasse celle de l’intérieur. De plus, sachez que les brasseurs d'air, même s'ils ne refroidissent pas l’air à proprement parler, permettent néanmoins d’améliorer le confort ambiant. Couplé à l’humidification du visage et du corps, ils peuvent même donner une sensation de fraîcheur. Les brasseurs d’air de plafond sont idéaux étant donné qu’ils favorisent un brassage multidirectionnel, lent et régulier. Enfin, encore une fois, les végétaux sont les partenaires idéaux pour résister aux fortes chaleurs. En plus de créer des zones d'ombres, ils participent aussi à créer des ambiances de fraîcheur.
## Passer à l’action
+
L’Ademe a mis à disposition des guides grand public pour essayer de passer “l’été au frais” :
+
- 
- 
## Sources
+
[^1]: [Isoler sa maison, Septembre 2018, Ademe](https://librairie.ademe.fr/cadic/2047/guide-pratique-isoler-sa-maison.pdf?modal=false)
[^2]: [Rafraîchissement et climatisation, 2017, Ademe](https://www.ademe.fr/expertises/batiment/passer-a-laction/elements-dequipement/rafraichissement-climatisation)
[^3]: [The Future of Cooling, Mai 2018, IEA](https://www.iea.org/reports/the-future-of-cooling)
diff --git "a/data/actions-plus/logement . r\303\251novation \303\251nerg\303\251tique.md" "b/data/actions-plus/logement . r\303\251novation \303\251nerg\303\251tique.md"
index faa88b4e5..297b42f49 100644
--- "a/data/actions-plus/logement . r\303\251novation \303\251nerg\303\251tique.md"
+++ "b/data/actions-plus/logement . r\303\251novation \303\251nerg\303\251tique.md"
@@ -1,24 +1,26 @@
# Rénover énergétiquement son logement
## Contexte de l’action
-2/3 de la consommation d’énergie d’un ménage est consacrée au chauffage [^1]. Cette consommation d’énergie, en plus d’avoir un coût financier non négligeable, participe à augmenter l’empreinte carbone des ménages.
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+2/3 de la consommation d’énergie d’un ménage est consacrée au chauffage [^1]. Cette consommation d’énergie, en plus d’avoir un coût financier non négligeable, participe à augmenter l’empreinte carbone des ménages.
Cette forte consommation énergétique s’explique souvent par des logements énergivores où l’isolation thermique est mauvaise voire inexistante. En effet, les 2/3 des logements en France ont été construits avant 1974 [^2], période où il n’y avait aucune réglementation thermique en vigueur et où les économies d’énergie n’étaient pas une priorité. Rénover énergétiquement son logement permet donc de contribuer à réduire massivement la consommation d’énergie liée au chauffage et de fait, son empreinte sur le climat.
-
+
## Impact GES moyen de l’action et ordre de grandeur
-
+
-```Figure 1 : Impact GES (réduction des émissions GES) sur une année pour différents types de rénovation et pour différents systèmes de chauffage pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an ```
+`Figure 1 : Impact GES (réduction des émissions GES) sur une année pour différents types de rénovation et pour différents systèmes de chauffage pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an `
## Budget
-
+
-```Figure 2 : Economies (en €) sur une année pour différents types de rénovation énergétique et pour différents systèmes de chauffage pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an ```
+`Figure 2 : Economies (en €) sur une année pour différents types de rénovation énergétique et pour différents systèmes de chauffage pour une consommation initiale de 10 000 kWh/an `
Un ménage consacre en moyenne 8,5 % de son budget annuel à ses factures d’énergie. La moitié de ces factures est consacrée au poste logement [^3]. Se chauffer peut donc coûter cher, qui plus est dans des logements mal isolés voire des passoires énergétiques. Cependant, même s’ils permettent des économies d’énergies et donc des gains financiers, les travaux de rénovation énergétique représentent un investissement encore important. C’est pourquoi, il existe de nombreuses aides pour ces travaux afin d’en réduire le montant :
+
- le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE),
- la TVA à taux réduit,
- l’éco-prêt à taux zéro,
@@ -34,19 +36,21 @@ N’hésitez pas à consulter le site web du réseau [FAIRE](https://www.faire.g
Enfin, le guide ADEME Grand Public « Aides financières » [^9] (ainsi que les autres listés dans la section Passage à l’action) sont aussi des ressources utiles et pour comprendre les enjeux techniques et financiers de la rénovation de son système de chauffage.
## Chiffres clés à retenir
+
- Dans un souci de simplification on considère que 66 % de la consommation énergétique d’un foyer est dédiée au chauffage et 11 % à l’eau chaude sanitaire [^1]. Néanmoins cette moyenne cache de grande disparité entre les modes de chauffage. Ainsi, la part dédiée au chauffage représente :
- - 24 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant à l’électrique
- - 82 % % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au gaz
- - 87 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au fioul
- - 100 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au bois
+ - 24 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant à l’électrique
+ - 82 % % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au gaz
+ - 87 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au fioul
+ - 100 % de la consommation d’énergie d’un foyer se chauffant au bois
- Une rénovation BBC compatible peut permettre de réduire jusqu’à 70 % la consommation d’énergie de son logement [^8] ;
- En France, le nombre de passoires énergétiques (logements aux étiquettes énergétiques de classe F ou G) dépasse les 7 millions de logements, soit près de 30% des résidences principales [^8] ;
- La Loi pour la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV) fixe l’objectif ambitieux de 500 000 rénovations énergétique par an avec l’objectif d’un parc bâtiment au niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation) en 2050.
## Explication
-Le parc immobilier français est très énergivore et peu efficace d’un point de vue énergétique. En 2012, plus de la moitié des résidences principales possédaient ainsi des étiquettes D ou E (entre 151 et 330 kWhep/m2.an) [^6] et on estime même à 30% (où approximativement 7.4 millions de logements [^7]) le nombre de passoires énergétiques en France (c’est-à-dire des logements de catégorie F ou G). En effet, les 2/3 des logements en France ont été construits avant 1974 [^2] période où les réglementations thermiques étaient inexistantes et où les économies d’énergie n’étaient pas une priorité. Ainsi, pour un logement ancien, les pertes de chaleur sont multiples comme le montre la figure suivante :
-```Figure 3 : Pertes de chaleur moyennes pour une maison construite avant 1974 et non isolée [^2]```
+Le parc immobilier français est très énergivore et peu efficace d’un point de vue énergétique. En 2012, plus de la moitié des résidences principales possédaient ainsi des étiquettes D ou E (entre 151 et 330 kWhep/m2.an) [^6] et on estime même à 30% (où approximativement 7.4 millions de logements [^7]) le nombre de passoires énergétiques en France (c’est-à-dire des logements de catégorie F ou G). En effet, les 2/3 des logements en France ont été construits avant 1974 [^2] période où les réglementations thermiques étaient inexistantes et où les économies d’énergie n’étaient pas une priorité. Ainsi, pour un logement ancien, les pertes de chaleur sont multiples comme le montre la figure suivante :
+
+`Figure 3 : Pertes de chaleur moyennes pour une maison construite avant 1974 et non isolée [^2]`
Vivre dans un logement mal isolé voir une passoire énergétique dégrade la situation financière et sociale des ménages, tout en participant à majorer leur empreinte carbone. Certains ménages les plus modestes se retrouvent même confrontés à une forme de précarité énergétique (le fait de devoir renoncer à se chauffer pour des raisons budgétaires). On estime leur nombre à 5.8 millions de foyers [^7].
@@ -59,13 +63,15 @@ Ainsi, le réseaux ANAH (Agence National pour l’Amélioration de l’Habitat)
La rénovation énergétique de son logement est un enjeu fondamental pour la transition écologique à l’échelle nationale mais elle revêt un caractère essentiel pour les logements équipés de systèmes de chauffage fonctionnant au fioul et au gaz étant donné que les réductions d’émissions de GES et les économies financières possibles sont extrêmement conséquentes.
## Passer à l’action
+
Pour en savoir plus sur les techniques de rénovation comprendre laquelle est la mieux adaptée à votre logement, n’hésitez pas à consulter les guides ADEME Grand Public :
+
- Isoler sa maison
- Se chauffer mieux et moins cher
- Aides financières
-
## Sources
+
[^1]: [Consommation des ménages – Climat, air et énergie, 2018, ADEME](https://centre.ademe.fr/sites/default/files/climat-air-energie-chiffres-cles.pdf)
[^2]: [Isoler sa maison, Septembre 2018, Ademe](https://librairie.ademe.fr/cadic/2047/guide-pratique-isoler-sa-maison.pdf?modal=false)
[^3]: [40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie Aout 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/cadic/1001/guide-pratique-economiser-eau-energie.pdf?modal=false)
@@ -74,4 +80,3 @@ Pour en savoir plus sur les techniques de rénovation comprendre laquelle est la
[^7]: [Coûts et bénéfices d’un plan de rénovation des passoires énergétiques à horizon 2020, Février 2017, Collectif Rénovons](https://www.precarite-energie.org/wp-content/uploads/2019/07/2017-02-21---sce-nario-re-novons-.pdf)
[^8]: [Les maisons rénovées a basse consommation, Avril 2021, L’Observatoire BBC](https://www.effinergie.org/web/images/attach/base_doc/2912/20210429etude-renovation.pdf)
[^9]: [Aides financières, Octobre 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/351/guide-pratique-aides-financieres-renovation-habitat-2020.pdf?modal=false)
-
diff --git "a/data/actions-plus/logement . \303\251teindre appareils.md" "b/data/actions-plus/logement . \303\251teindre appareils.md"
index 735fe9174..bb6210f4e 100644
--- "a/data/actions-plus/logement . \303\251teindre appareils.md"
+++ "b/data/actions-plus/logement . \303\251teindre appareils.md"
@@ -1,46 +1,51 @@
# Maîtriser la consommation électrique de son logement
## Contexte de l’action
+
Box internet, téléviseur, tablettes numériques, cafetière, gros électroménager, … Les appareils électriques sont maintenant partie intégrante de nos modes de vies. Leur consommation d’électricité participe à augmenter notre impact carbone, même avec une électricité peu carbonée. D’appareils restant en veille pendant notre absence à l’impact de l'éclairage de notre logement (qui représente en moyenne 10 % de notre consommation électrique [^1]), essayer de maîtriser sa consommation électrique par le biais de très nombreux éco-gestes faciles à mettre en place, c’est donc essayer de réduire son impact sur le climat.
## Impact GES moyen des actions
+
- Eteindre les veilles (la nuit ou en sortant de chez soi) : **- 33 kgCO2eq/an**
- Remplacer ses ampoules par des ampoules LED basses consommation : **-22 kgCO2eq/an**
- Sécher son linge à l’air libre et non pas avec un sèche-linge : **-23 kgCO2eq/an**
Et bien d’autres éco-gestes sur les publications grand public de l’Ademe [^2] [^3].
+
-```Tableau 1 : Exemples d'éco-gestes pour économiser l'énergie dans son logement```
+`Tableau 1 : Exemples d'éco-gestes pour économiser l'énergie dans son logement`
-
+## Ordre de grandeur GES
-## Ordre de grandeur GES
+
-
-
-```Figure 1 : Impact GES associé à la consommation électrique sur une année d'ampoules classiques et d’ampoules basses consommation de type LED ```
+`Figure 1 : Impact GES associé à la consommation électrique sur une année d'ampoules classiques et d’ampoules basses consommation de type LED`
## Budget
-Eteindre les veilles la nuit et lorsque l’on sort de chez soi peut représenter une économie pouvant monter jusqu’à 80 € par an [^3].
+Eteindre les veilles la nuit et lorsque l’on sort de chez soi peut représenter une économie pouvant monter jusqu’à 80 € par an [^3].
Sur la base de 10 ampoules de 60 W [^2], la facture d’électricité s’élèvera à :
-- Ampoules classiques = 1500 € sur 15 ans
+
+- Ampoules classiques = 1500 € sur 15 ans
- Ampoules LED = 310 € sur 15 ans
Sécher son linge à l’air libre représente une économie d’environ 56 € par an.
## Chiffres clés à retenir
+
- Eteindre les veilles quand on sort de chez soi ou la nuit quand on dort peut représenter jusqu’à 10 % d’économies. A titre d’exemple, une box allumée 24h / 24h consomme autant qu’un réfrigérateur en une année [^3].
- Les lampes LED consomment peu d’électricité et ont une très longue durée de vie (jusqu’à 40 000 heures) contre 8 000 heures pour les lampes fluocompactes (LFC) et environ 200 h pour les lampes halogènes [^1].
- Depuis plusieurs années, la part du budget consacrée au chauffage diminue mais la consommation d’électricité ne cesse d’augmenter (+ 40 % depuis 1990) [^3]
## Explication
+
Le faible contenu carbone du mix énergétique français fait que le poste logement n’est que très rarement le poste le plus émetteur de GES dans l’empreinte carbone des français. Cependant, cette énergie faiblement carbonée ne doit pas nous faire oublier que nombre de nos comportements entraîne une consommation superflue d’énergie et augmente donc notre empreinte carbone. Même si la modification de ces comportements peut paraître dérisoire étant donné qu’ils n'entraînent pas une aussi forte réduction de notre empreinte carbone que pourrait le faire d’autres changements plus radicaux (arrêt de la consommation de viande, se passer de sa voiture, etc.), ces éco-gestes sont tout de même utiles pour s’engager dans une démarche de transition à l’échelle personnelle et/ou à l’échelle du foyer.
Ainsi, de nombreux éco-gestes existent et permettent de mieux maîtriser la consommation électrique de son logement. L’ADEME a d’ailleurs publié plusieurs guides Grand Public destinés à tous les répertorier. A titre d’exemple, éteindre la veille des équipements électriques la nuit ou lorsque l’on quitte son domicile permet d’éviter une consommation électrique superflue. En plus d’une économie estimée à environ 80 € par an, éteindre les veilles permet de réduire son empreinte carbone individuelle d’environ 33 kgCO2eq. Quant à l’éclairage de son logement, remplacer les ampoules classiques par des ampoules basse consommation de type LED permet de diviser par 6 sa consommation électrique liée à l’éclairage (450 kWh par an pour 10 ampoules classiques 60 W contre 70 kWh par an pour 10 ampoules LED). Ces ampoules consomment très peu d’électricité et ont une très longue durée de vie (jusqu’à 40 000 heures pour les catégories A++) permettant ainsi de contrebalancer leur prix d’achat. D’autres lampes à faible consommation existent comme les lampes fluocompactes (LFC) mais leur durée de vie est bien plus faible (environ 8 000 h). Ainsi, la très faible consommation des ampoules LED permet d’envisager une réduction d’environ 22 kgCO2eq par an de l’empreinte carbone d’un individu (dans le cas de 10 ampoules – équivalent 60 W – cf. Figure 1).
## Sources
+
[^1]: [Choisir son éclairage, Septembre 2018, ADEME](https://lesbricoleuses.fr/wp-content/uploads/2018/10/guide-pratique-choisir-son-eclairage.pdf)
[^2]: [Réduire sa facture d’électricité, Juin 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/changement-climatique-et-energie/1966-reduire-sa-facture-d-electricite-9791029708275.html)
[^3]: [40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie Aout 2019, Ademe](https://librairie.ademe.fr/cadic/1001/guide-pratique-economiser-eau-energie.pdf?modal=false)
diff --git "a/data/actions-plus/num\303\251rique . usage responsable.md" "b/data/actions-plus/num\303\251rique . usage responsable.md"
new file mode 100644
index 000000000..c2e5b51d3
--- /dev/null
+++ "b/data/actions-plus/num\303\251rique . usage responsable.md"
@@ -0,0 +1,82 @@
+# Adopter un usage numérique responsable
+
+## Contexte de l’action
+
+Depuis l’apparition d’internet il y a plus de 20 ans, le numérique fait maintenant partie intégrante de vie d’un grand nombre de personne. Les usages et
+les équipements associés n’ont cessé de croitre et les prévisions de croissance du secteur sont toujours exponentielles, faisant du numérique un secteur de
+plus en plus important en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est pourquoi adopter des pratiques numériques responsables mais surtout limiter son nombre d'équipements ainsi que leur renouvellement est essentiel pour réduire son empreinte carbone individuelle ainsi que les impacts environnementaux à l’échelle globale.
+
+
+
+## Impact GES moyen
+
+Il est difficile de définir l’impact GES moyen d'une action type étant donné que, premièrement, l'impact dépendra des pratiques de chacun (quels usages avec quels équipements) et que deuxièmement, comme nous allons le voir, l'enjeux fondamental pour limiter son impact sur le climat est de préserver au maximum ses équipements.
+
+Néanmoins, afin de fournir un ordre de grandeur, la figure suivante présente l'impact GES moyen de la consommation de données en fonction du réseau utilisé (mobile ou fixe).
+
+
+
+`Figure 1 : Impact GES de la consommation de données en fonction du réseau (source ARCEP)`
+
+
+## Chiffres clés à retenir
+
+- Les émissions de GES du numérique en France sont générées à 15,9 % par les data centers, 5,5 % par les infrastructures réseau et à 78,7 % par les terminaux des utilisateurs (dont 65 % rien que pour leur fabrication et 13 % pour leur utilisation) [^1]
+- Le nombre d’équipements numériques détenus par les européens a presque doublé en 5 ans passant de 5.3 en 2016 à 8.9 en 2021 [^8]
+- Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte environnementale de la France [^3]
+- Aujourd’hui, le numérique représente environ 4 % des émissions de GES (à date de 2020) à l’échelle mondiale (environ 2 GtCO2eq). Ce chiffre pourrait doubler passant à 8% d'ici 2025 [^2]
+- En 2018, les vidéos ont utilisé 80 % des données du web et 60 % de ces vidéos ont été vues en ligne. Cela a engendré l’émission de 306 millions de tonnes de CO2eq soit 20 % du total des émissions de GES dues au numérique [^4].
+
+## Explication
+
+**Le premier enjeu est celui de l’impact environnemental liée à la fabrication des équipements et support** (ordinateur, smartphone,
+tablette, télévision, etc.). En effet, leur fabrication est extrêmement gourmande en énergie et en eau. Ainsi pour un smartphone, sur l’ensemble du cycle de
+vie, c’est près de 3/4 des émissions de GES (source Base Carbone) et 80 % de la consommation en eau qui proviennent de la phase de
+fabrication [^6]. La phase d'utilisation est donc largement minoritaire en t
+
+Il est donc indispensable d’éviter les rénouvellements précoces de ces appareils (pour cause d’obsolescence perçue et/ou
+technique ) et d’essayer de faire en sorte de maximiser leur durée de vie. Ainsi, si tous les foyers français allongeaient d’un an (sur une période de 10
+ans) la durée d’usage totale de leurs équipements multimédia (au lieu de les remplacer), cela contribuerait à éviter l’émission de plus de 4 millions de
+tonnes de CO2eq [^7]. Pour approfondir, n'hésitez pas à consulter nos fiches sur [l'enjeu d'allongement de la durée de vie](https://nosgestesclimat.fr/actions/plus/divers/%C3%A9lectrom%C3%A9nager/allongement) ainsi que sur les [achats d'occasion](https://nosgestesclimat.fr/actions/plus/divers/%C3%A9lectrom%C3%A9nager/seconde-main)
+
+De plus, questionner le besoin réel en équipements connectés est également nécessaire si l’on souhaite réduire son impact numérique. En
+effet, le besoin réel d’une montre connectée, d’un tracker d’activité physique ou encore d’un frigo pilotable à distance est questionnable quand on connait
+l’impact environnemental de leur fabrication ainsi que celui associé aux traitements des quantités de données transmises.
+
+**L'autre enjeu du numérique porte sur les usages et plus spécifiquement sur la consommation d'énergie** induite par l'ensemble des infrastructures réseau même si comme nous l'avons dit la phase d'utilisation reste très minoritaire aux regards des impacts de la phase de fabrication. Data center, routers, serveurs, unités de stockage : la consommation d'électricité est tout de même bien réelle. Or, cette électricité, à travers le monde, provient très souvent d’énergies fossiles qui contribuent à émettre de fortes quantité de GES. C’est ainsi qu’on estime que le secteur numérique aurait une empreinte totale d'environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales (en date de 2020), soit un ordre de grandeur comparable a celui du transport aérien civil [^2] [^9] et il faut savoir que les prévision de croissance du secteur sont exponentielles (tant dans les usages qu'en nombre d’utilisateurs alors que seulement 57 % de la population mondiale navigue sur internet [^6]). Cet ordre de grandeur de 4 % pourrait, d’ici 2025, en attendre 8% [^2]. De manière générale, on s'attend à ce que la taille de l’univers numérique triple voire quintuple (selon l’indicateur observé : masse, nombre d’équipements, d’utilisateurs, etc.) et que les impacts environnementaux triplent en conséquence (selon l’indicateur environnemental observé) [^3].
+
+
+**A garder en tête !**
+
+Pour compléter ces pratiques responsables tant dans le non renouvellement précoce des équipements que dans les usages numériques, il est essentiel de recycler correctement ses équipements électroniques, une fois ces derniers arrivés en fin de vie. En effet, ils regorgent de métaux
+précieux qu’il est indispensable de récupérer si l’on veut réduire l’impact en énergie et en matière des futures phases de fabrication.
+
+
+## Passer à l’action
+
+- Utilisez [carbontracker](https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/) pour connaitre l'impact GES de votre navigation
+- Mettez en place des écogestes pour limiter l'impact de son usage numérique. Ainsi vous pouvez :
+ - Sur vos smartphones, privilégier un visionnage vidéo en wifi et non via les données (réseau 3G, 4G, 5G)
+ - Désactiver la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux
+ - Diminuer la qualité des vidéos que vous regardez : 720p, c’est souvent très largement suffisant et cela limite la bande passante utilisée.
+ - Cibler les destinataires essentiels d’un mail : multiplier par 10 le nombre des destinataires d’un mail multiplie par 4 son impact,
+ - Utilisez des sites de dépôt temporaire pour transmettre de lourdes pièces jointes : le nettoyage au bout d’un certain temps libère de la place et évite ainsi de créer de plus en plus de ressources de stockage connectées,
+ - Pour des fichiers extrêmement lourds, privilégier le transfert par clé USB
+ - Désincrivez-vous des listes de diffusion qui ne vous intéressent plus : c’est moins de mails envoyés et donc des impacts évités.
+ - Pour vos recherche web, aller au plus court en tapant directement l’URL et en utilisant les rubriques favorites : sur une année, ce sont des centaines de recherches évitées et autant d’impact en moins
+ - Ne conserver, sur un espace de stockage à distance (cloud), seulement ce qui vous est réellement utile. Pour le reste (fichiers moins utiles, ou très lourds comme des vidéos) privilégiez le stockage local : le cloud est tout sauf virtuel. C’est un gigantesque espace de stockage ou se trouve des centaines d’ordinateurs, serveurs, circuits de refroidissements, etc.
+ - Si vous êtes fans d’une série et que vous ne pouvez pas vous empêcher de la regarder une énième fois, achetez là pour l’avoir chez vous (en fichier local ou en DVD).
+ - Et plus d’éco-gestes [ici](https://www.qqf.fr/infographie/69/pollution-numerique-du-clic-au-declic)
+
+
+## Sources
+[^1]: [Evaluation de l'impact environnemental du numérique en France et analyse prospective](https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/etude-numerique-environnement-ademe-arcep-volet02_janv2022.pdf)
+[^2]: [Lean ICT- pour une sobriété numérique, octobre 2018, The Shift Project](https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2018/11/Rapport-final-v8-WEB.pdf)
+[^3]: [Empreinte environnementale du numérique mondial](https://www.greenit.fr/wp-content/uploads/2019/10/2019-10-GREENIT-etude_EENM-rapport-accessible.VF_.pdf)
+[^4]: [L'insoutenable usage de la vidéo en ligne, résumé aux décideurs, The Shift Project](https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2019/07/2019-01.pdf)
+[^5]: [Le grand gachis énergétique](https://lejournal.cnrs.fr/articles/numerique-le-grand-gachis-energetique)
+[^6]: [Pollution numérique, du clic au déclic](https://www.qqf.fr/infographie/69/pollution-numerique-du-clic-au-declic)
+[^7]: [Evaluation environnementale et économique de l’allongement de la durée d’usage de biens d’équipement électriques et électroniques à l’échelle d’un foyer](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/125-evaluation-environnementale-et-economique-de-l-allongement-de-la-duree-d-usage-de-biens-d-equipements-electriques-et-electroniques-a-l-echelle-d-un-foyer.html)
+[^8]: [La face cachée du numérique, novembre 2019, ADEME](https://librairie.ademe.fr/cadic/4932/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf?modal=false)
+[^9]: [Évaluation datant de 2021 de l'empreinte climat (Lee & al)](https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1352231020305689)
+
diff --git "a/data/actions-plus/transport . arr\303\252ter l'avion.md" "b/data/actions-plus/transport . arr\303\252ter l'avion.md"
index 608ec1389..c146a5ea4 100644
--- "a/data/actions-plus/transport . arr\303\252ter l'avion.md"
+++ "b/data/actions-plus/transport . arr\303\252ter l'avion.md"
@@ -1,46 +1,49 @@
# Utiliser une alternative bas carbone pour partir en vacances/week-end
## Contexte de l’action
-Nos vacances et nos weekends s’articulent très souvent autour de la voiture et de l’aviation et il n’est pas rare, pour un grand nombre de français de traverser la France (en voiture) et/ou le monde (en avion). Malheureusement, ces modes de déplacements caractéristiques du toujours plus vite toujours plus loin contribuent très fortement à augmenter les émissions GES. Adapter nos week-ends et nos vacances en nous tournant vers des offres de mobilités bas carbone et/ou en repensant notre manière de voyager est donc essentiel si l’on souhaite réduire notre empreinte carbone individuelle et permettre d’atteindre la neutralité carbone à
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+Nos vacances et nos weekends s’articulent très souvent autour de la voiture et de l’aviation et il n’est pas rare, pour un grand nombre de français de traverser la France (en voiture) et/ou le monde (en avion). Malheureusement, ces modes de déplacements caractéristiques du toujours plus vite toujours plus loin contribuent très fortement à augmenter les émissions GES. Adapter nos week-ends et nos vacances en nous tournant vers des offres de mobilités bas carbone et/ou en repensant notre manière de voyager est donc essentiel si l’on souhaite réduire notre empreinte carbone individuelle et permettre d’atteindre la neutralité carbone à
l’échelle de la société.
-
+
## Impact GES de l’action :
+
- Privilégier le train plutôt que l’avion pour un week-end à Marseille (depuis Paris, soit environ 800 km) : - 410 kgCO2eq
- Faire du covoiturage (avec 2 autres personnes) pour passer un week-end à 2 heures de chez soi (500 km aller-retour) : - 68 kgCO2eq
- Se rendre, pour les vacances, en train à Barcelone plutôt qu’en avion à Marrakech (depuis Paris) : - 781 kgCO2eq
## Ordre de grandeur GES
-
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-```Figure 1 : Impact GES pour différents types de trajets, de modes de transports et en fonction du nombre de passage (pour l’avion et le train)```
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+
+`Figure 1 : Impact GES pour différents types de trajets, de modes de transports et en fonction du nombre de passage (pour l’avion et le train)`
## Budget :
+
Le cout financier des actions proposées peut varier très fortement à la hausse comme à la baisse. Ainsi, le covoiturage permettra des économies de plusieurs dizaines d’euros par trajet tandis que remplacer l’avion par le train peut s’avérer souvent plus couteux au vu des prix d’appel des compagnies aériennes low-cost.
## Chiffres clés à retenir
-- En 1950, on comptabilisait 25 000 touristes internationaux contre 674 millions en 2000 et 1.186 milliard en 2015. Les estimations de l’ONU mettent en avant le chiffre de 1.8 milliard de touristes internationaux en 2030, soit une augmentation de 52 % en 10 ans [^1].
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+- En 1950, on comptabilisait 25 000 touristes internationaux contre 674 millions en 2000 et 1.186 milliard en 2015. Les estimations de l’ONU mettent en avant le chiffre de 1.8 milliard de touristes internationaux en 2030, soit une augmentation de 52 % en 10 ans [^1].
- Un aller-retour Paris New-York émet 1.8 tonnes de CO2eq1, soit la totalité des émissions que l’on “devrait” émettre pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
- Un aller-retour Paris-Marseille émet environ 250 kgCO2eq par passager en avion contre seulement 3 kgCO2eq en train.
- 15 kg de bagages en avion, c’est l’équivalent de 200 kgCO2eq émis en plus [^2].
- En 2018, presque 300 000 tonnes de CO2 ont été évitées en France grâce à la pratique du covoiturage pour une distance moyenne de 239 km par trajet et un taux de remplissage moyen de 3,5 personnes par véhicule [^3].
## Explication
+
La voiture et plus particulièrement l’avion nous permettent de raccourcir les durées de voyage tout en allongeant les distances parcourues. Qui plus est, l’essor de ces modes de transports ont favorisé le développement du tourisme de masse qui lui-même favorisa, en retour, le développement de ces mêmes modes de transports. Malheureusement, ces formes de mobilités ne sont pas sans conséquence pour le climat.
-Afin de s’engager sur la voix de la neutralité carbone, il est donc nécessaire d’essayer d’articuler nos week-ends et nos vacances autour d’offres de transports moins carbonées comme le covoiturage, voir vers des offres dites « bas carbone » comme le train. En effet, il existe un rapport de 100 entre les facteurs d’émissions (quantité de CO2eq émise par km parcouru) d’un avion gros porteur et celui du TGV. Ainsi, un trajet Paris/Marseille aller-retour émettra environ 413 kgCO2eq/passager en avion contre seulement 3 kg en train. Repenser sa destination de vacances peut aussi permettre de réduire encore plus fortement ses émissions de GES. Par exemple, choisir de se rendre depuis Paris à Barcelone (en train) plutôt qu’à Marrakech (en avion) permettra d’éviter d’émettre 781 kg de CO2eq.
+Afin de s’engager sur la voix de la neutralité carbone, il est donc nécessaire d’essayer d’articuler nos week-ends et nos vacances autour d’offres de transports moins carbonées comme le covoiturage, voir vers des offres dites « bas carbone » comme le train. En effet, il existe un rapport de 100 entre les facteurs d’émissions (quantité de CO2eq émise par km parcouru) d’un avion gros porteur et celui du TGV. Ainsi, un trajet Paris/Marseille aller-retour émettra environ 413 kgCO2eq/passager en avion contre seulement 3 kg en train. Repenser sa destination de vacances peut aussi permettre de réduire encore plus fortement ses émissions de GES. Par exemple, choisir de se rendre depuis Paris à Barcelone (en train) plutôt qu’à Marrakech (en avion) permettra d’éviter d’émettre 781 kg de CO2eq.
Cependant, ces offres de transports alternatives dites « bas carbone » ne sont pas toujours existantes et économiquement rentables. Leur (re)développement dans les années à venir est donc essentiel pour s’assurer du respect, à plus large échelle, des objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050, qui plus est, quand on sait que la plus emblématique d’entre elle, le train, souffre de sous-investissements depuis des années résultant en la fermeture de nombreuses lignes (lignes régionales, train de nuit, etc.) [^4]. A titre d’exemple, il reste actuellement en France 2 trains de nuits contre un peu plus d’une quinzaine rien qu’au début des années 2000.
Toutefois, même si ces alternatives bas carbone n’existent pas toujours, voyager de manière durable nous impose de revoir notre rapport au temps comme peuvent le faire les « slow mouvements » qui, dans le cadre du voyage, mettent en avant l’idée d’un voyage plus doux et moins intensif en énergie en opposition au tourisme de masse. L’idée d’un voyage à l’autre bout du monde ne disparait pas forcément mais s’envisagera peut-être, à l’avenir, de manière très différente. Comme le montre l’exemple du choix des vacances entre Barcelone et Marrakech, l’idée du toujours plus vite toujours plus loin n’est pas soutenable dans un objectif commun de neutralité carbone.
## Sources
+
[^1]: [Infographie Vacances, Ademe MultiMedia](https://multimedia.ademe.fr/infographies/vacances-au-kilometre/)
[^2]: [Comment partir en vacances sans trop polluer, Infographie, Ademe](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/821-comment-partir-en-vacances-sans-trop-polluer-.html)
[^3]: [Zero Empty Seats, Blablacar, 2019](https://blog.blablacar.fr/blablalife/lp/zeroemptyseats)
[^4]: [L’avenir du transport ferroviaire, Rapport au premier ministre, février 2018, Jean-Cyril Spinetta](https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/2018.02.15_Rapport-Avenir-du-transport-ferroviaire.pdf)
-
diff --git a/data/actions-plus/transport . boulot . commun.md b/data/actions-plus/transport . boulot . commun.md
index 463ceefeb..f22e4f68f 100644
--- a/data/actions-plus/transport . boulot . commun.md
+++ b/data/actions-plus/transport . boulot . commun.md
@@ -1,24 +1,26 @@
# Aller au travail en transports en commun
## Contexte de l’action
-La dépendance à la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens est telle qu’elle s’est imposée comme une évidence dans nos déplacements domicile-travail. Pour chacun d’entre nous, ces déplacements quotidiens sont essentiels mais ils ne sont, malheureusement pas, sans impact sur le climat. Ils contribuent à majorer très fortement nos empreintes carbone individuelles. Sans remettre en cause la réalisation du déplacement, essayer de privilégier les transports en commun (quand cela est possible) pour les trajets domicile-travail permet de réduire significativement son empreinte carbone individuelle, tout en participant à plus large échelle à la réduction de l’empreinte carbone de notre mobilité.
+La dépendance à la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens est telle qu’elle s’est imposée comme une évidence dans nos déplacements domicile-travail. Pour chacun d’entre nous, ces déplacements quotidiens sont essentiels mais ils ne sont, malheureusement pas, sans impact sur le climat. Ils contribuent à majorer très fortement nos empreintes carbone individuelles. Sans remettre en cause la réalisation du déplacement, essayer de privilégier les transports en commun (quand cela est possible) pour les trajets domicile-travail permet de réduire significativement son empreinte carbone individuelle, tout en participant à plus large échelle à la réduction de l’empreinte carbone de notre mobilité.
## Impact GES moyen de l’action
+
- Je prends le bus plutôt que la voiture pour un trajet quotidien aller-retour de 10 km : **-150 kg CO2eq/an**
- Je prends le tramway plutôt que la voiture pour un trajet quotidien aller-retour de 15 km : **-675 kg CO2eq/an**
- Je prends le TER plutôt que la voiture pour un trajet quotidien aller-retour de 60 km : **-2370 kg CO2eq/an**
-## Ordre de grandeur GES
+## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 1 : Impact GES d'un km parcouru en fonction de différents modes de transports (données issues de la Base Carbone® )```
+`Figure 1 : Impact GES d'un km parcouru en fonction de différents modes de transports (données issues de la Base Carbone® )`
On constate que les émissions de GES d’un km parcouru en bus sont extrêmement sensibles au taux de remplissage de ce dernier. Il en va de même avec la voiture ou l’impact est divisé par deux s’il y a deux passagers, par trois s’il y a trois passagers, etc.
## Budget
-Il existe une subvention de la part de votre employeur pour couvrir vos déplacements en transports en commun. Cette dernière est obligatoire et couvre 50 % du coût des abonnements des personnes qui utilisent ces moyens de transports et les services publics de location de vélo pour aller travailler. Elle fonctionne aussi lorsqu’on travaille à temps partiel ou que l’on a plusieurs employeurs. C’est au salarié d’en faire la demande à son employeur.
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+Il existe une subvention de la part de votre employeur pour couvrir vos déplacements en transports en commun. Cette dernière est obligatoire et couvre 50 % du coût des abonnements des personnes qui utilisent ces moyens de transports et les services publics de location de vélo pour aller travailler. Elle fonctionne aussi lorsqu’on travaille à temps partiel ou que l’on a plusieurs employeurs. C’est au salarié d’en faire la demande à son employeur.
Pour en savoir plus sur le détail de la prise en charge obligatoire des frais de transport en commun : [www.urssaf.fr](https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/calculer-les-cotisations/les-elements-a-prendre-en-compte/les-frais-professionnels/les-frais-de-transport/trajet-domicilelieu-de-travail/prise-en-charge-obligatoire-des.html)
@@ -27,21 +29,24 @@ Depuis le 5 mai 2020, la subvention de vos titres d’abonnements peut s’accom
## Chiffres clés à retenir
- 70% des déplacements domicile-travail sont réalisés avec des véhicules individuels, la plupart en autosolisme [^1]
-- Environ 15 millions de déplacements sont effectués par jour (du lundi au vendredi) en transports collectifs pour une distance moyenne de 11 km : ⅓ de ces 15 millions de déplacements sont réalisés pour une distance comprise entre 2 et 5 km et ⅓ pour une distance comprise entre 5 et 10 km [^2]
+- Environ 15 millions de déplacements sont effectués par jour (du lundi au vendredi) en transports collectifs pour une distance moyenne de 11 km : ⅓ de ces 15 millions de déplacements sont réalisés pour une distance comprise entre 2 et 5 km et ⅓ pour une distance comprise entre 5 et 10 km [^2]
- Nous sommes toujours plus nombreux sur la route : +1.5 % d’augmentation par an de la circulation routière en moyenne [^3].
- Les bouchons représentent, à l’échelle de l’Ile de France, un temps perdu chaque année, par personne, de 163 heures soit 6 jours et 19 minutes [^4].
## Explication
+
La voiture occupe une place prépondérante, voire quasi exclusive, pour les déplacements domicile-travail d’un très grand nombre de français. Malgré les progrès technologiques, c’est le seul secteur dont les émissions augmentent de manière constante (+ 11 % depuis 1990) [^3]. Les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France : 95 % d'entre elles sont dus au transport routier, dont 54 % aux seules voitures, les poids lourds et les véhicules utilitaires représentant respectivement 22 % et 21 % des émissions du secteur transport [^3].
-Sans remettre en cause la nécessité réelle de ce besoin pour nombre de français, ces trajets quotidiens se font souvent seul en voiture. On parle d’autosolisme. Cette pratique contribue fortement à augmenter notre empreinte carbone individuelle et plus généralement, notre impact sur le climat.
+Sans remettre en cause la nécessité réelle de ce besoin pour nombre de français, ces trajets quotidiens se font souvent seul en voiture. On parle d’autosolisme. Cette pratique contribue fortement à augmenter notre empreinte carbone individuelle et plus généralement, notre impact sur le climat.
A l’inverse, les transports en commun, lorsque les offres existent, sont des alternatives bien moins polluantes que la voiture (cf. Figure 1) étant donné qu’ils permettent de transporter un plus grand nombre de passagers en même temps. Néanmoins, les transports en commun n’ont pas la flexibilité de la voiture au sens où ces derniers ne peuvent pas, en général, nous emmener du pas de notre porte à celle de notre travail, en résulte des temps de transport souvent allongés. Par ailleurs, l’offre de transport en commun n’existe pas encore partout. C’est pourquoi, de multiples aménagements sont en cours de réalisation dans de nombreuses villes afin de coller au mieux aux besoins des individus : installation de parkings sécurisés pour vélos aux abords de la gare, mise à disposition de trottinettes et de vélos en libre service pour réaliser rapidement les derniers mètres entre l’arrêt du transport en commun et le lieu de destination, etc. S'il n'est pas possible de se rendre au travail en transports en commun, le covoiturage peut être une solution alternative pour réduire son empreinte carbone individuelle. A ce sujet, n’hésitez pas à consulter la fiche dédiée au covoiturage pour les trajets domicile-travail.
## Passer à l’action
+
Vous souhaitez évaluer l’impact GES de vos déplacements, le simulateur Mon Impact Transport est là pour vous aider au calcul :
## Sources
+
[^1]: [Le covoiturage en France, ses avantages et la réglementation en vigueur](https://www.ecologie-solidaire.gouv.fr/covoiturage-en-france-avantages-et-reglementationen-vigueur)
[^2]: [Enquête Nationale Transport et Déplacements (ENTD), Ministère de la Transition écologique et Solidaire, 2008.](https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/enquete-nationale-transports-et-deplacements-entd-2008)
[^3]: [La mobilité en 10 questions, septembre 2020, ADEME](https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/sites/default/files/2020-09/guide-mobilite-10-questions.pdf)
diff --git a/data/actions-plus/transport . boulot . covoiturage.md b/data/actions-plus/transport . boulot . covoiturage.md
index e3c014d5d..f084f675a 100644
--- a/data/actions-plus/transport . boulot . covoiturage.md
+++ b/data/actions-plus/transport . boulot . covoiturage.md
@@ -1,31 +1,35 @@
-
# Faire du covoiturage pour les trajets domicile-travail
## Contexte de l’action
-La dépendance à la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens est telle qu’elle s’est imposée comme une évidence dans nos déplacements domicile-travail. Sans remettre en cause la nécessité réelle de ce besoin pour nombre de français, ces déplacements quotidiens en voiture ne sont pas sans impact sur le climat et contribuent à majorer fortement nos empreintes carbone individuelles. Sans remettre en cause la réalisation du déplacement, privilégier le covoiturage pour les trajets domicile-travail permet de réduire significativement son empreinte carbone individuelle tout en participant à plus large échelle à la réduction de l’empreinte carbone de notre mobilité.
-
+La dépendance à la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens est telle qu’elle s’est imposée comme une évidence dans nos déplacements domicile-travail. Sans remettre en cause la nécessité réelle de ce besoin pour nombre de français, ces déplacements quotidiens en voiture ne sont pas sans impact sur le climat et contribuent à majorer fortement nos empreintes carbone individuelles. Sans remettre en cause la réalisation du déplacement, privilégier le covoiturage pour les trajets domicile-travail permet de réduire significativement son empreinte carbone individuelle tout en participant à plus large échelle à la réduction de l’empreinte carbone de notre mobilité.
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+
## Impact GES moyen de l’action
En considérant un trajet domicile-travail de 40 km aller-retour :
+
- Covoiturer avec un 1 autre passager : **-850 kgCO2eq/an**
- Covoiturer avec 2 autres passagers : **-1200 kgCO2eq/an**
## Ordre de grandeur GES
-
+
-```Figure 2 : Impact GES d'un déplacement de 40 km aller-retour pour différents types de véhicules et en fonction du nombre de passager```
+`Figure 1 : Impact GES d'un déplacement de 40 km aller-retour pour différents types de véhicules et en fonction du nombre de passager`
## Budget
-Un.e salarié.e automobiliste qui habite à 30 km de son lieu de travail et qui covoiture quotidiennement en alternance avec un.e voisin.e ou un.e collègue économise près de 2 000 € chaque année [^1].
+
+Un.e salarié.e automobiliste qui habite à 30 km de son lieu de travail et qui covoiture quotidiennement en alternance avec un.e voisin.e ou un.e collègue économise près de 2 000 € chaque année [^1].
La loi d’orientation des mobilités (loi LOM) donne une place importante au covoiturage. Elle permettra notamment :
+
- À des collectivités de financer le covoiturage directement auprès des conducteurs ou des covoitureurs (subvention des trajets, défiscalisation de ces aides) ;
- À des entreprises de verser un forfait « mobilités durables » pour les déplacements domicile-travail pour aller jusqu’à 400 € par an ;
- À l’état de verser à tous ses agents le forfait « mobilités durables » à hauteur de 200€ par an par agent.
## Chiffres clés à retenir
+
- 70% des déplacements domicile-travail sont réalisés avec des véhicules individuels, la plupart en autosolisme et on estime à seulement 3 % la part du covoiturage quotidien [^1].
- Chaque jour, 900 000 personnes (sur environ 27 millions d’actifs) covoiturent pour aller travailler [^1].
- Les bouchons représentent, à l’échelle de l’Ile de France, un temps perdu chaque année par personne de 163 heures soit 6 jours et 19 minutes (données 2019) [^3].
@@ -34,16 +38,18 @@ La loi d’orientation des mobilités (loi LOM) donne une place importante au co
- En 2018, presque 300 000 tonnes de CO2 ont été évitées en France grâce à la pratique du covoiturage pour une distance moyenne de 239 km par trajet et un taux de remplissage moyen de 3,5 personnes par véhicule [^4].
## Explications
-La voiture occupe une place prépondérante, voir quasi exclusive, pour les déplacements domicile-travail d’un très grand nombre de français. Sans remettre en cause la nécessité réelle de ce besoin pour nombre de français, ces trajets quotidiens se font souvent seul en voiture. On appelle cela l’autosolisme. Cette pratique contribue fortement à augmenter notre empreinte carbone individuelle et plus généralement notre impact sur le climat.
-A l’inverse, covoiturer avec une ou plusieurs personnes permet de réduire son empreinte carbone tout en réalisant des économies financières. En effet, lors d’un covoiturage, l’impact GES du déplacement est alloué entre les différents personnes concernées par le déplacement. Ainsi, plus grand est le nombre de covoitureurs, plus forte est la réduction de son empreinte carbone individuelle et plus fortes sont les économies financières générées.
+La voiture occupe une place prépondérante, voir quasi exclusive, pour les déplacements domicile-travail d’un très grand nombre de français. Sans remettre en cause la nécessité réelle de ce besoin pour nombre de français, ces trajets quotidiens se font souvent seul en voiture. On appelle cela l’autosolisme. Cette pratique contribue fortement à augmenter notre empreinte carbone individuelle et plus généralement notre impact sur le climat.
+
+A l’inverse, covoiturer avec une ou plusieurs personnes permet de réduire son empreinte carbone tout en réalisant des économies financières. En effet, lors d’un covoiturage, l’impact GES du déplacement est alloué entre les différents personnes concernées par le déplacement. Ainsi, plus grand est le nombre de covoitureurs, plus forte est la réduction de son empreinte carbone individuelle et plus fortes sont les économies financières générées.
Ainsi, un salarié devant parcourir 20 km pour se rendre sur son lieu de travail (soit 40 km aller-retour) pourra, s’il pratique le covoiturage, réduire son empreinte carbone de presque 1.2 tonne de GES par an s’il effectue du covoiturage avec 2 autres personnes (Figure 1).
A ce jour, il reste encore beaucoup de travail à faire pour démocratiser cette pratique : encore 70 % des déplacements domicile-travail sont réalisés avec des véhicules individuels en autosolisme et on estime à 3 % seulement la part du covoiturage quotidien. C’est pourquoi, le gouvernement via la loi d’Orientation des Mobilités (loi LOM) souhaite développer le covoiturage en permettant notamment aux employeurs (public comme privé) et aux collectivités de soutenir financièrement cette pratique. L’objectif final est de tripler le nombre de trajets en covoiturage d’ici 2024 pour atteindre 3 millions de trajets quotidiens.
## Sources
+
[^1]: [Le covoiturage en France, ses avantages et la réglementation en vigueur](https://www.ecologie-solidaire.gouv.fr/covoiturage-en-france-avantages-et-reglementationen-vigueur)
[^2]: [Plan Climat Air Energie, Toulouse Métropole, Juin 2018](https://www.toulouse-metropole.fr/missions/developpement-durable/plan-climat))
[^3]: [Trafic Index, Paris trafic, TomTom](https://www.tomtom.com/en_gb/traffic-index/paris-traffic/)
-[^4]: [Zero Empty Seats, Blablacar, 2019](https://blog.blablacar.fr/blablalife/lp/zeroemptyseats)
\ No newline at end of file
+[^4]: [Zero Empty Seats, Blablacar, 2019](https://blog.blablacar.fr/blablalife/lp/zeroemptyseats)
diff --git "a/data/actions-plus/transport . boulot . t\303\251l\303\251travail.md" "b/data/actions-plus/transport . boulot . t\303\251l\303\251travail.md"
new file mode 100644
index 000000000..2c19ddbed
--- /dev/null
+++ "b/data/actions-plus/transport . boulot . t\303\251l\303\251travail.md"
@@ -0,0 +1,92 @@
+# Faire du télétravail (si son métier le permet)
+
+## Contexte de l’action
+
+Mis en place de façon massive pour faire face à la crise sanitaire, le télétravail a été découvert par nombre de salariés français. Même si quelques
+principes de précaution sont à respecter avec ce changement de dynamique de travail (tant sur le plan social qu’environnemental), le télétravail est une
+manière souvent pertinente de réduire notre empreinte carbone étant donné qu’il permet de réduire les déplacements quotidiens domicile-travail (pour ceux
+dont le métier le permet). Ce geste est d'autant plus significatif pour les personnes dont la mobilité quotidienne est articulée autour de la voiture
+individuelle. Mais attention aux effets rebonds négatifs !
+
+
+
+## Impact GES moyen de l'action
+
+L’ADEME considère dans une étude [^1] que, de manière générale, un jour de télétravail par semaine permet de réduire de 271 kg CO2eq/an son empreinte
+carbone individuelle . Cette réduction est cependant à moduler par des effets rebond négatifs (-31 %) comme certains trajets essentiels maintenus,
+l’augmentation de la consommation d’énergie et des flux de données ou encore par l’émergence de nouvelles mobilités et par des effets rebond positifs (+52 %) comme l’apparition des « flex office » (l’entreprise réduisant la taille de ses locaux en proportion du nombre de télétravailleurs).
+
+Les réductions d’émissions de GES liées à la mise en place du télétravail peuvent donc varier très fortement d’un personae de travailleur à un autre.
+
+## Budget
+
+A l’instar de la quantification des émissions de GES, il est difficile d’estimer un budget pour la mise en place du télétravail étant donné que celui
+variera fortement avec les différents rebonds (encore mal connus), dépendant eux-mêmes des personae de travailleurs (situation familiale, urbain ou rurale,
+utilisation numérique, etc.).
+
+Néanmoins, il est certain que pour les personnes dont la mobilité quotidienne est liée à l’usage de la voiture individuelle, mettre en place le télétravail
+peut représenter des économies substantielles, les économies de carburant compensant largement la surconsommation électrique.
+
+Enfin, sachez que les frais engagés par le salarié peuvent être couverts (en partie ou en totalité) par l’employeur. Pour en savoir plus sur le détail de
+la prise en charge : [le site de l'URSSAF](https://www.urssaf.fr).
+
+## Chiffres clés à retenir
+
+- En moyenne, un jour de télétravail par semaine c’est 271 kg CO2eq évités sur l’année [^2]
+- Ce chiffre doit néanmoins être affiné pour prendre en compte les effets rebond positifs comme négatifs (cf. Explication). Ainsi :
+ - à l’échelle individuelle, ils minorent souvent la réduction d’émission de 31 % (augmentation de la consommation d’énergie, des flux de données, etc.)
+ - à l’échelle globale, ils peuvent majorer la réduction d’émission de 52 % (les entreprises peuvent réduire les surfaces proportionnellement au nombre de
+télétravailleurs dans l'entreprise) [^3]
+- Lorsque l’on télétravaille, il est essentiel de faire attention à son impact numérique en évitant le surréquipement et le renouvellement précoce car le secteur du numérique c'est :
+ - en France, 15,9 % des émissions de GES générées par les data centers, 5,5 % par les infrastructures réseau et **78,7 % par les terminaux des utilisateurs** (dont 65 % rien que pour leur fabrication et 13 % pour leur utilisation) [^6]
+ - 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et 8 % d’ici 2025 au rythme actuel [^1]
+ - un secteur en augmentation constante avec près de 2 fois plus d’objets connectés chez les européens aujourd’hui par rapport à 2016 [^4]
+- 72 % des français ayant fait du télétravail pendant le confinement (qu’ils soient primo télétravailleurs ou non) aimeraient que cette pratique soit
+pérennisée [^5]
+
+## Explication
+
+Mis en place massivement pendant le confinement (41,6 % des actifs français ont télétravaillé durant cette période dont 25 % de primo-télétravailleur) et
+malgré des effets rebond nombreux, variés et parfois très significatifs [^2], le télétravail apparaît maintenant comme un moyen efficace de réduire notre
+empreinte carbone individuelle. Cette réduction est d’autant plus significative pour ceux dont la mobilité quotidienne s’articule autour d’un usage de la
+voiture individuelle.
+
+Cependant, la mise en place du télétravail doit être faite de manière réfléchie. En effet, cette pratique est soumise à de nombreux effets rebond
+défavorables. Tout d’abord, il est fréquent que la diminution des émissions de GES induite par l’usage réduit de la voiture ne soit pas aussi marquée. En
+effet, de nombreux trajets devant être réalisés chaque jour (aller chercher les enfants à l’école, aller à la poste, faire les courses) venaient s’insérer
+dans les trajets domicile-travail quotidiens. En télétravail, ces trajets sont toujours réalisés et le sont très souvent via la voiture individuelle. Un
+autre effet rebond, bien connu du télétravail, provient de l'achat de nouveaux équipements informatique, de notre (sur)consommation d’énergie et dans une moindre mesure de « données numériques ». En effet, même si de nombreux usages
+restent identiques, le télétravail augmente considérablement le besoin en visio-conférence ainsi que l’utilisation de ressources de stockage en ligne (cloud,
+etc.). Ainsi, afin de limiter l’impact GES du travail à distance, il
+existe plusieurs comportements à adopter (à ce sujet n’hésitez pas à consulter la fiche dédiée à [l’usage numérique responsable](https://nosgestesclimat.fr/actions/plus/num%C3%A9rique/usage-responsable)). En premier lieu il est absolument nécessaire de préserver les nouveaux équipements achetés ou de se tourner pourquoi pas vers des équipements reconditionnés car la phase de fabrication des équipements représente la grande majorité de l'impact. Sur les usages, sans lister tous les écogestes possibles vous pouvez :
+- essayez d’utiliser les clouds avec modération. Pour cela, vous pouvez désactiver les transferts automatiques de données, trier et stocker uniquement le
+nécessaire, stocker de préference sur disque dur externe ou ordinateur.
+- vous pouvez également, lors de visioconférence, limiter au maximum l’usage de la visio et préférer un simple usage audio. Cela permet de réduire
+significativement la consommation de bande passante.
+- travailler en wifi (ou directement en filaire pour l'ordinateur, c’est-à-dire avec un câble Ethernet) plutôt que via les données
+« mobiles ». L’impact GES d’un giga-octet de données est bien plus important quand ces dernières sont transférées via un réseau mobile plutôt que via un réseau fixe.
+
+
+
+
+Enfin, il est fondamental de planifier correctement la mise en place du télétravail dans le cas où cette pratique serait amenée à se pérenniser. Même si
+l’expérience des télétravailleurs français (durant la crise sanitaire de 2020, qu’ils soient primo télétravailleurs ou non) se révèle largement positive
+– c’est en effet 72 % des français interrogés par une étude ADEME qui souhaiteraient télétravailler plus souvent [^5]- il n’est pas rare que la dynamique de
+travail s’en trouve profondément affectée. Bien géré, le travail peut améliorer la gestion du stress et la concentration, comme le met en avant la même
+étude où 62 % et 60 % des télétravailleurs réguliers estiment que le télétravail permet respectivement une meilleure gestion du stress et une meilleure
+concentration. A l'inverse, l'expérience des primo télétravailleurs durant cette année particulière, est plus mitigée. Même si la majorité considère que la
+plupart des aspects de leur vie professionnelle ont été améliorés ou inchangés par le télétravail, 41 % estiment néanmoins que cela a été une source de
+stress supplémentaire et qu’il était difficile de trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
+
+## Passer à l’action
+
+Pour négocier la mise en place du télétravail : [cadremploi.fr](https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/teletravail-leurs-astuces-pour-negocier-des-jours-en-plus).
+
+## Sources
+
+[^1]: [Evaluation de l'impact du télétravail](https://librairie.ademe.fr/mobilite-et-transport/3783-evaluation-de-l-impact-du-teletravail-et-des-tiers-lieux-sur-la-reduction-des-consommations-d-energie-et-des-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-et-sur-l-organisation-des-entreprises.html)
+[^2]: [Caractérisation des effets rebond induits par le télétravail, synthèse, septembre 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/mobilite-et-transport/3776-caracterisation-des-effets-rebond-induits-par-le-teletravail.html)
+[^3]: [Le télétravail, vraiment bon pour l’environnement ?](https://presse.ademe.fr/wp-content/uploads/2020/09/ADEME_InfographieTT.pdf)
+[^4]: [Comment télétravailleur léger ?](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/249-comment-teletravailler-leger-.html)
+[^5]: [Télétravail, (im)mobilité et modes de vies, synthèse, juillet 2020, ADEME](https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/314-teletravail-immobilite-et-modes-de-vie.html)
+[^6]: [Evaluation de l'impact environnemental du numérique en France et analyse prospective](https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/etude-numerique-environnement-ademe-arcep-volet02_janv2022.pdf)
diff --git a/data/actions-plus/transport . voiture 5km.md b/data/actions-plus/transport . voiture 5km.md
index 23ec52442..abd09dfd9 100644
--- a/data/actions-plus/transport . voiture 5km.md
+++ b/data/actions-plus/transport . voiture 5km.md
@@ -4,7 +4,7 @@
La dépendance à la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens est telle que nous allons jusqu’à l’utiliser pour des trajets très courts, c’est-à-dire des trajets de moins de 5 km. Ainsi, chaque jour, plusieurs dizaines de millions de trajets de moins de 5 km sont réalisés seul en voiture (hors trajets domicile-travail) représentant ainsi 43 % des trajets quotidiens . L’utilisation de la voiture pour ces « petits » trajets n’est malheureusement pas sans impact sur le climat ainsi que sur la qualité de l’air que nous respirons très souvent saturés en polluants atmosphériques. Privilégier le vélo (ou tout autre type de mobilités actives) pour les petits trajets du quotidien permet donc d’agir à la fois à son échelle en réduisant son empreinte carbone individuelle mais aussi d’agir plus largement en participant à un changement global de mentalité.
-
+
## Impact GES moyen de l’action
@@ -15,7 +15,7 @@ Sur la base des données de l’Enquête Nationale Transport et Déplacements [^
## Ordre de grandeur GES
-
+
`Figure 1 : Impact CO2 d'un déplacement d’un km pour différent moyen de transport - Source Base Carbone®`
diff --git "a/data/actions-plus/transport . \303\251co-conduite.md" "b/data/actions-plus/transport . \303\251co-conduite.md"
index fed7ead43..fe9d38660 100644
--- "a/data/actions-plus/transport . \303\251co-conduite.md"
+++ "b/data/actions-plus/transport . \303\251co-conduite.md"
@@ -1,45 +1,50 @@
# Adopter une éco-conduite
## Contexte de l’action
+
Les déplacements quotidiens des Français, qu’il s’agisse des trajets domicile-travail ou bien de trajets personnels se font très majoritairement en voiture. - C’est ainsi 77 % des trajets quotidiens qui sont effectués en voiture [^1]. Adapter une éco-conduite et des pratiques éco-responsables au volant permet de diminuer l’empreinte carbone de nos déplacements et de limiter les émissions de GES.
-
+
## Impact GES moyen de l’action :
+
De manière générale, l’éco-conduite permet une réduction de sa consommation de carburant d’en moyenne 15 % [^2]. Ainsi à titre d’exemple :
- Paris-Marseille en adoptant une éco-conduite : **- 24 kgCO2eq**
- 1000 km en adoptant une éco-conduite : **- 31 kgCO2eq**
- 15 000 km parcourus chaque année en adoptant une éco-conduite : **- 461kgCO2eq**
-
## Ordre de grandeur GES
-
-
-```Figure 1 : Impact GES avec et sans éco-conduite pour un trajet de 1000 km```
+
+`Figure 1 : Impact GES avec et sans éco-conduite pour un trajet de 1000 km`
## Budget
-Au-delà de l’impact sur le climat, c’est aussi sur votre budget que cette action va influer. En économisant un à deux litres de carburant pour 100 kilomètres, on peut réaliser des économies substantielles. Sur une base de 15 000 kilomètres par an, l’économie peut atteindre environ 300 € pour un véhicule diesel et 400 € pour un véhicule à essence (pour un prix du gasoil à 1,,20 € le litre et un prix du super sans plomb à 1,32 € le litre - données novembre 2020) [2]
+
+Au-delà de l’impact sur le climat, c’est aussi sur votre budget que cette action va influer. En économisant un à deux litres de carburant pour 100 kilomètres, on peut réaliser des économies substantielles. Sur une base de 15 000 kilomètres par an, l’économie peut atteindre environ 300 € pour un véhicule diesel et 400 € pour un véhicule à essence (pour un prix du gasoil à 1,,20 € le litre et un prix du super sans plomb à 1,32 € le litre - données novembre 2020) [2]
## Chiffres clés à retenir :
+
- **77 %** des trajets quotidiens des français sont effectués en voiture [^1]
- **15 %** : c’est la réduction moyenne de la consommation de carburant associée à la pratique de l’éco-conduite
- Au-delà de l’impact GES, l’éco-conduite permet également de réduire le risque d’accident de **10 à 15 %** en moyenne [^2]
- Autre astuce pour le climat : ne pas abuser de la climatisation. Elle augmente la consommation de carburant de votre véhicule de **1 à 7%** suivant les climats, les véhicules et les usages [^1]
## Explication
-Plus de ¾ (77 %) des trajets quotidiens des Français s’effectuent en voiture. L’éco-conduite est une solution qui permet de réduire les émissions de GES de nos déplacements en voiture. En effet, elle permet de réaliser jusqu’à 15 % d’économie de carburant. Cela représente donc une diminution des émissions de GES tout autant qu’une économie financière non négligeable. Ainsi, pour un trajet de 1000 km, cela représente une diminution des émissions de GES de 31 kg de CO2eq. Pour une personne réalisant un trajet domicile-travail en voiture de manière quotidienne, la baisse des émissions de GES engendrée par une éco-conduite est encore plus significative. Ainsi, dans le cadre d’un trajet de 20 km (40 km aller-retour), cela représenterait une diminution des émissions de GES de 276 kg CO2eq et une diminution de la facture en carburant de plusieurs centaines d’euros.
+
+Plus de ¾ (77 %) des trajets quotidiens des Français s’effectuent en voiture. L’éco-conduite est une solution qui permet de réduire les émissions de GES de nos déplacements en voiture. En effet, elle permet de réaliser jusqu’à 15 % d’économie de carburant. Cela représente donc une diminution des émissions de GES tout autant qu’une économie financière non négligeable. Ainsi, pour un trajet de 1000 km, cela représente une diminution des émissions de GES de 31 kg de CO2eq. Pour une personne réalisant un trajet domicile-travail en voiture de manière quotidienne, la baisse des émissions de GES engendrée par une éco-conduite est encore plus significative. Ainsi, dans le cadre d’un trajet de 20 km (40 km aller-retour), cela représenterait une diminution des émissions de GES de 276 kg CO2eq et une diminution de la facture en carburant de plusieurs centaines d’euros.
L’application de l’éco-conduite est d’autant plus pertinente en ville et zone urbaine où les arrêts et le redémarrage sont fréquents. Il existe des guides et des formations détaillés pour vous accompagner dans cette démarche dont nous pouvons tout de même citer quelques actions emblématiques de l’éco-conduite ci-après :
+
- Rouler à vitesse modérée pendant les cinq premiers kilomètres : la surconsommation en ville peut atteindre 45 % sur le premier kilomètre, 25 % sur le second. La pollution aussi augmente sensiblement car les pots catalytiques ne fonctionnent pas de manière optimale à froid,
- Enlever les coffres de toit, les galeries, les porte-vélos et porte-skis dès qu’ils ne sont pas utiles : ils peuvent entraîner une surconsommation de 10 à 20 %,
- Vérifier souvent la pression des pneus : un sous gonflage de 0,3 bar entraîne 1,2 % de consommation en plus, de 0,5 bars 2,4 % de consommation en plus,
- Ne pas pousser le régime moteur peut faire économiser jusqu’à 20 % de carburant
- Ne pas abuser de la climatisation : elle augmente la consommation de carburant de votre véhicule de 1 à 7 % suivant les climats, les véhicules et les usages.
-Outre ces éléments, il est important de rappeler ici la nécessité plus générale de décarboner notre mobilité quotidienne et que donc l’éco-conduite ne peut-être une finalité en soi. En effet, il s’agit d’une solution utile et pertinente pour des personnes parcourant beaucoup de kilomètres mais elle ne remet pas en cause la place prépondérante de la voiture dans notre quotidien.
+ Outre ces éléments, il est important de rappeler ici la nécessité plus générale de décarboner notre mobilité quotidienne et que donc l’éco-conduite ne peut-être une finalité en soi. En effet, il s’agit d’une solution utile et pertinente pour des personnes parcourant beaucoup de kilomètres mais elle ne remet pas en cause la place prépondérante de la voiture dans notre quotidien.
## Sources :
+
[^1]: [La mobilité en 10 questions, septembre 2020, ADEME](https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/sites/default/files/2020-09/guide-mobilite-10-questions.pdf)
[^2]: [Guide de Formation à l’éco-conduite, Ademe](https://www.campus.uliege.be/upload/docs/application/pdf/2017-07/66885_guide_ecoconduite.pdf)
diff --git a/data/alimentation/actions/alimentation.yaml b/data/alimentation/actions/alimentation.yaml
index 96e5dbf35..4aba9270b 100644
--- a/data/alimentation/actions/alimentation.yaml
+++ b/data/alimentation/actions/alimentation.yaml
@@ -11,9 +11,9 @@ alimentation . réduire viande . par deux:
description: |
> ... ou le soir
- Il est tout à fait possible de réduire significativement l'empreinte de son alimentation, sans devenir strictement végétarien.
+ Il est tout à fait possible de réduire significativement l'empreinte de votre alimentation sans devenir strictement végétarien.
- Sur ce geste, on remplace la moitié de vos repas avec viande par des repas végétarien.
+ Remplacez la moitié de vos repas avec de la viande par des repas végétariens.
effort: modéré
@@ -45,7 +45,7 @@ alimentation . réduire viande . par quatre:
formule: par semaine * 52
icônes: 🍖📉
description: |
- Il est tout à fait possible de réduire significativement l'empreinte de son alimentation, sans devenir strictement végétarien.
+ Il est tout à fait possible de réduire significativement l'empreinte de votre alimentation sans devenir strictement végétarien.
Sur ce geste, on remplace les 3/4 de vos repas carnés par des repas végétariens, ce qui est une bonne approximation d'une consommation de viande réservée aux week-ends.
diff --git a/data/alimentation/alimentation.yaml b/data/alimentation/alimentation.yaml
index a8aebd888..1bd74c404 100644
--- a/data/alimentation/alimentation.yaml
+++ b/data/alimentation/alimentation.yaml
@@ -1,7 +1,7 @@
alimentation:
couleur: '#e58e26'
abbréviation: alim.
- icônes: 🍽
+ icônes: 🍴
description: |
Ce que l'on mange, et dans une moindre mesure ce que l'on boit, influence largement notre empreinte climat.
@@ -32,7 +32,7 @@ alimentation . laitages:
Ensuite les quantités de 3 catégories sont demandées en kg/semaine : fromage et beurre, laitages, lait.
alimentation . boisson:
- icônes: 🥤🍷
+ icônes: 🥤
formule: froide + chaude
alimentation . boisson . chaude:
@@ -77,6 +77,7 @@ alimentation . boisson . eau en bouteille . consommation annuelle:
description: On considère que chacun boit 1,5 litres d'eau par jour.
alimentation . boisson . eau en bouteille . empreinte:
+ titre: Empreinte de l'eau en bouteille
formule: 0.393
unité: kgCO2e/l
note: |
@@ -215,6 +216,7 @@ alimentation . plats . végétalien:
| Pain | 50 | 125 | 4 | 0,6 | 1520 | 76 |
| Total | | 776 | 29,3 | 29,5 | | 393,9 |
alimentation . plats . végétalien . empreinte:
+ titre: Empreinte d'un repas végétalien
formule: 0.394
unité: kgCO2e
note: |
@@ -263,6 +265,7 @@ alimentation . plats . végétarien:
| Total | | 776 | 28 | 25,8 | | 510 |
alimentation . plats . végétarien . empreinte:
+ titre: Empreinte d'un repas végétarien
formule: 0.510
unité: kgCO2e
note: C'est le "Repas végétarien 1" [ici](https://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?repas.htm).
@@ -311,11 +314,12 @@ alimentation . plats . viande 1:
note: C'est le "Repas classique 1 (avec poulet)" [ici](https://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?repas.htm).
formule: empreinte * nombre
alimentation . plats . viande 1 . empreinte:
+ titre: Empreinte d'un repas de type viande 1 (poulet, porc, fromage)
formule: 1.350
unité: kgCO2e
alimentation . plats . viande 1 . nombre:
question: Nombre de plats viande 1 par semaine
- par défaut: 3
+ par défaut: 4
période: semaine
alimentation . plats . viande 2:
@@ -347,12 +351,13 @@ alimentation . plats . viande 2:
Notons que cette catégorie ne correspond pas à la définition vague de la viande rouge, qui peut par exemple inclure le porc ([source](https://fr.wikipedia.org/wiki/Viande_rouge#Eléments_de_définition)).
formule: empreinte * nombre
alimentation . plats . viande 2 . empreinte:
+ titre: Empreinte d'un repas de type viande 2 (boeuf, veau, agneau)
formule: 6.290
unité: kgCO2e
note: C'est le "Repas classique 2 (avec bœuf)" [ici](https://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?repas.htm).
alimentation . plats . viande 2 . nombre:
question: Nombre de plats viande 2 par semaine
- par défaut: 4
+ par défaut: 3
période: semaine
alimentation . nombre de plats viande:
@@ -384,6 +389,7 @@ alimentation . plats . poisson 1:
| Total | | 956 | 37 | 57,9 | | 1113,1 |
alimentation . plats . poisson 1 . empreinte:
+ titre: Empreinte d'un repas de type poisson 1 (thon, saumon, sardine, maquereau)
formule: 1.113
unité: kgCO2e
note: |
@@ -393,7 +399,7 @@ alimentation . plats . poisson 1 . empreinte:
Le plat principal est une tarte au saumon. Le facteur d'émission associé à l'ingrédient principal (ici le saumon)
correspond à une moyenne de facteurs d'émissions associés au thon, saumon, sardine ou maquereau d'Agribalyse.
- 🧮 Le calcul détaillé est [disponible ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/blob/master/data/alimentation/menus-poisson.ods) sous forme de tableur.
+ 🧮 Le calcul détaillé est [disponible ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/blob/master/data/alimentation/menus-poisson-v1.ods) sous forme de tableur.
alimentation . plats . poisson 1 . nombre:
question: Nombre de plats poisson 1 par semaine
@@ -424,6 +430,7 @@ alimentation . plats . poisson 2:
| Total | | 841 | 41 | 31 | | 1983,8 |
alimentation . plats . poisson 2 . empreinte:
+ titre: Empreinte d'un repas de type poisson blanc
formule: 1.984
unité: kgCO2e
note: |
@@ -433,7 +440,7 @@ alimentation . plats . poisson 2 . empreinte:
Le plat principal est un filet de poisson blanc, sauce beurre blanc. Le facteur d'émission associé à l'ingrédient principal (ici le saumon)
correspond à une moyenne de facteurs d'émissions associésà divers poissons blancs (bar, cabillaud, lotte, merlu...) d'Agribalyse.
- 🧮 Le calcul détaillé est [disponible ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/blob/master/data/alimentation/menus-poisson.ods) sous forme de tableur.
+ 🧮 Le calcul détaillé est [disponible ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/blob/master/data/alimentation/menus-poisson-v1.ods) sous forme de tableur.
alimentation . plats . poisson 2 . nombre:
question: Nombre de plats poisson 2 par semaine
par défaut: 0
@@ -455,7 +462,7 @@ alimentation . planétaire:
alimentation . petit déjeuner annuel:
titre: Petit déjeuner
- icônes: 🥐☕
+ icônes: 🥐
formule: petit déjeuner * 365
alimentation . petit déjeuner . par semaine:
@@ -499,6 +506,7 @@ alimentation . petit déjeuner . lait céréales:
alimentation . lait:
formule: empreinte * poids
alimentation . lait . empreinte:
+ titre: Empreinte du lait
formule:
variations:
- si: type = 'lait végétal'
@@ -538,6 +546,7 @@ alimentation . céréales:
- https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/actualite/actualite/detail/id/23
alimentation . céréales . empreinte:
+ titre: Empreinte des céréales de petit-déjeuner
formule: 0.34
unité: kgCO2e/kg
@@ -568,6 +577,7 @@ alimentation . pain:
icônes: 🥖
formule: empreinte * poids
alimentation . pain . empreinte:
+ titre: Empreinte du pain
formule: 1.52
unité: kgCO2e/kg
références:
@@ -719,6 +729,9 @@ alimentation . de saison . consommation:
Cet impact est relativement faible car la part de produits saisonables représente seulement 7% de l'alimentation moyenne d'un français.
Mais c'est toujours ça de gagné, et les avantages d'une consommation de saison ne s'arrêtent pas à l'empreinte climat.
+
+ > Mais quelle est la saison d'une pomme, d'un chou-fleur ?
+ > Découvrez notre mini-site [Mes fruits et légumes de saison](https://mesfruitsetlegumesdesaison.fr).
note: Voir détail de l'approche de calcul [ici](http://nosgestesclimat/documentation/alimentation/de-saison/pourcentage-saisonable)
par défaut: "'jamais'"
formule:
@@ -785,7 +798,7 @@ alimentation . de saison . pourcentage saisonable:
🧮 Le tableur du calcul détaillé est [disponible ici]().
alimentation . déchets:
- icônes: 🚮🧃
+ icônes: 🚮
description: |
Nous avons rangé cette catégorie dans `alimentation` car les déchets ménagers sont composés à 85% de déchets alimentaires, selon la référence ci-dessous.
note: Impossible de trouver une source de 1er niveau pour ce chiffre des 85%.
@@ -847,7 +860,7 @@ alimentation . déchets . facteur:
- sinon: 0.3
alimentation . gaspillage alimentaire:
- icônes: 🍲🚯
+ icônes: 🚯
unité: kgCO2e
formule:
variations:
diff --git "a/data/conversion-m\303\251trique.yaml" "b/data/conversion-m\303\251trique.yaml"
index 75c956453..cf8c65501 100644
--- "a/data/conversion-m\303\251trique.yaml"
+++ "b/data/conversion-m\303\251trique.yaml"
@@ -104,7 +104,10 @@ pétrole . litres essence:
- deux roues thermique
pétrole . litres essence . voiture:
- applicable si: transport . voiture . thermique . carburant = 'essence E5 ou E10'
+ applicable si:
+ une de ces conditions:
+ - transport . voiture . thermique . carburant = 'essence E5 ou E10'
+ - transport . voiture . thermique . carburant = 'essence E85'
formule:
variations:
- si: transport . voiture . aide km
diff --git a/data/divers/actions/divers.yaml b/data/divers/actions/divers.yaml
index f7c067e27..c5f956e4d 100644
--- a/data/divers/actions/divers.yaml
+++ b/data/divers/actions/divers.yaml
@@ -50,7 +50,7 @@ divers . publicité:
**Sur mobile**, cela dépend de votre appareil:
Sur iPhone
L'écosystème iOS [est cadenassé par Apple](https://support.mozilla.org/fr/kb/modules-complementaires-pour-firefox-sous-ios), donc il n'est pas possible de faire grand chose.
- Sur Android
Vous pouvez utiliser Firefox et y installer l'extension muBlock, ou un autre navigateur du magasin d'application permettant le blocage (ce n'est pas le cas de Chrome). Pour les applications, c'est plus compliqué, mais [Youtube Vanced](https://vancedapp.com) ou [New Pipe](https://newpipe.net) sont des exemples d'alternatives sans pub.
+ Sur Android
Vous pouvez utiliser Firefox et y installer l'extension muBlock, ou un autre navigateur du magasin d'application permettant le blocage (ce n'est pas le cas de Chrome). Pour les applications, c'est plus compliqué, mais il est possible d'installer des alternatives d'applications sans publicité (par exemple [Youtube Vanced](https://vancedapp.com) ou [New Pipe](https://newpipe.net) en remplacement de l'application Youtube) ou d'installer un bloqueur pour toutes les applications (par exemple [Blokada](https://blokada.org/)).
références:
ADEME: https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/325-biens-d-equipement-benefices-environnementaux-d-allonger-leur-duree-de-vie.html
diff --git a/data/divers/divers . textile.yaml b/data/divers/divers . textile.yaml
index 82666e50b..2310437bb 100644
--- a/data/divers/divers . textile.yaml
+++ b/data/divers/divers . textile.yaml
@@ -1,39 +1,39 @@
-#divers . textile:
+#divers . textile:
# icônes: 👗👖
-# formule: 0.5 * montant
+# formule: 0.5 * montant
# unité: kgCO2e
-#divers . textile . montant:
+#divers . textile . montant:
# question: Combien dépensez-vous par an en habits achetés neufs ?
# description: |
# Nous excluons du calcul l'achat en friperies, la récupération, l'occasion.
# source: Base Carbone, ratio monétaire (textile et habillement 600 kgCO2e / k€ HT) ; https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/accueil/documentation-gene/index/page/Ratio-monetaires
# unité: €/an
# par défaut: 1000 €/an
-
-divers . textile:
- icônes: 👗👖
+
+divers . textile:
+ icônes: 👚
formule:
somme:
- - t-shirt
- - pantalon
- - short
- - sweat
- - robe
- - chemise
- - pull
- - chaussure
- - manteau
- - petit article
- - gros article
- unité: kgCO2e
- références:
+ - t-shirt
+ - pantalon
+ - short
+ - sweat
+ - robe
+ - chemise
+ - pull
+ - chaussure
+ - manteau
+ - petit article
+ - gros article
+ unité: kgCO2e
+ références:
Base carbone ADEME: https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/accueil/documentation-gene/index/page/Coton_-synthetique_-autre
description: |
À vous de nous dire ce que vous avez mis dans vos sacs de shopping cette année, ou dans une année représentative si vous faites rarement les magasins.
> Si vous achetez un pull tous 2 ans, arrondissez à `1`. Si vous achetez un pull tous les 3 ans, arrondissez à `0`.
- Ne renseignez que les produits neufs. Nous excluons du calcul l'achat en friperies, la récupération, l'occasion.
+ Ne renseignez que les produits neufs. Nous excluons du calcul l'achat en friperies, la récupération, l'occasion.
note: |
Les données sont toutes issues de la Base Carbone sauf le short qui vient des données de Base Impact (textile, linge de maison, maroquinerie) et les deux articles génériques qui sont des estimations grossières basées sur la visualisation du graphe des données de la documentation ADEME.
@@ -63,12 +63,12 @@ divers . textile . pantalon . nombre:
question: Nombre de pantalons/jeans achetés sur une année
par défaut: 2
période: année
-
+
divers . textile . pantalon:
icônes: 👖
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
-
+ unité: kgCO2e
+
divers . textile . short . empreinte:
formule: 6.4 # 6.4 / (durée * coefficient préservation)
unité: kgCO2e
@@ -78,11 +78,11 @@ divers . textile . short . nombre:
question: Nombre de shorts achetés sur une année
par défaut: 1
période: année
-
+
divers . textile . short:
icônes: 🩳
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
divers . textile . sweat . empreinte:
formule: 27.4 # 27.4 / (durée * coefficient préservation)
@@ -93,13 +93,13 @@ divers . textile . sweat . nombre:
question: Nombre de sweats achetés sur une année
par défaut: 2
période: année
-
+
divers . textile . sweat:
titre: Sweat (en coton)
note: La base carbone parle d'un "Sweat - (CO)", et la [documentation](https://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/accueil/documentation-gene/index/page/Coton_-synthetique_-autre) ne mentionne qu'un "sweat en coton" dont l'empreinte est proche.
icônes: 🧵
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
divers . textile . robe . empreinte:
formule: 48.4 # 48.4 / (durée * coefficient préservation)
@@ -110,11 +110,11 @@ divers . textile . robe . nombre:
question: Nombre de robes achetées sur une année
par défaut: 2
période: année
-
+
divers . textile . robe:
icônes: 👗
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
divers . textile . chemise . empreinte:
formule: 10.7 # 10.7 / (durée * coefficient préservation)
@@ -129,7 +129,7 @@ divers . textile . chemise . nombre:
divers . textile . chemise:
icônes: 👔
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
divers . textile . pull . empreinte:
formule: 39.2 # 39.2 / (durée * coefficient préservation)
@@ -145,7 +145,7 @@ divers . textile . pull:
titre: Pull (laine ou acrylique)
icônes: 🧶
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
divers . textile . chaussure . empreinte:
formule: 16.47 # 16.47 / (durée * coefficient préservation)
@@ -156,12 +156,12 @@ divers . textile . chaussure . nombre:
question: Nombre de chaussures achetées sur une année
par défaut: 2
période: année
-
+
divers . textile . chaussure:
titre: Paire de chaussures
icônes: 👟
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
divers . textile . manteau . empreinte:
formule: 85.8 # 85.8 / (durée * coefficient préservation)
@@ -172,12 +172,11 @@ divers . textile . manteau . nombre:
question: Nombre de manteau achetés sur une année
par défaut: 1
période: année
-
+
divers . textile . manteau:
icônes: 🧥
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
-
+ unité: kgCO2e
divers . textile . petit article . empreinte:
formule: 5 # 85.8 / (durée * coefficient préservation)
@@ -188,12 +187,12 @@ divers . textile . petit article . nombre:
question: Nombre de petits articles génériques achetés sur une année
par défaut: 1
période: année
-
+
divers . textile . petit article:
titre: Autre petit article
icônes: 🔹
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
description: Vêtement plutôt léger (chaussettes, sous-vêtements, etc. par opposition à un manteau).
divers . textile . gros article . empreinte:
@@ -205,10 +204,10 @@ divers . textile . gros article . nombre:
question: Nombre de gros articles génériques achetés sur une année
par défaut: 1
période: année
-
+
divers . textile . gros article:
titre: Autre gros article
icônes: 🔷
formule: empreinte * nombre
- unité: kgCO2e
+ unité: kgCO2e
description: Vêtement plutôt lourd (veste imperméable, costume, etc. par opposition aux sous-vêtements).
diff --git "a/data/divers/divers . \303\251lectrom\303\251nager.yaml" "b/data/divers/divers . \303\251lectrom\303\251nager.yaml"
index f9e520dac..cb33ece25 100644
--- "a/data/divers/divers . \303\251lectrom\303\251nager.yaml"
+++ "b/data/divers/divers . \303\251lectrom\303\251nager.yaml"
@@ -1,5 +1,5 @@
divers . électroménager:
- icônes: ⚙️🏠
+ icônes: 🔌
note: |
Nous ne comptons ici que l'empreinte de la construction des biens électroménager, car leur usage implique surtout de l'électricité, déjà comptée via la facture en kWh.
@@ -31,7 +31,7 @@ divers . électroménager . réfrigérateur . durée:
unité: ans
note: |
Les durées de vies des appareils évoluent en fonction du coefficient de préservation déterminé par la question portant sur les efforts pour préserver ses équipements.
-
+
Une réponse "effort moyen" ne fait pas varier la durée de vie. Seules les autres réponses font varier à la hause ou à la baisse la durée de vie des appareils et donc l'empreinte carbone estimée.
divers . électroménager . réfrigérateur:
diff --git a/data/guide-mode-groupe/guide-alimentation.md b/data/guide-mode-groupe/guide-alimentation.md
index 7484d9fe3..2c07542df 100644
--- a/data/guide-mode-groupe/guide-alimentation.md
+++ b/data/guide-mode-groupe/guide-alimentation.md
@@ -4,15 +4,15 @@
En France le secteur de l’agriculture est le deuxième secteur le plus contributif aux émissions de gaz à effet de serre. Ce secteur émet chaque année 85 Mt de CO2eq ce qui se représente 19 % des émissions françaises[^1].
-
+
Si l'on devait catégoriser ces émissions par type de gaz à effet de serre, on obtiendrait la décomposition suivante[^2] :
- environ 45 % de méthane (CH4) dû aux élevages (fermentations entériques c’est-à-dire la digestion des ruminants et stockage des effluents),
-- 40 % de protoxyde d’azote (N20) liées à la fertilimmmmsation des cultures et aux engrais azotés
+- 40 % de protoxyde d’azote (N20) liées à la fertilisation des cultures et aux engrais azotés
- 15 % de CO2 qui provient de la consommation d’énergie (fioul, gaz, carburant, électricité) nécessaire au fonctionnement d'une exploitation (engins agricoles, serres chauffées, bâtiment, etc.).
-
+
La consommation de viande et plus particulièrement l’élevage joue donc un rôle majeur dans les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture.
@@ -22,15 +22,15 @@ La consommation de viande et plus particulièrement l’élevage joue donc un r
- Pour commencer, privilégier des viandes à plus faible impact carbone comme le porc ou la volaille
-
+
- On peut ensuite réduire sa consommation de viande
-
+
- Enfin, on peut devenir végétarien
-
+
> **Et devenir végétalien, c’est encore mieux non ?**
> Oui en effet devenir végétalien, c’est réduire de manière encore plus significative l’empreinte carbone de son alimentation. Cela va plus loin encore qu'être végétarien : il s'agit de ne plus consommer de produits issus d’animaux (œufs, laits, fromages, etc.). Même si les produits issus des animaux ont très souvent des empreintes carbone inférieures à la viande elle-même (à quelques exceptions près), ils ont à l’inverse une empreinte carbone bien plus forte que les produits végétaux (fruits, légumes, légumineuses, etc.)
@@ -40,7 +40,7 @@ La consommation de viande et plus particulièrement l’élevage joue donc un r
Et oui trouver des tomates en plein hiver n'est pas sans conséquence supplémentaire sur l'environnement.
-
+
> **Et consommer bio, ça ne réduit pas mon empreinte carbone ?**
> C’est compliqué ... Difficile de dégager un consensus scientifique.
@@ -57,7 +57,7 @@ Action a priori anodine mais en moyenne chaque année c'est tout de même 14 kg
Les emballages (plastique notamment) sont extrêmement durs à recycler et à réutiliser. De plus, il est aussi courant qu’une part significative de ces déchets plastiques soient exportés et vendus à d’autres pays. Ainsi en 2016, pas moins de 50 % des déchets plastiques triés européens ont été exportés vers la Chine. Cet exportation (vers des pays aux normes environnementales moins contraignantes) et une des raisons qui font que chaque année, entre [8 et 12 millions de tonnes de plastique](https://www.greenpeace.fr/pollution-oceans-limpact-plastiques/) finissent dans les océans. On estime ainsi qu’un “[7e continent de plastique](https://assets.theoceancleanup.com/app/uploads/2019/04/Lebreton2018_SciRep.pdf)” flottant au large de l’Océan Pacifique contiendrait environ 80 000 tonnes de déchets plastique et s’étendrait sur une surface d’environ 1.6 millions de km2 (soit plus de 3 fois la surface de la France métropolitaine
-
+
- **Réduire son gaspillage alimentaire**
@@ -67,7 +67,7 @@ Le gaspillage alimentaire représente environ 10 % de notre poubelle grise[^5].
- **Composter ses biodéchets**
Les déchets putrescibles représentent presque le tiers des déchets de nos poubelles. Si on y ajoute les papiers souillés, c’est presque 40 % des ordures des ménages français qui pourraient faire l’objet d’une valorisation organique.
-
+
> Le terme valorisation organique désigne les modes de gestion et de valorisation des déchets biodégradables (déchets alimentaires et déchets verts notamment pour les ménages). Cela regroupe la méthanisation et le compostage.
> [La méthanisation](https://www.fnade.org/fr/produire-matieres-energie/valorisation-organique) est un processus de décomposition de la matière organique contenue dans les déchets biodégradables en milieu **anaérobie** (c’est-à-dire en absence d’oxygène)
@@ -77,19 +77,19 @@ Le gaspillage alimentaire représente environ 10 % de notre poubelle grise[^5].
Même si le secteur des déchets représente seulement 4 % des émissions de gaz à effet de serre en France[^1], réduire le volume de sa poubelle est bénéfique à bien d’autres égards (réduction pollution plastique, besoin en matière première diminué, etc.). **Un leitmotiv : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas !**
-
+
> **Trier ces déchets, ça sert vraiment à quelque chose ?**
> Oh oui ! Mais pas seulement pour des questions d'impact carbone
> Même si un tri de qualité permet de limiter les besoins en « sur-tri » (i.e. tri fait à nouveau à posteriori de la collecte) et donc réduire la consommation énergétique des filières de traitement, **l’avantage du tri se situe sur les économies de matière qu’il permet**. Plus particulièrement, cela permet d’éviter de perdre de la matière et donc de ne pas avoir à en recréer. Grâce au recyclage, on conserve donc pour un nouvel usage, une partie de l’énergie et de la matière contenue dans le déchet. A titre d’exemple, ce n’est pas moins de 95% d’énergie économisée par la confection d’une tonne d’aluminium à partir d’aluminium recyclé .
> Même si certains taux de réutilisation de la matière recyclée sont très faibles (pour le plastique notamment, où le taux de réincorporation est seulement de 6% contre 49% pour la ferraille, 56 % pour le calcin (verre) et 67 % pour les papiers et cartons[^6]), le tri de ses déchets est un geste important pour la préservation des ressources et dans une mesure plus relative, pour le climat.
-> 
+> 
**🌭 4. Réduire sa consommation de produits transformés/surgelés**
Les produits transformés sont, d’un point de vue nutritif, très souvent en deçà de leurs équivalents frais. Ils sont plus riche en graisses, sucres et protéines animales et consomment davantage de ressources naturelles.
-
+
**💧 5. Boire l’eau du robinet**
@@ -98,7 +98,7 @@ L’eau en bouteille coûte en moyenne 100 à 300 fois plus cher que l’eau du
- l’eau (le liquide) représente 20% du coût total
- la fabrication de l’emballage en représente 80 %
-
+
---
diff --git a/data/guide-mode-groupe/guide-divers.md b/data/guide-mode-groupe/guide-divers.md
index 89f7d1a7d..8452a6e05 100644
--- a/data/guide-mode-groupe/guide-divers.md
+++ b/data/guide-mode-groupe/guide-divers.md
@@ -11,7 +11,7 @@ Avant toute chose, expliquons une notion clé : la notion d’empreinte. Il faut
Et ces deux approches ne donnent pas les mêmes chiffres : l’empreinte carbone est environ 50 % plus élevée que les émissions territoriales : environ 10t de CO2eq/hab/an contre 6,5t CO2eq/hab/an en 2019[^1]. Cela signifie que les Français importent plus de biens et services carbonés qu’ils n’en exportent.
-
+
`Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours !`
@@ -23,25 +23,25 @@ Et ces deux approches ne donnent pas les mêmes chiffres : l’empreinte carbone
- **En en prenant soin**
-
+
- **Si jamais il tombe en panne, cherchez à le faire réparer plutôt que le remplacer**
Mais on vous l’accorde ce n’est pas toujours facile. Cela peut s’avérer parfois plus cher et il est même possible que le constructeur vous en propose un neuf directement. Quelques ordres de grandeur à avoir en tête lorsque l'on fait répérer un équipement:
-
+
- **Eviter le renouvellement précoce de vos biens.**
Cela n’est pas chose aisée non plus car l’obsolescence technique ou culturelle (mode) est bien une réalité. De produits ne pouvant suivre les prérequis techniques des nouveautés au matraquage marketing, la tentation de renouveler (précocement) ses appareils est grande. Mais résister à ce phénomène permet de préserver le climat et même de faire économies significatives.
-
+
**🧐 2. Avant l'achat, questionnez le besoin.**
Votre achat est-il vraiment nécessaire ? Pourquoi ne pas vous tourner vers l’économie du partage ? Achetez un équipement n’est pas une solution automatique. On peut maintenant emprunter, partager, louer de nombreux équipements et biens lorsque l’on en a besoin de manière ponctuelle.
-
+
**💡 3. Si l'achat devient nécessaire.**
@@ -49,7 +49,7 @@ Votre achat est-il vraiment nécessaire ? Pourquoi ne pas vous tourner vers l’
Ces derniers ont un impact bien moindre sur le climat comparé au neuf !
-
+
> Attention : quand on parle de seconde main ou de produits reconditionnés on ne parle pas du dernier smartphone acheté, sur un site de revente, à peine 6 mois après sa sortie mais bien de donner une seconde vie à des biens ou des équipements
diff --git a/data/guide-mode-groupe/guide-logement.md b/data/guide-mode-groupe/guide-logement.md
index b741abe55..f48a46225 100644
--- a/data/guide-mode-groupe/guide-logement.md
+++ b/data/guide-mode-groupe/guide-logement.md
@@ -4,7 +4,7 @@
En France, le secteur du bâtiment contribue à 17% des émissions territoriales françaises (79 Mt CO2eq sur 435 Mt CO2eq)[^1].
-
+
Il faut savoir également que les factures d’énergie représentent en moyenne 8,5 % du budget annuel des ménages (réparties à peu près équitablement entre les déplacements (48 %) et le logement (52 %)). Cela représente en moyenne 2 900 € par ménage et par an[^2].
@@ -20,35 +20,35 @@ Nous allons donc passer en revue ce qu’il est possible de faire. De simples é
En effet, il est assez fréquent de chauffer à plus haute température que ce que l’on estime. Vérifier par vous-même et ramener la température à 20°C voir 19°C.
-
+
**🧐 2. Connaitre les nombreux écogestes pour réduire sa consommation d’énergie**
Remplacer ses ampoules par des LED, sécher à l’air libre de ses vêtements ou encore éteindre ses appareils en veille, multiples sont les moyens d’économiser de l’énergie et de l’argent. N’hésitez pas à consulter la bibliothèque numérique en bas de page pour en savoir plus (notamment le guide « 40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie »).
-
+
**🥵 3. Se tourner vers l’isolation active en cas de forte chaleur...**
Volets fermés, ouvertures matinales, brasseur d’air et humidification sont les pistes à suivre pour à la fois se protéger de la chaleur et apporter de la fraicheur à son logement. L’isolation active est aussi un moyen d’éviter la prolifération de climatiseurs dans les foyers et la très forte surconsommation que cela engendrerait.
-
+
**🔥 4. Opter pour un système de chauffage moins émissif**
Cette action s’adresse avant tout aux propriétaires de chaudières fonctionnant au gaz ou au fioul car ces dernières sont de très mauvais élève en termes d’émissions de gaz à effet de serre (et d’autant plus dans des logements mal isolés). Cependant, il n’y a pas de solution unique et différents types de solutions peuvent répondre à vos besoins. Pour rentrer dans les détails techniques reportez vous à la bibliothèque numérique en bas de page et plus spécifiquement aux guides « se chauffer mieux et moins cher » et « une maison plus écologique ».
-
+
**🔨5. Rénover énergétiquement votre logement**
Saviez-vous, qu'en France il y a plus de 7 millions de passoires énergétiques (logement très mal isolés situés dans les classes énergétique F ou G). Et dans ces passoires énergétiques les pertes de chaleur peuvent venir de partout[^3].
-
+
Il est donc essentiel pour réduire son empreinte carbone de vivre dans les logements bien isolés pour limiter notamment sa consommation d’énergie. Afin de réduire au maximum son empreinte carbone l’idéal est d’envisager des travaux de rénovation énergétique visant une labellisation HPE (Haute Performance Energétique) comme avec le label BBC (Bâtiment Basse Consommation). Pour en savoir plus sur la rénovation énergétique tournez-vous vers les sources de la bibliothèque numérique en bas de page et plus spécifiquement vers le guide ADEME « Isoler sa maison ». Sachez tout de même qu’une rénovation énergétique consistera toujours à réduire au maximum les fuites thermiques (qui transmettent rapidement le froid extérieur à l’intérieur du logement) et les entrées d’air parasites afin que celui-ci reste « facilement » (i.e. sans recours excessif au chauffage) à une température modérée.
-
+
> **Mais ça coute extrêmement cher tout ça !**
>
diff --git "a/data/guide-mode-groupe/guide-num\303\251rique.md" "b/data/guide-mode-groupe/guide-num\303\251rique.md"
index f4ff4d716..e7bca8ca5 100644
--- "a/data/guide-mode-groupe/guide-num\303\251rique.md"
+++ "b/data/guide-mode-groupe/guide-num\303\251rique.md"
@@ -1,3 +1,72 @@
-# Fiche Numérique
+# **Comment réduire l’empreinte carbone du numérique ?**
-**A venir !**
+## Pourquoi l'empreinte du numérique est un sujet de société important ?
+
+Ces dernières années, le numérique est évoqué comme **LE** nouveau poste d'émissions carbone. Et pour cause ! En France, le numérique émet autant que de CO2 équivalent que l'avion, soit 2,5% des émissions françaises[^1]. Au niveau mondial, il représente entre 3 et 4% des émissions[^2] [^3] aujourd'hui et les projections de croissance exponentielle de ce secteur en font aujourd’hui un enjeu majeur en termes d’émissions de gaz à effet de serre (+60 % d’ici à 2040 si rien n'est fait).
+
+> En 2012, la chanson Gangnam Style de Psy dépassait le milliard de vues sur Youtube et la couverture médiatique a été impressionnante. C'était un évènement, un tournant pour la plateforme de streaming. Aujourd'hui la chanson Despacito approche les 8 milliards du vues et plus personne n'est étonné. Ce parallèle permet d'illustrer la fait que le numérique occupe une place considérable dans nos vies, de part nos usages et la multiplicité de nos objets connectés, sans en être pleinement conscient.
+
+Par ailleurs, les enjeux du numérique ne sont pas seulement liés aux émissions carbone. Il est important de rappeler que les impacts environnementaux concernent également la consommation de ressources abiotiques (eau, minéraux…) et la consommation d’énergie primaire[^3].
+
+## Comprendre les impacts du numérique
+
+Pour caractériser l'impact du numérique, il est important de rappeler les 3 niveaux divisions de ce secteur.
+
+- **Les terminaux des utilisateurs**, correspondant à tous les objets connectés que vous utilisez ! (télévisions, smartphone, ordinateurs, imprimantes, casques audio ...)
+
+- **Les centres de données (ou data centers)** ; ce sont les infrastructures qui permettent aux différents sites et applications que vous utilisez d'exister. Ces centres regroupent serveurs, ordinateurs centraux et modules de stockage qui permettent l'hébergement des services numériques.
+
+- **Les réseaux** permettent d'acheminer les données depuis les centres de données jusqu'à vos appareils. Ils peuvent être fixes (fibre, câbles, cuivre) ou mobiles (antennes 3G, 4G ou 5G).
+
+Pour chacun de ces 3 niveaux, les impacts peuvent être décomposé entre la fabrication et l'usage. La phase d'utilisation représente une faible part de l'impact en France. En effet l'usage correspond essentiellement à une consommation électrique, l'électricité française étant particulièrement décarbonée.
+
+S'il y a un chiffre à retenir dans ce guide, c'est peut-être celui ci : parmi les 3 composantes citées ci-dessus, **les terminaux représentent environ 80% de l'empreinte GES du numérique en France** dont l'essentiel réside dans la production des appareils (voir partie suivante).
+
+C’est pourquoi, limiter le nombre de ses équipements, leur renouvellement mais également adopter des pratiques responsables quand on navigue sur internet est essentiel pour réduire les impacts environnementaux du numérique.
+
+## Que faire à son échelle ?
+
+**1. Eviter le renouvellement précoce de ses équipements**
+
+**Le premier enjeu est celui de l’impact environnemental liée à la fabrication des équipements et support** (ordinateur, smartphone, tablette, télévision, etc.). En effet, leur fabrication est extrêmement gourmande en énergie et en eau. Ainsi, en France, pour un smartphone, sur l’ensemble du cycle de vie, c’est près de 3/4 des émissions de GES (source Base Carbone) et 80 % de la consommation en eau qui proviennent de la phase de fabrication. Plus généralement, la fabrication d'un produit électronique représente environ 80% de son empreinte carbone[^4].
+
+
+
+Il est donc indispensable d’éviter les renouvellements précoces de ces appareils (pour cause d’obsolescence perçue et/ou technique ) et d’essayer de faire en sorte de maximiser leur durée de vie. Ainsi, si tous les foyers français allongeaient d’un an (sur une période de 10 ans) la durée d’usage totale de leurs équipements multimédia (au lieu de les remplacer), cela contribuerait à éviter l’émission de plus de 4 millions de tonnes de CO2eq [^5]. Pour approfondir, n'hésitez pas à consulter nos fiches sur [l'enjeu d'allongement de la durée de vie](https://nosgestesclimat.fr/actions/plus/divers/%C3%A9lectrom%C3%A9nager/allongement) ainsi que sur les [achats d'occasion](https://nosgestesclimat.fr/actions/plus/divers/%C3%A9lectrom%C3%A9nager/seconde-main)
+
+De plus, questionner le besoin réel en équipements connectés est également nécessaire si l’on souhaite réduire l’impact de sa consommation numérique. En effet, le besoin réel d’une montre connectée, d’un tracker d’activité physique ou encore d’un frigo pilotable à distance est questionnable quand on connait l’impact environnemental de leur fabrication ainsi que celui associé aux traitements des quantités de données transmises.
+
+**2. Adopter des pratiques numérique responsables**
+
+Il est difficile de définir l’impact GES moyen d'une action étant donné que l'impact dépend des pratiques de chacun, des appareils utilisés ou encore des données disponibles pour le quantifier.
+
+Néanmoins, il est utiles d'avoir certaines bonnes pratiques en tête :
+
+- Sur vos smartphones, privilégiez un visionnage vidéo en wifi et non via les données (réseau 3G, 4G, 5G)[^1]
+- Désactivez la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux.
+- Sur vos plateformes vidéos, téléchargez une série plutôt que la regarder en streaming
+- Diminuez la qualité des vidéos que vous regardez afin de diminuer la quantité de données transmise.
+- Ne conservez, sur un espace de stockage à distance (cloud), seulement ce qui vous est réellement utile. Pour le reste (fichiers moins utiles, ou très lourds comme des vidéos) privilégiez le stockage local. Derrière le cloud, se cache un espace de stockage ou se trouve des centaines d’ordinateurs, serveurs, circuits de refroidissements, etc.
+
+**3. Apporter vos équipements en fin de vie dans des Points d'Apports Volontaires (PAV)**
+
+Les PAV ont vocation à recevoir vos déchets dans des conteneurs spécifiques. Les utiliser permet de légitimer et faire monter en puissance les filières de recyclage et retraitement. En effet, plus ces filières reçoivent d'équipements plus les volumes de matières premières issues du recyclage augmente et plus leur compétitivité s'améliore.
+Pour trouver votre point de collecte, utilisez notre simulateur [Que Faire de Mes Déchets](https://quefairedemesdechets.fr/) !
+
+[](https://quefairedemesdechets.fr/)
+
+De plus, recycler ses déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) permet d'éviter d'encombrer davantage les décharges en Afrique notamment, où sont envoyés les déchets sous prétexte qu'ils seront réutilisés ou réparés. Agbogbloshie au Ghana est la plus grande décharge de DEEE à ciel ouvert. [Un article de France TV Info](https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/societe-africaine/la-decharge-de-dechets-electroniques-dagbogbloshie-veritable-defi-economique-et-environnemental-pour-le-ghana_3863287.html) met en lumière cette réalité.
+
+## Pour approfondir:
+
+- Estimer l’impact GES de votre navigation avec [carbontracker](https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/)
+- [Etre éco-responsable au bureau](https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau.pdf)
+- Pour connaitre plus d’éco-gestes, c'est [ici](https://www.qqf.fr/infographie/69/pollution-numerique-du-clic-au-declic)
+
+## Sources
+
+[^1]: [Pour un numérique soutenable, avril 2022, ARCEP](https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/rapport-pour-un-numerique-soutenable_dec2020.pdf)
+[^2]: [Lean ICT- pour une sobriété numérique, octobre 2018, The Shift Project](https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2018/11/Rapport-final-v8-WEB.pdf)
+[^3]: [Empreinte environnementale du numérique mondial](https://www.greenit.fr/wp-content/uploads/2019/10/2019-10-GREENIT-etude_EENM-rapport-accessible.VF_.pdf)
+[^4]: [Impacts environnementaux du numérique en France](https://www.greenit.fr/wp-content/uploads/2021/02/2021-01-iNum-etude-impacts-numerique-France-rapport-0.8.pdf)
+[^5]: [Evaluation environnementale et économique de l’allongement de la durée d’usage de biens d’équipement électriques et électroniques à l’échelle d’un foyer](https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/125-evaluation-environnementale-et-economique-de-l-allongement-de-la-duree-d-usage-de-biens-d-equipements-electriques-et-electroniques-a-l-echelle-d-un-foyer.html)
diff --git a/data/guide-mode-groupe/guide-services-publics.md b/data/guide-mode-groupe/guide-services-publics.md
index 3e4f1332c..0dd795c16 100644
--- a/data/guide-mode-groupe/guide-services-publics.md
+++ b/data/guide-mode-groupe/guide-services-publics.md
@@ -1,17 +1,53 @@
-# Fiche Services Publics
+# **1,1 tonnes pour les services publics, qu'est ce que c'est ?**
-On a tous en tête cet objectif de 2 tonnes par an et par personne en 2050... mais en voyant le résultat du test, on est souvent déroutés par l'empreinte des services publics, qui représente 1,1 tonnes ! Ce chiffre est calculé à partir des bilans annuels des 16 ministères qui font fonctionner la machine étatique (établissements publics et opérateurs).
+## D'où vient ce chiffre ?
+
+L'empreinte carbone liée aux services publics est fixe, commune à tous les français. Ce chiffre prend en compte le fonctionnement des 16 ministères présentés ci-dessous (établissements publics et les 2,4 millions d'agents publics).

-**Suite à venir !**
+Le principe de calcul est le suivant : pour chaque type de services publics (catégorisé par une nomenclature spécifique) on regarde l’ensemble des achats (en kilo euro) en France ou à l’étranger. Chaque poste d'achat est relié à une branche de l'économie, qui elle-même est associée à un ratio monétaire traduisant son intensité carbone (en tCO2eq/kilo euro). En multipliant l'intensité carbone d'une branche par le flux monétaire d'un service public on obtient l'impact carbone. Le total de l'ensemble des services publics est ensuite ramené à l'individu (en divisant par la taille de la population française) pour donner le chiffre de 1,1 tonnes par français.
+
+Le chiffre d'1,1 tonnes est issu d'une étude du SDES (Service de Données et Etudes Statistiques). L'étude n'est plus disponible (migration du site du ministère de l'environnement), [une référence est néanmoins disponible sur le site](https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/graphiques/article/decomposition-de-l-empreinte-carbone-des-francais-par-grands-postes-de). Par ailleurs, une mise à jour de l'étude de l'empreinte carbone des français est en cours et une décomposition plus précise de ce poste devrait être disponible prochainement ce qui pourra nourrir des réflexions plus poussées sur ce sujet.
+
+## Existe-t-il des leviers d'action ?
+
+L'empreinte des services publics peut paraître très élevée comparée à [l'objectif des 2 tonnes d'ici à 2050 pour respecter les accords de Paris](https://datagir.ademe.fr/blog/budget-empreinte-carbone-c-est-quoi/) et notre échelle, il est facile de se laisser convaincre que nos actions n’ont que peu d’impact. Néanmoins, la transition écologique a besoin de transformation opérant à petite comme à grande échelle. En revanche, nos engagements individuels ne seront pas suffisants pour limiter le changement climatique. Ce n’est donc pas aux citoyens de porter l’ensemble du poids de la transition. Cette dernière doit également avoir lieu à plus grande échelle, notamment au niveau de la collectivité, des entreprises et de la société dans son ensemble ce qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre des services publics notamment !
+
+De nombreuses associations (Réseau Action Climat, ANV COP 21, Alternatiba, GreenPeace, Extention Rebellion, Youth for Climate, et de nombreuses autres…) mènent ce travail de plaidoyer pour la transition et cherchent à alerter la population et les élus sur les risques du changement climatique. Même si cette bataille de l’opinion a permis de faire prendre conscience aux français des risques que représente le changement climatique beaucoup de chemin reste encore à parcourir. Voici des pistes pour passer à l'action et discuter autour du changement à l'échelle collective :
+
+- **Interpellez ses élus afin qu'ils mènent des actions en faveur de la transition écologique.**
+ - Les initiatives au niveau des communes peuvent permettre d'éviter de nombreuses émissions. Par exemple, mettre en place d’un bus à haut niveau de service roulant au biogaz issu de la méthanisation de biodéchets permet d'éviter 1600 tonnes de CO2eq par an, par rapport à un bus classique (soit l’équivalent en émissions de GES de 6 000 000 km roulés en voiture). Par ailleurs, n’hésitez pas aussi à demander à votre maire de s'engager. Des initiatives telle que la [Convention des Maire](https://www.conventiondesmaires.eu/fr/) sont là pour les accompagner dans la transition.
+ - Au niveau de votre territoire, vérifiez un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) a été réalisé. C'est obligatoire ! Vous pouvez jeter à oeil à cette [liste](https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/PCAET%20non%20lance%CC%81s_mars_2020.pdf). Si votre collectivité est en phase de rédaction, n'hésitez pas à vous y intéresser et à donner votre avis.
+- **Sollicitez son entreprise pour qu'elle soit transparente sur son bilan carbone.** La réglementation BEGES qui impose depuis 2010, à certaines collectivités de plus de 50 000 habitants, aux établissements publics de plus de 250 employés et **aux entreprises de plus de 500 employés** de réaliser un bilan des émissions de GES. Et cela n'est pas réservé qu'aux grosses structures et mêmes les entreprises de taille plus modeste comme les PME et les ETI peuvent (et ont intérêt) [réaliser leur Bilan Carbone](https://www.associationbilancarbone.fr/les-solutions/) !
+- **Engagez-vous dans des associations œuvrant à la transition écologique.** Qu'il s'agisse de climat, de biodiversité, de préservation de la ressource en eau, de solidarité climatique Nord/Sud tout le monde à besoin de renfort ! **Sensibilisez autour de vous**, que ce soit par des discussions ou par des actes. Par exemple, choisir de se passer de la voiture pour se rendre au travail (au profit du vélo) implique des changement plus globaux. Discuter avec vos proches ou vos collègues de cette initiative les convaincra d'en faire de même. C'est un signal fort envoyé aux responsables pour mettre en place des Plans de Mobilité en entreprises ou encore pour penser un schéma cyclabe à l'échelle d'une collectivité.
+- **Privilégiez les candidats aux programmes écologiques ambitieux** lors des prochaines échéances électorales.
+
+## Passer à l'action de manière plus concrète
-
+- Je m'instruis et je forme aux enjeux globaux de la transition via un média comme [Bon Pote](https://bonpote.com/) par exemple
+- Je comprends les enjeux systémiques du changement climatique avec la [Fresque du climat](https://fresqueduclimat.org/)
+- J’envisage un monde 1.5°C avec la [Fresque de la renaissance écologique](https://www.renaissanceecologique.fr/)
+- Je comprends les enjeux du changement climatique et de la transition avec les [MOOC Energie Climat](https://www.youtube.com/user/AvenirClimatique/playlists?view=50&sort=dd&shelf_id=5) de l’[Association Bilan Carbone](https://www.associationbilancarbone.fr/) et [Avenir Climatique](https://avenirclimatique.org/)
+- J’essaie de planifier la transition vers un monde 2 °C avec l’atelier « [2 tonnes](https://www.2tonnes.org/) »
+- Je m’intéresse aux enjeux liés aux océans avec la [Fresque Océane](https://fresqueoceane.com/)
+- Je m’intéresse aux enjeux liés au numérique avec la [Fresque du numérique](https://www.fresquedunumerique.org/)
+- Je m’intéresse aux enjeux liés aux ressources naturelles et aux déchets avec la [Fresque de l'économie circulaire](https://www.lafresquedeleconomiecirculaire.com/)
+- Je rejoins des [alternatives concrètes](https://alternatiba.eu/une-nouvelle-plateforme-pour-promouvoir-la-transition/)
+- Je rejoins une [association impliquée près de chez moi](https://reseauactionclimat.org/association/associations-membres/)
+- Je définis un scénario de transition 1.5° pour la France avec [Mission Climat](http://mission-climat.io/)
+- Je joue à des jeux sérieux en lien avec l’environnement [Avenir en commun](https://enjeuxcommuns.fr/)
-
+## Quelques chiffres
-
+[^1]: [Le climat en tête des préoccupations devant le pouvoir d'achat](https://www.ipsos.com/fr-fr/presidentielle-2022/enquete-electorale-vague-7)
+[^2]: [L'écologie une préoccupation désormais majeure pour les français](https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/16/l-ecologie-une-preoccupation-desormais-majeure-pour-les-francais_5510924_823448.html)
+[^3]: [Une reprise économique à tout prix ?](https://www.ipsos.com/fr-fr/58-des-francais-estiment-que-la-reprise-economique-ne-doit-pas-se-faire-tout-prix-en-sacrifiant)
+[^4]: [Pacte pour la Transition](https://www.pacte-transition.org/#welcome)
diff --git a/data/guide-mode-groupe/guide-transport.md b/data/guide-mode-groupe/guide-transport.md
index 046df839f..a5c89eaa0 100644
--- a/data/guide-mode-groupe/guide-transport.md
+++ b/data/guide-mode-groupe/guide-transport.md
@@ -5,7 +5,7 @@
Le secteur du transport est le secteur le plus contributif au changement climatique en France avec 136 Mégatonnes de CO2eq (soit 31 %) des 440 Mégatonnes CO2eq émises au total sur le territoire[^1].
Et ce n’est pas que la faute aux poids lourds… C’est même le contraire car la voiture individuelle y joue une place prépondérante (53 %)[^1].
-
+
## Ma voiture, mon amour ?
@@ -25,19 +25,19 @@ A titre d'exemple, les bouchons représentent, à l’échelle de l’Ile de Fra
Pensez à la marche, au vélo, au covoiturage !
-
+
- **Se passer de sa voiture pour les trajets de -5 km**
Ces trajets « courts » de moins de 5 km représentent près de 10% de la distance totale parcourue en voiture en France chaque année[^4].
-
+
-- **Si vous le pouvez, mettez en place plusieurs jours de travail**
+- **Si vous le pouvez, mettez en place plusieurs jours de télé-travail**
Cela s'avère particulièrement pertinent pour les gens dont les trajets quotidiens domicile-travail se font en autosolisme.
-
+
✈️**2. La deuxième chose à faire est de réduire considérablement l'avion**
@@ -45,9 +45,9 @@ L’inventaire des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de la France fait
En effet, il faut savoir que ces 5 Mt CO2e sont calculées en prenant en compte un périmètre restreint. Seule est pris en compte la quantité de kérosène brûlée pour les vols intérieurs (Outre-mer compris). Pour faire un bilan complet, il faudrait prendre en compte les émissions liées à la production et la distribution du kérosène mais également celles liées aux traînées de condensation.
Si l’on recalculait l’inventaire nationale en prenant en compte l’impact de la moitié des vols internationaux (l’autre moitié étant imputée aux pays de destination) et en considérant l’ensemble des gaz à effet de serre les émissions du secteur aérien pourrait représenter 10 % des émissions de GES françaises[^5]. C’est moins que d’autres secteurs d’émission mais il faut garder en tête que l’accès à ce mode de transport est très inégalitaire.
-A échelle individuelle, prendre l’avion est incompatible avec une faible empreinte carbone. Rappelons que l’objectif est d’atteindre une empreinte de 2 tonnes par personne en 2050 alors qu'un aller-retour Paris/New-York, émettra à lui seul 1.8 tonnes…
+À l'échelle individuelle, prendre l’avion est incompatible avec une faible empreinte carbone. Rappelons que l’objectif est d’atteindre une empreinte de 2 tonnes par personne en 2050 alors qu'un aller-retour Paris/New-York, émettra à lui seul 1.8 tonnes…
-
+
Pour réduire son empreinte carbone, on peut ainsi :
@@ -55,7 +55,7 @@ Pour réduire son empreinte carbone, on peut ainsi :
Un aller-retour Paris-Marseille émet environ 250 kgCO2eq par passager en avion contre seulement 3 kgCO2eq en train !
-- **Arreter de prendre l'avion pour les vacances**
+- **Arrêter de prendre l'avion pour les vacances**
Cela impose très certainement de revoir, à plus large échelle, notre rapport au temps et au voyage mais peut être qu’à l’avenir les « voyages doux » (c’est-à-dire, moins énergivore) deviendront la norme. L’idée d’un voyage à l’autre bout du monde ne disparaitra pas forcément mais s’envisagera très certainement pour une longue expérience et non plus sur 2 semaines.
diff --git a/data/guide-mode-groupe/guide.md b/data/guide-mode-groupe/guide.md
index b9cef75fb..8cc4a00f4 100644
--- a/data/guide-mode-groupe/guide.md
+++ b/data/guide-mode-groupe/guide.md
@@ -6,7 +6,7 @@ Une solution simple est de partager [les simulateurs Datagir](https://datagir.ad
## Mode Conférence VS mode Sondage
-Le mode conférence permet de répondre aux questions des participants en direct ! Vous séchez sur une question ? Pas de panique, c'est le moment de lancer la discussion sur le point qui pose problème entre les participants. Les bulles infos peuvent également être utiles. Attention, certains réseaux d'organisation ne permettent pas à notre technologie de fonctionner (pair-à-pair). Dans ce cas recommandez, aux participants d'utliser la 4G.
+Le mode conférence permet de répondre aux questions des participants en direct ! Vous séchez sur une question ? Pas de panique, c'est le moment de lancer la discussion sur le point qui pose problème entre les participants. Les bulles infos peuvent également être utiles. Attention, certains réseaux d'organisation ne permettent pas à notre technologie de fonctionner (pair-à-pair). Dans ce cas recommandez, aux participants d'utiliser la 4G.
Une fois la simulation terminée l'ensemble des participants verront les résultats (sur leurs ordinateurs ou téléphones) s'ils restent dans la salle de conférence. Vous pouvez aussi projeter les résultats en tant qu'animateur !
@@ -21,7 +21,7 @@ A l'instar du mode conférence, le mode sondage permet de faire le test en group
**_Attention :_**
-Nos Gestes Climat est un outil d'évaluation de l'empreinte carbone individuelle. Le mode sondage ne remplace pas un Bilan d'Emissions de GES. Les données recceuillies ne peuvent pas être exploitées en l'état pour la collecte de données d'activité. Cependant, il permet de récolter des données parfois difficiles à estimer (transport, alimentation) via une simulation ludique, afin de servir cet objectif de collecte d'informations. N'hésitez pas à vous rapprochez vous des équipes de Datagir pour en discuter davantage.
+Nos Gestes Climat est un outil d'évaluation de l'empreinte carbone individuelle. Le mode sondage ne remplace pas un Bilan d'Emissions de GES. Les données recueillies ne peuvent pas être exploitées en l'état pour la collecte de données d'activité. Cependant, il permet de récolter des données parfois difficiles à estimer (transport, alimentation) via une simulation ludique, afin de servir cet objectif de collecte d'informations. N'hésitez pas à vous rapprochez vous des équipes de Datagir pour en discuter davantage.
> **Les avantages du mode sondage :**
>
diff --git a/data/logement/logement.yaml b/data/logement/logement.yaml
index c6a41379b..a4b998c0f 100644
--- a/data/logement/logement.yaml
+++ b/data/logement/logement.yaml
@@ -7,7 +7,7 @@ logement:
Mais ce n'est pas tout : construction, entretien, chauffage de l'eau chaude, électricité, tant de postes qui dépendent avant tout d'un seul paramètre : le nombre de m².
couleur: '#04a4ac'
- icônes: 🏘
+ icônes: 🏠
formule: impact / habitants
logement . impact:
@@ -126,7 +126,7 @@ logement . âge:
un siècle: 100 ans
logement . construction:
- icônes: 🏗️
+ icônes: 🧱
formule:
variations:
- si: âge < 50 ans
diff --git "a/data/num\303\251rique/actions/num\303\251rique.yaml" "b/data/num\303\251rique/actions/num\303\251rique.yaml"
index 610b48922..b0eeab9eb 100644
--- "a/data/num\303\251rique/actions/num\303\251rique.yaml"
+++ "b/data/num\303\251rique/actions/num\303\251rique.yaml"
@@ -5,12 +5,17 @@ numérique . internet . diminuer:
applicable si: internet . durée journalière >= 2
formule: numérique . internet - empreinte réduite
description: |
- Le streaming vidéo contribue aux émissions de GES (d'autant plus quand on utilise la connexion mobile) car il nécessite en réalité une multitude d'infrastructures.
+ Le streaming vidéo contribue aux émissions de GES (d'autant plus quand on utilise la connexion mobile) car il nécessite en réalité une multitude d'infrastructures.
- En limiter sa consommation, ici d'une heure par jour quand on y passe plus de 2h, et privilégier des alternatives comme la lecture permet de réduire son empreinte carbone numérique.
+ En limiter sa consommation, ici d'une heure par jour quand on y passe plus de 2h, et privilégier des alternatives comme la lecture permet de réduire son empreinte carbone numérique.
numérique . internet . empreinte réduite:
formule: empreinte horaire * durée journalière . réduction * 365
numérique . internet . durée journalière . réduction:
formule: 1
description: Nous proposons ici de réduire d'une heure le temps passé à regarder des vidéos en ligne.
unité: heures
+
+numérique . usage responsable:
+ titre: Adopter un usage numérique responsable
+ icônes: 💻️📊
+ inactive: oui
diff --git a/data/services publics/services publics.yaml b/data/services publics/services publics.yaml
index 23f80c45d..8d12453a1 100644
--- a/data/services publics/services publics.yaml
+++ b/data/services publics/services publics.yaml
@@ -1,4 +1,5 @@
services publics:
+ applicable si: question rhétorique
couleur: '#0c2461'
abbréviation: serv. publ.
icônes: 🏛️
@@ -18,19 +19,20 @@ services publics:
Le rapport ci-dessous date de 2019 mais le chiffre de l'empreinte des services publics semble lui remonter à 2014.
+ Les sources énoncées précédemment ne sont plus disponibles. Une seule référence au chiffre des 1,1 tonnes pour les services publics est disponible sur le site [notre-environnement.gouv.fr](https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/graphiques/article/decomposition-de-l-empreinte-carbone-des-francais-par-grands-postes-de).
+ Par ailleurs, une mise à jour de l'étude de l'empreinte carbone des français est en cours et une décomposition plus précise de ce poste devrait être disponible prochainement ce qui pourra nourrir des réflexions plus poussées sur ce sujet.
+
#### Autres sources
Les autres sources disponibles à ce propos sont celles-ci.
- Carbone4
- Une publication de Carbone4 datant de 2010 donnant le chiffre de pour les "Services d'utilité publique".
-
+ [Une publication de MyCO2 par Carbone 4](https://www.myco2.fr/actus/empreinte-carbone-francaise-moyenne-comment-est-elle-calculee) datant de janvier 2022 donne un chiffre de 1,4 tonnes pour les "Dépenses publiques".
- 
+ 
- D'après ces données, on retrouve l'équivalent du chiffre "Services publics" (via le calcul, 72% * 1783 = 1,284 tonnes), utilisé par [MicMac](https://avenirclimatique.org/micmac/index.php), modèle dont est issu NosGestesClimat.
- Dans la version actuelle du simulateur, nous avons donc corrigé cette valeur pour utiliser la source officielle (cf ci-dessus).
+ Ces chiffres ont été obtenus sur la base des données du ministère avec quelques ajustement.
- Ravijen.fr
@@ -40,3 +42,20 @@ services publics:
formule: 1113
unité: kgCO2e
+
+services publics . question rhétorique:
+ titre: Question d'information
+ question: Nous attribuons l'empreinte des services publics (éducation, santé...) à chaque citoyen de façon égale.
+ description: |
+
+ Cette catégorie ne dépend pas de vos réponses, [en savoir plus](/documentation/services-publics).
+
+ par défaut: "'ok'"
+ formule:
+ une possibilité:
+ choix obligatoire: oui
+ possibilités:
+ - ok
+
+services publics . question rhétorique . ok:
+ titre: OK
diff --git a/data/transport/actions/transport.yaml b/data/transport/actions/transport.yaml
index 10b070764..dc5fee753 100644
--- a/data/transport/actions/transport.yaml
+++ b/data/transport/actions/transport.yaml
@@ -29,7 +29,7 @@ transport . arrêter l'avion:
On entend souvent que ramenée au passager, elle est du même ordre que celle d'une voiture. C'est vrai, mais ce n'est qu'une partie de l'histoire.
- Premièrement, l'empreinte de la voiture elle-même est élevée. Comparer l'avion à la voiture, ne rend pas ce premier vertueux.
+ Premièrement, l'empreinte de la voiture elle-même est élevée. Comparer l'avion à la voiture ne rend pas ce premier vertueux.
Deuxièmement, on ne peut comparer la voiture et l'avion simplement parce qu'un trajet en avion est en général bien plus long. Quand il s'agit de choisir la destination des vacances par exemple, un trajet en voiture a donc toutes les chances d'être beaucoup moins polluant. Cela dit, notons aussi que nos kilométrages en voiture sont tels que le match est relancé quand on regarde l'empreinte à l'année.
@@ -380,6 +380,7 @@ transport . super ethanol . recalcul avec surconsommation:
transport . voiture électrique:
titre: Acheter une voiture électrique
icônes: 🔌🚗
+ applicable si: voiture . propriétaire
non applicable si: transport . voiture . motorisation = 'électrique'
formule: transport . voiture . empreinte - transport . voiture électrique . recalcul
description: |
diff --git a/data/transport/transport . voiture.yaml b/data/transport/transport . voiture.yaml
index 4cca24f29..c37d03489 100644
--- a/data/transport/transport . voiture.yaml
+++ b/data/transport/transport . voiture.yaml
@@ -1,6 +1,6 @@
transport . voiture:
formule: oui
- icônes: 🚗
+ icônes: 🚘️
description: |

@@ -15,7 +15,8 @@ transport . voiture:
transport . voiture . empreinte:
titre: voiture
- icônes: 🚗
+ icônes: 🚘️
+
non applicable si: km = 0
formule:
variations:
@@ -231,8 +232,8 @@ transport . voiture . thermique . empreinte au litre:
alors: (3.1 + 3.04) / 2
- si: carburant = 'essence E5 ou E10'
alors: 2.7
- # - si: carburant = 'essence E85'
- # alors: 1.11
+ - si: carburant = 'essence E85'
+ alors: 1.11
unité: kgCO2e/l
transport . voiture . thermique . carburant:
@@ -251,19 +252,31 @@ transport . voiture . thermique . carburant:
possibilités:
- gazole B7 ou B10
- essence E5 ou E10
- # - essence E85 -> On choisi pour le moment de ne pas inclure les biocarburants.
+ - essence E85
note: |
La domination du couple gazole-essence est écrasante, [source](https://www.leprogres.fr/magazine-automobile/2021/03/27/quels-sont-les-carburants-les-plus-utilises-dans-votre-commune).
Par contre, parmi les véhicules neufs, l'essence domine aujourd'hui.
- Au vu des problématiques liées au changement d'affectation des sols et autres impacts environnementaux liés à la culture du maïs par exemple, les **biocarburants** ne sont pas pris en compte (le facteur d'émission de la base carbone étant particulièrement incertain). Voir nos discussions [ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/pull/1324).
+ Le facteur d'émission associé au biocarburant E85 n'est pas représentatif des conséquences environnementales liées à l'utilisation des biocarburants.
+ En effet, au vu des problématiques liées au changement d'affectation des sols et autres impacts environnementaux liés à la culture du maïs par exemple, les **biocarburants** ne sont pas pris en compte
+ (le facteur d'émission de la base carbone étant particulièrement incertain). Voir nos discussions [ici](https://github.com/datagir/nosgestesclimat/pull/1324).
transport . voiture . thermique . carburant . gazole B7 ou B10:
titre: Gazole (B7 ou B10)
transport . voiture . thermique . carburant . essence E5 ou E10:
titre: Essence (E5 ou E10)
transport . voiture . thermique . carburant . essence E85:
+ titre: Essence E85 (biocarburants)
+
+transport . voiture . notif carburant:
+ type: notification
+ formule: thermique . carburant = 'essence E85'
+ description: |
+ Votre véhicule roule au biocarburant : Au-delà de l'empreinte carbone des biocarburants, il faut bien avoir conscience qu'ils ont une empreinte au sol : ce sol pourrait être utilisé pour faire pousser des céréales pour nous nourrir ou servir de refuges de biodiversité.
+ C'est ce qu'on appelle le "changement d'affectation des sols" ici à des fins de production de biocarburants. Malheureusement, l'impact sur le climat de ce changement d'affectation est difficile à quantifier et particulièrement incertain.
+
+ Nous avons fait le choix d'ajouter cette option dans le test mais il faut savoir que ce résultat **n'est pas représentatif des conséquences environnementales probables liées à l'utilisation de biocarburants.**
transport . voiture . empreinte . construction:
formule:
diff --git a/data/transport/transport.yaml b/data/transport/transport.yaml
index ff2842446..46ccb880a 100644
--- a/data/transport/transport.yaml
+++ b/data/transport/transport.yaml
@@ -110,7 +110,7 @@ transport . métro ou tram . impact par heure:
transport . métro ou tram . impact par km:
formule: 0.00329
- unité: kgCO2e/h
+ unité: kgCO2e/km
note: Métro, tramway, trolleybus - 2018 - Agglomération > à 250 000 habitants ; 3.29 gCO2e/km/personne ; Base Carbone consultée le 04/04/2022
transport . métro ou tram . vitesse:
diff --git a/package.json b/package.json
index 9592b9fe4..28a904ca4 100644
--- a/package.json
+++ b/package.json
@@ -1,7 +1,7 @@
{
- "name": "ecolab-data",
- "version": "0.0.7",
- "description": "",
+ "name": "nosgestesclimat",
+ "version": "1.6.0",
+ "description": "Le modèle de calcul d'empreinte climat individuelle de consommation",
"scripts": {
"test": "echo \"Error: no test specified\" && exit 1",
"compile": "node scripts/rulesToJSON.js"
diff --git a/public/images/Impact_GES_bio_conventionel.PNG b/public/images/Impact_GES_bio_conventionel.PNG
new file mode 100644
index 000000000..af63594e4
Binary files /dev/null and b/public/images/Impact_GES_bio_conventionel.PNG differ
diff --git "a/public/images/Impact_GES_production_\303\251lec.PNG" "b/public/images/Impact_GES_production_\303\251lec.PNG"
new file mode 100644
index 000000000..d0281bdf4
Binary files /dev/null and "b/public/images/Impact_GES_production_\303\251lec.PNG" differ
diff --git a/public/images/Impact_GES_repas.PNG b/public/images/Impact_GES_repas.PNG
new file mode 100644
index 000000000..09fbf3955
Binary files /dev/null and b/public/images/Impact_GES_repas.PNG differ
diff --git "a/public/images/Impact_GES_r\303\251seaux_data.PNG" "b/public/images/Impact_GES_r\303\251seaux_data.PNG"
new file mode 100644
index 000000000..951ae5c32
Binary files /dev/null and "b/public/images/Impact_GES_r\303\251seaux_data.PNG" differ
diff --git "a/public/images/screen-que-faire-de-mes-d\303\251chets.png" "b/public/images/screen-que-faire-de-mes-d\303\251chets.png"
new file mode 100644
index 000000000..8580f54e3
Binary files /dev/null and "b/public/images/screen-que-faire-de-mes-d\303\251chets.png" differ